Vendredi 1 mai 2009
Je vous recommande chaudement ce superbe article des Echos, écrit par Muriel JASOR (au passage bravo !), et qui met en valeur la culture générale. 

Voici 4 extraits pour vous donner envie de le lire :


 

« Quand les outils et les solutions formatés s'essoufflent, un détour par l'art ou les sciences humaines aide à repenser la complexité du monde et à doper la capacité innovante des entreprises ».

 

« Bien évidemment, dans les milieux d'affaires, priorité reste donnée à la valorisation des savoirs techniques, assortie d'exigences de rentabilité rapide. Mais puisque « les outils ne résolvent pas tout, et qu'il est des situations pour lesquelles il n'existe pas d'outils » (…) La culture générale est alors un élément de décodage, de décryptage, de compréhension et d'analyse ».

 

« Le détour par l'art, en particulier, est de loin le plus apprécié. « Les dirigeants devraient se laisser titiller par l'art contemporain pour voir et repérer ce qui se passe. Car, quelle que soit l'époque, l'art reste le principal émetteur de signaux faibles de l'environnement » »

 

« Si le temps de promouvoir la culture générale au rang de valeur d'entreprise n'est pas encore venu (…) les milieux d'affaires ont néanmoins tout à gagner à réserver un rang honorable à cette valeur nommée « esprit », »

  --> Lire l'Article complet


 

 Crédit Image : Kounelli

Par Jerome Bondu - Publié dans : Gestion des connaissances - Communauté : Veille stratégique
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Samedi 29 novembre 2008

Je vous diffuse cette annonce, car recevoir un stagiaire dans les domaines de la gestion des connaissances, est une opportunité pour les entreprises de tester des idées, des nouvelles organisations, des nouveaux produits …

 

 

L'INTD ouvre sa campagne de stages pour son diplôme professionnel CNAM "ingénierie documentaire" de niveau bac + 5.

 

Ce stage se déroule en deux temps :
- durant le mois de février, le stagiaire effectue l'ensemble des activités de votre unité et s'insère dans l'organisme,
- ensuite, durant les deux mois de juin -juillet (au minimum), il réalise une mission qui servira de base à son mémoire de fin d'études (soutenu en octobre).


Vous pouvez lui confier des missions comme :

- réfléchir à la mise en place d'un intranet documentaire, d'une unité de veille ;

- création ou amélioration de produits ou service d'information;

- analyse de besoins pour développer de nouvelles prestations; cahier des charges pour un outil, comparatif de logiciels, étude de faisabilité, enquête …


Des exemples de mémoires sur consultables sur le site
de l'INTD.

Si vous vous sentez concerné, merci d'adresser DES QUE POSSIBLE votre propositions à 

carole.briend [at] cnam.fr (remplace [at] par @)

Elle vous fera alors parvenir un "descriptif de stage" qui vous aidera à préciser votre demande. Le stage est un complément indispensable à la formation, et nous vous remercions d'avance de pouvoir y participer.

Brigitte Guyot, responsable du diplôme
INTD - CNAM 2 rue conté 75003 - PARIS

 

Par Jerome Bondu - Publié dans : Gestion des connaissances - Communauté : Veille stratégique
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Vendredi 9 novembre 2007

Compte rendu réalisé par Jane Wirth de la réunion de travail du 29 janvier 2002


Quelques exemples bonnes pratiques
1. Déterminer au préalable ce qui est essentiel et/ou stratégique à faire passer comme information en prenant en compte les objectifs, les enjeux et les risques.
2. Décider si l’information peut être divulguée verbalement ou pas (la nécessité réelle/importance de la transmettre par écrit ou pas.
3. Déterminer qui a besoin de recevoir l’information. (Créer un listing des noms/base de données … si nécessaire).
4. Etre précis et structuré dans la préparation de l’information à transmettre. Soyez méthodique, planifier, utiliser un langage simple (pas trop technique!) et surtout restez succinct.
5. Indiquer clairement et à un endroit visible, si c’est de l’info stratégique, info technique, info informelle, info qui demande de l’action etc.
6. Choisir le bon moment (timing) pour transmettre l’information et n’oubliez pas de mettre les infos à jour régulièrement si besoin est.
7. Informer/sensibiliser vos équipes/personnel sur l’importance et les avantages de communiquer/partager l’information (pour meilleure cohésion des équipes, mener tout le monde dans la même direction, meilleurs résultats ….) ; Expliquer le « pourquoi » et « comment » de transmettre l’information ; Si nécessaire, former vos équipes sur la/les procédure(s) à suivre etc.
8. Motiver vos équipes, valoriser le partage des infos.
9. Donnez l’exemple (soyez accessible vous-même).


