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En matière d'influence, le classement de Shanghaï est un cas d'école. La notoriété acquise par ce classement rapporté à son coût de mise en place en fait un très bon exemple en matière d'intelligence économique.
On peut lire dans Le Figaro qui a fait un bon papier sur le
sujet :
"L'équipe qui concocte ce palmarès à l'impact retentissant n'a pourtant rien d'impressionnant. Ils ne sont que trois à se relayer pour mettre à jour leurs critères dans un modeste bureau de
l'université Jiao Tong, au sein du département de recherche en éducation. «Moins d'un emploi à temps plein suffit», explique au Figaro le professeur Nian Cai Liu, l'initiateur de l'index, même
s'il a eu besoin «de beaucoup plus de monde lors de son élaboration entre 1999 et 2003»"
Quant à la raison du mauvais classement des universités françaises, il est expliqué plus loin :
"Même Yin Jie, le vice-président de l'université Jiao Tong reconnaît que son classement n'est vraiment utile «que si l'on veut comparer les universités américaines, britanniques, chinoises et
japonaises. Il ne rend pas justice aux universités françaises ou allemandes dont le système diffère complètement», estime-t-il. Ce classement a néanmoins eu une vertu, selon Geneviève
Filliatreau, «il a mis en évidence que nos universités françaises étaient sous-dotées et que notre système était très particulier»."
"Plus les universités publient, plus elles sont avantagées. La France est à cet égard handicapée, puisque son enseignement est dispersé entre 85 universités et une foultitude de «grandes écoles», petites par la taille. Enfin, une partie de la recherche ne se passe pas à l'université mais dans des organismes comme le CNRS. Tout un pan des publications échappe donc aux classements."
Ce classement a contribué à mettre en valeur les nouvelles règles du jeu. Reste à savoir si l'on est assez fort pour les modifier en notre faveur. Ou s'il faut tout simplement s'y adapter.
Au début du siècle, la France rayonnait par son enseignement, et les écoles françaises étaient parmi les plus
réputées. On peut mesurer le terrain perdu. Mais comme tous les grands sportifs, comme tous les grands stratèges l'ont affirmé, la véritable défaite commence dans la tête... Tout comme la
victoire, d'ailleurs.
Est-ce que notre ministre de l’éducation nationale sait jouer au GO ? (voir le billet d'hier)
Jérôme Bondu
Source : Le Figaro - Universités : les secrets du classement de
Shanghaï