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Vendredi 20 juillet 2012 5 20 /07 /Juil /2012 22:36

330px-Bundesarchiv Bild 183-B10816, Frankreich, Paris, Jude Je me permets un billet d’humeur alors que je viens de découvrir qu’un sondage du CSA réalisé pour l’UEJF révèle : 

- Que 42% des personnes interrogées n’ont jamais entendu parler de la Rafle du Vel d’Hiv !
- Et que la proportion est de 60 % chez les 18 à 24 ans.

 

Que 13 152 personnes (dont 4 115 enfants) aient été arrêtées et conduites vers une mort certaine n’est pas une mince affaire. Que cela se soit passé à Paris il y a relativement peu de temps (70 ans) n’est pas rien. 

 

Il n’est pas irrationnel de craindre qu’un déluge numérique informationnel, telle une tempête de sable, ne masque les fondamentaux du savoir. Les professionnels de l’information ont -il me semble- un devoir de vigilance.

 

 

Source Image : Wikipedia 

 

Par Jerome Bondu - Publié dans : Social
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Mercredi 20 juin 2012 3 20 /06 /Juin /2012 17:21

Paris-revealed.-The-secret-life-of-a-city.jpg J’ai lu le dernier livre de Stephen Clarke "Paris revealed. The secret life of a city". C’est un bel hommage à la capitale française de la part de quelqu’un qu’on ne peut pas soupçonner d’idéaliser la France et les Français. L’auteur de ”One year in the merde”, ”1000 year of annoying the French” s’est déjà montré plus dur à notre endroit dans ces précédents ouvrages. 

 

“Paris revealed” apporte un triple témoignage : 

- D’abord il met en lumière des caractéristiques qui nous semblent naturelles parce que nous vivons "dedans", mais qui ne le sont en réalité pas. Ainsi il nous apprend que les Français font rarement la queue convenablement, … sauf à la boulangerie. Il nous montre aussi comment nous gérons les doublements de file. La manière très stéréotypée avec laquelle nous pouvons renvoyer un doubleur en arrière. (Voir sur le même sujet Sixty millions frechmen can't be wrong). 

- Ensuite, les chapitres de son livre passent par des chemins inattendus et sympathiques, comme sa description de toutes les lignes de métro, un chapitre est consacré à l’eau, un autre au … sexe.

- Enfin, il nous rappelle la chance que nous avons d’avoir une capitale enviée du monde entier. En ces temps troublés, cela ne fait pas de mal. 

 

Jérôme Bondu 



 

Par Jerome Bondu - Publié dans : Social
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Mardi 20 décembre 2011 2 20 /12 /Déc /2011 20:07

Decomposition_force_vent.png Pour faire suite au billet précédent, j’aimerais rajouter l’idée que des forces d’oppositions sont toujours nécessaires pour avancer

 

Deux images pour appuyer mon propos :

La première est celle du voilier. Pour avancer, il faut que le vent souffle dans les voiles. Mais s’il n’y avait que cela, notre voilier n’aurait pas de direction. Il lui manque une force d’opposition, qui est celle qu’exerce l’eau contre la coque du bateau. C’est pour cela que sauf exception (le "vent arrière" des marins) un navire marche toujours légèrement "en crabe", et aussi grâce à cela qu'il peut avancer dans une direction autre que celle du vent.

 

La seconde est celle de l’auto. Pour avancer, il faut que le moteur entraîne les roues. Mais là encore, s’il n’y avait pas de forces d’opposition la voiture n’avancerait pas d’un iota. Les roues tourneraient dans le vide, comme sur du verglas. C’est bien parce que la route s’oppose à cette force et accroche les roues, … que l’auto avance. D’ailleurs, ces frottement arrachent des microparticules de pneus et impliquent de les remplacer régulièrement. "

 

Ainsi le flux d’informations que les veilleurs produisent doit trouver ses rugosités pour faire avancer les idées et les décisions

 

Par Jerome Bondu - Publié dans : Social
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Lundi 19 décembre 2011 1 19 /12 /Déc /2011 14:55

Dans le cadre de mes missions de conseil en organisation de la veille, j'insiste souvent sur l'importance de la structure de l’entreprise et encore plus de sa culture.

 

La culture de l'entreprise est un élément difficile à définir, mais pourtant essentiel. En voici une illustration : Lors d'une discussion récente avec des éditeurs de plateforme de veille, mes interlocuteurs ont mis en évidence les différences d'approche entre la France et les Etats-Unis. Là où les Français voudront une plateforme adaptable, paramétrable, qu'ils pourront modifier, avec une sélection des informations qui sera envoyée aux clients finaux, les Américains voudront une plateforme entièrement pré-paramétrée, et avec un flux envoyée automatiquement sans pré-sélection humaine des articles.