Quelques exemples de mauvaises pratiques
1. Rétention des informations car peur de perdre contrôle/le pouvoir (n.b.: la manque d’informations au niveau interne démotive souvent le personnel).
2. Transmettre de l’info qui ne sert à rien, qui n’est pas à jour/ pas fiable dans le sens erronée …
3. Manque de précision dans les informations transmises (pas suffisamment détaillées/ concentrées sur l’essentiel).
4. Informations trop compliquées/longues car langage utilisé n'est pas très compréhensible/trop technique …..)
5. Informations mal classées, trop difficile à trouver/consulter (exemple : internet)
6. Informations envoyées trop souvent donc en conséquence rarement lues.

Par Jerome Bondu - Publié dans : Gestion des connaissances
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Vendredi 9 novembre 2007
Compte rendu réalisé par Sylvie Lherbet, Patricia Auroy et Jérôme Bondu de la réunion de travail du 20/02/2002
 
 
Présentation de la réunion
Cette réunion a rassemblé les membres du Club Intelligence Economique et Stratégique et du Club Management et Stratégie de l’AAE IAE de Paris. Jérôme Bondu (responsable du Club IES) et Chantal Perre de Redon (responsable du Club Management et Stratégie) ont animé cette réunion. Environ vingt-cinq personnes étaient présentes :
- d’horizons professionnels variés : petites et grosses structures, sociétés de conseil, industrie, sociétés informatiques, …
- d’horizons culturels variés (cultures anglo-saxonnes et nordiques),
- hommes et femmes étaient représentés à égalité.
 
Cette seconde réunion sur ce thème avait pour but de recueillir :
- des témoignages sur des bonnes pratiques en matière de partage des informations,
- des témoignages sur des échecs, et des réflexions sur les freins au partage des informations.
 
Résumé de la réunion
Nous nous sommes intéressés aux différentes approches culturelles (pays nordiques, anglo-saxons et latins) en matière de management et de partage des informations.
Il a été aussi fait mention de l'importance du phénomène d'appropriation des informations par des collaborateurs d’une même structure. Enfin de nombreux témoignages autant sur des bonnes pratiques que sur des mauvais exemples ont permis de nous faire une idée plus précise de ce que nous pourrions proposer et implémenter au sein de nos structures. Faire un compte rendu d’une réunion de travail, où le seul fil directeur est de recueillir les témoignages des participants est un exercice très difficile. Le texte ci-dessous ne prétend pas être une synthèse. Nous nous contentons de présenter quelques anecdotes significatives extraites du débat et regroupées en grand thèmes
 
Quelques réflexions sur les approches culturelles
Dans les pays du Nord (Danemark, Pays-bas, Allemagne, …) l'information officielle est plus structurée, sa diffusion est programmée et régulière chaque mois en provenance des « management teams » vers les chefs de service et vers les employés. Le but est d'orienter le groupe, de le mettre en perspective, et de tendre vers les objectifs à atteindre. Les bonnes et les mauvaises nouvelles sont également diffusées. Les succès sont fêtés (réjouissances collectives), les échecs sont l'occasion de réorienter le groupe vers ses objectifs.
 
C'est un moyen de développer le leadership quel que soit le niveau hiérarchique. Capitalisation des savoirs-faire, des connaissances et du patrimoine immatériel de l'entreprise : dans ces pays du Nord, il existe des corporate bible qui consignent les process et les connaissances. Et les nouveaux embauchés ont 5 jours pour en prendre connaissance et les lire. Chez Accor, le nouvel embauché a un mois de "familiarisation".
Expérience positive aux USA : dans un laboratoire de R&D de 250 personnes, au sein d'une équipe de 10 personnes, chaque chercheur exposait régulièrement sa problématique à l'ensemble de l’équipe. De ce fait chaque collaborateur pouvait l’aider. Il se voyait toujours aiguillé par rapport à ses demandes « en effet j'ai eu une problématique similaire / j'ai connu tel échec / j'ai lu ceci qui pourrait répondre à ton besoin / je connais un tel qui travaille sur ce sujet et qui pourrait t'aider… » Les métiers des autres divisions de ce laboratoire étaient décrits dans un livre, tenu à jour et à disposition. L'éducation anglo-saxonne favorise le travail en équipe et valorise la réussite collective, l'éducation française valorise l'individualisme et le "chacun pour soi". Les Français sont bons pour gérer les crises, cela tient à leur logique de l'honneur (on pourra se reporter à l'ouvrage "De la logique de l'honneur" de Philippe d'Iribarne).
 
Quelques réflexions sur le rapport aux documents
Les procédures peuvent contenir trop d'informations (d'après une participante dont le métier est d'en rédiger !).
D'où viennent les freins à la lecture des documents pour y trouver l'information ? : Il n’y a pas vraiment de réponse, mais plusieurs participants témoignent qu'ils "rabâchent" au sein de leur entreprise que l'information est « là, écrite »… Ils accompagnent le demandeur d'information dans le geste de la consultation du document. La taxonomie des documents est éminemment individuelle. "Mutualiser" l'information plutôt que de centraliser, le producteur de l'information en reste maître.
Il a été fait mention d’une expérience positive de partage d'information. A l'aide d'une base de données incrémentée contenant des documents de types variés accompagnés d'une note de synthèse en environ 40 mots, avec possibilité de rechercher dans la base sur les mots de la note de synthèse accompagnant chaque document et sur des mots-clés. Mais ceci n'a pu se faire que sous l'impulsion de la direction générale qui insistait pour que les documents produits par chaque service sur une période donnée soient publiés
 
Témoignages de « bonnes » pratiques
L'exemple de Renault Guyancourt : le regroupement géographique des 15 sites de R&D en un seul site a favorisé le partage d'information.
Un bienfait des boîtes à idées : elles permettent à l'opérationnel de la base de pouvoir dialoguer avec la plus haute hiérarchie. Il y a un vrai partage des connaissances quand le "grand patron" est capable d'écouter et de comprendre ce que lui dit l'opérationnel.
La meilleure des campagnes de presse qu’une entreprise puisse faire, est celle qui est faite par ses propres salariés ! L’impact d’une campagne publicitaire classique est restreint, par rapport à l’impact des témoignages du personnel d'une entreprise, dans leur entourage proche, dans leurs propos lors des « dîners en ville » …
Former le personnel pour que chacun prenne conscience de l'utilité du partage d'informations. Nécessité de contrôler et de valider les acquis en formation. Les enjeux de la transmission d'information, les risques pour soi-même et le groupe à la transmettre, les objectifs peuvent dessiner les 3 sommets d'un triangle
 
Dans le rapport sur le "benchmarking des pratiques de l'IE1" on peut lire des exemples de bonnes pratiques en matière de partage des informations (thèse professionnelle de Jérôme Bondu).
Par exemple, pour l'animation d’un réseau de commerciaux :
- L'animateur du réseau allait régulièrement voir les responsables des commerciaux.
- Il remerciait systématiquement les commerciaux pour chaque remontée d’information (quel qu’en soit la qualité).
- Il éditait un journal hebdomadaire faisant la synthèse des remontées d'information, et nommait les commerciaux qui y avaient contribués.
- De plus, quand l’information avait une réelle valeur, ces commerciaux étaient remerciés par des bons d’achat, et des lettres de félicitations leur étaient envoyées, à eux même avec copie au supérieur hiérarchique direct.
 
Autre exemple de bonne pratique en matière de partage des informations : Une entreprise possède une équipe de veille réduite (3 ou 4 personnes). La force du système de veille réside dans le fait que chaque veilleur travaille à 25% de son temps sur des projets, au sein duquel il constitue une équipe (avec le chef de projet, le responsable marketing du projet, le responsable brevet du projet … ). La circulation des informations au sein de cette équipe veille est optimale. Chaque membre de l’équipe agit comme un catalyseur d’informations, remontant et descendant l’info au sein de l’équipe. L'effort de veille est ainsi démultiplié au sein de l’entreprise.
 
Il est impératif de connaître l'organigramme informel de communication de l'entreprise. Ces circuits de communication ne passent pas par la hiérarchie, mais par les réseaux de connivences (par exemple, les anciens élèves d’une même école), les réseaux de compétences (experts), … ou tout simplement les gens « extravertis », qui vont communiquer autour de la machine à café, de la photocopieuse… L'appropriation est un passage obligé.
 