 

Pourquoi cette différence d'approche ? Une réponse est sans doute à trouver dans la "La logique de l'honneur" de Philipe d'Iribarne. Selon le sociologue, un français s'épanouira quand il pourra faire la preuve de son tour de main, de son savoir-faire, de son "petit plus" qui le distingue des autres. Les américains auront beaucoup moins de mal à suivre à la lettre des instructions précises. Leur zone de confort est inversée par rapport à nous : des directives strictes permettront à un Américain de s’épanouir alors que le Français s'y retrouvera au contraire prisonnier, voire humilié.

 

Cette disposition d'esprit apparait aussi dans ce que l'on appelle le "syndrome de l'ingénieur" ou le "not invented here" (qui se passe de traduction). Celui du refus d'un outil, d'une solution ou d'une méthode qui ne soit pas « maison », qui ne permettent pas d’illustrer son savoir-faire.

 

Il n'y a pas à se féliciter ou se plaindre de ce trait culturel. Cela fait du travailleur Français un collaborateur « rétif », mais en même temps inventif. Cela apparaitra positivement ou négativement en fonction du champ magnétique dans lequel il baigne (vous apprécierez la métaphore, je cherche toujours à avoir des idées conductrices :-)

 

Pour en revenir au système de veille, l'acceptation ou le refus d'une dynamique de veille peut être lié à ces traits culturels. D'où l'importance de laisser en France les veilleurs imprimer leur "marque de fabrique", de les laisser pouvoir mettre les mains dans le cambouis du moteur de la plateforme de veille.

Par Jerome Bondu - Publié dans : Social
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Lundi 15 août 2011 1 15 /08 /Août /2011 09:44

stephen_clarke.jpg J’ai lu “One thousand year annoying the French” de Stephen Clarke. Comme le titre le laisse entendre, c’est un livre assez caustique sur les Français. Stephen Clarke revisite l’histoire des relations franco-anglaise sur les 1000 dernières années, depuis Guillaume le Conquérant jusqu’à Nicolas Sarkozy. C’est un livre passionnant dont je recommande la lecture,… à un bémol près.

 

Autant j’avais apprécié le ton de ces précédents ouvrages sur le même thème (« A Year in the merde » ou « Talk to the snail ») dans lesquels Stephen Clarke partait d’anecdotes pour pointer du doigt ce qui fait de la France un pays en même temps adulé et exaspérant. Il me semblait sévère, mais juste.

Autant dans son dernier ouvrage, il part de faits historiques qu’il analyse de manière totalement subjective ; sur la base de deux postulats :

- D’une part, la France aurait perdu pratiquement toutes ses guerres contre l’Angleterre.

- Mais le pire qui nous soit arrivé viendrait souvent de nos propres compatriotes, qui par mésententes, incompétences, jalousies, ou autre sentiments peu louables, auraient toujours réduit les efforts des plus entreprenants.

Si bien sûr ces deux critiques trouvent quelques fondements au cours de notre histoire mouvementée, analyser toute l’histoire franco-anglaise à travers ces deux filtres manque totalement de sens.

 

C’est dommage car le livre est bien documenté et est riche de mille anecdotes instructives.

- Guillaume le conquérant n’était pas « vraiment » Français mais Normand, c’est-à-dire Viking. 

- Lors de la bataille de Fontenoy, si les Français ont lancé le célèbre « Messieurs les Anglais tirez les premiers » ce n’était pas par bravoure, mais par calcul : pour permettre aux troupes françaises de tirer leur salve plus proches des ennemis et donc avec plus de précision. 

- Jeanne d’Arc a été condamnée à mort par un tribunal français. 

- Il rappelle avec une pointe de jubilation que c’est Napoléon qui a mis un point final à la présence Française dans le nouveau monde en vendant la Louisiane. 

- Il commente abondamment la vision que Churchill avait de De Gaulle, qui est loin d’être flatteuse.

- Il explique que toutes les spécialités culinaires que l’on voit comme « françaises » viennent en réalité… de l’étranger. Le croissant a été inventé à Vienne, et (ironie du sort) a été introduit par les troupes Autrichiennes lors de l’occupation qui a suivi la défaite de Waterloo. Le mode de cuisson du steak a été introduit par les anglais lors de la même circonstance. Avant, écrit-il, nous mangions essentiellement du « bouillis » !

- Le champagne doit sa renommée non pas Dom Pérignon, mais aux Anglais qui les premiers ont apprécié ce vin pétillant, et ont trouvé une solution technique pour faire des bouteilles suffisamment solides pour supporter la pression générée par la fermentation en bouteille.

 

 

C’est un livre à lire car il est toujours intéressant de revoir l’histoire de son pays avec un angle de vue différent de celui dans lequel on baigne. Avec du recul, toutefois… 

 

Jérôme Bondu

 

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Par Jerome Bondu - Publié dans : Social
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