Un des membres disait avoir constaté, au travers de ses actions menées en région ou en entreprise que ce soit dans le cadre d'une démarche de marketing territorial ou d'intelligence économique, « qu’il faut que les gens s'approprient le contenu ou la démarche. » Tant que les personnes ne se sont pas appropriés le contenu, il n’y a pas de réelle dynamique. C'est un peu frustrant pour l'animateur, car à un moment donné, alors que la démarche émane de lui, il est en quelque sorte dépossédé, puisque d'autres deviennent porteurs de ce projet. Mais c'est aussi la garantie du succès.
Une méthode pour optimiser l’appropriation, est de faire en sorte que chacun soit responsable d'une partie du projet. Le porteur du projet global devenant ainsi le chef d'orchestre, l'animateur, le garant des objectifs, du respect du plan d'actions... Réussir l'animation et l'orchestration de projets sont des facteurs primordiaux, ce qui suppose un investissement en temps considérable de la part du porteur du projet global.
 
Témoignages de « mauvaises » pratiques
Expérience négative de gaspillage en honoraires de consultant parce que l'on n'avait pas voulu se déconsidérer aux yeux du client en faisant appel à une expertise interne, mais d'un autre service.
 
Une anecdote a été racontée sur le manque élémentaire de précaution lors d’un partage d’information : Un des membres nous raconte avoir entendu dans son intégralité le plan stratégique du concurrent d'un de ses clients ! Ce débriefing suite à une réunion importante, se faisait entre deux opérationnels et se passait dans un aéroport. Ils partageaient effectivement l'information… mais dans quelles conditions !
 
Pour un industriel, ne pas être en mesure d'indiquer à un client qui appelle, le prix d'un produit qu'il vend (2 heures passées au téléphone pour obtenir l'information du service marketing qui ne comprend pas pourquoi le service chargé de répondre à la clientèle veut obtenir cette information).
 
Quelques réflexions complémentaires
Le partage des connaissances suppose une culture commune, il a 2 volets : technique et comportemental. En matière de partage d'information, il faut appréhender le domaine géographique et le domaine technologique et favoriser la transversalité.
Controverse sur comment récompenser le partage d'information, incentive ou les dangers de recueillir une information biaisée. L'intérêt à partager de l'information n'est pas toujours personnel mais il peut être général. On confond mémoire et capitalisation. Dans le secteur public, le décideur a du mal à distinguer une information et un ordre. Dans la méthode de pesée des postes de Hay : il y a un item « contribution aux résultats de l'entreprise ».
 
Par Jerome Bondu - Publié dans : Gestion des connaissances
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Vendredi 9 novembre 2007

  bretelle.jpg

Réunion de travail organisée le 11 décembre 2001 par le Club Intelligence Economique de l’AAE IAE de Paris, et animé par Danièle Bretelles-Desmazières.

Compte rendu rédigé par Jérôme Bondu, Président du Club IES.
 
Présentation de l’intervenante (en 2001)
Mme Danièle Bretelles-Desmazière est Maître de conférence, et responsable d’une formation en Intelligence Economique au Conservatoire National des Arts et Métiers - CNAM.
  
Résumé de la réunion
La présentation de Mme Bretelle -Desmazières a d’abord mis en valeur, les modifications fondamentales du rôle et de la place de « l’information » apparues ces trente dernières années. Ces modifications ayant bien sûr des répercussions sur l’individu et l’entreprise.
Pour les entreprises une information bien maîtrisée est rapidement apparue comme un « facteur clé de développement » !
  
Face s’adapter à cette nouvelle done, l’entreprise a du s’adapter
- C’est à dire, maîtriser la chaîne de valeur qui part des "données" pour aboutir à une "action concrète".
- L’entreprise doit produire et générer des informations.
- Elle doit accorder des moyens au management des savoirs.
- Un système d’Intelligence Economique est une des formes possibles de gestion des savoirs et des informations.
 
Mais cette mécanique ne fonctionne pas sans « moteur ». Dans le système de gestion des informations, il faut une réelle volonté de partage des informations. Cela demande, insiste notre intervenante, des capacités individuelles indispensables. D’abord dans l’analyse de ses propres besoins en information ; Puis dans l’exploitation, dans la protection, et enfin dans la communication à ses collègues des informations.
  
Eléments du débat
Le débat qui a suivi a fait apparaître un consensus sur l’importance, au sein d’un groupe de personnes voulant échanger des informations (que ce soit un service, un département, une entreprise…) :
- du besoin de reconnaissance entre individus de ce groupe. Une personne qui donne une information attend un retour, d’une manière ou d’un autre,
- du besoin de réciprocité,
- de la confiance qui doit régner entre ces personnes. Car le partage des informations, ne se décrète pas et est le produit de la motivation et de la dynamique du groupe. Cela dépend de la culture et de la mentalité de l’entreprise, et plus largement du climat social et de la culture du pays dont il est question. 
 
Par Jerome Bondu - Publié dans : Gestion des connaissances
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