Mercredi 18 juillet 2007 3 18 /07 /Juil /2007 21:55

Le pouvoir de la presse !

Je reprends ici un message que j'ai posté le 6 juillet dans le blog du Club des Vigilants http://www.clubdesvigilants.com .

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Depuis l’élection de Nicolas Sarkozy, les interrogations sur les relations entre « le pouvoir » et « les médias » vont bon train. La proximité supposée et ces implications sont difficiles à mesurer. Par contre, un exemple récent prouve - encore une fois - l’influence énorme des « médias » sur « l’opinion ». Et donc des enjeux de maitrise des médias.
 
 
Lors de l’élection présidentielle, la société Lexis Nexis a mesuré la visibilité des candidats dans la presse la semaine qui précédait le scrutin du 22 avril. Il en ressort un chiffre stupéfiant : le coefficient de corrélation entre le pourcentage de visibilité dans la presse et le pourcentage de vote est de 0,99 !

Voyez plutôt (chiffres en %) :

Pour M. Le Pen, score au premier tour 10,44 / visibilité dans la presse 10,74 M. Bayrou, score 18,57 / visibilité dans la presse 18,86 Mme Royal, score 25,87 / visibilité dans la presse 21,29 M. Sarkozy, score 31,18 / visibilité dans la presse 29,24

Et il en va de même pour tous les candidats. Nous sommes au delà de la simple coïncidence.
De quoi laisser songeur … et incliner à la vigilance.

Par Jerome Bondu - Publié dans : Social
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Commentaires

Bonjour Jérôme,

Tu as raison, les médias ont une influence sur l'opinion, mais peut-être plus sur ce à quoi elle doit faire attention à un moment donné que sur le contenu même de ce qu'elle doit penser. En gros, les médias ne disent pas quoi penser, mais plutôt à quoi penser et quand... enfin, c'est la théorie de l'agenda setting développée par McCombs et ses acolytes.

Bravo pour ton blog, il repart à un rythme effrené !
Commentaire n°1 posté par Nicolas le 19/07/2007 à 23h59

Bonjour Nicolas,

 

 

Lors de mon DEA d'histoire, mené sur le thème "Gulf War and Media Coverage" (QMW - University of London - 1996) j'avais bien étudié les relations entre les médias, le public et le gouvernement américain durant la première guerre du Golf (1990-91).

 

 

Alors que j'étais parti avec l'idée préconçue que le gouvernement avait manipulé les médias pour modifier l'état d'esprit du public, je me suis rapidement rendu compte que la réalité était plus complexe.

 

 

Nos sommes dans un jeu de "je te tiens, tu me tiens par la barbichette". Chaque acteurs (public / médias / gouvernants) ont des outils de pression vis à vis des autres, mais aussi des faiblesses. Pour faire un résumé simpliste :
-  Les médias tiennent l'agenda (comme tu le soulignes fort à propos). Mais doivent aussi "vendre" et sont donc à la merci d'une désaffection du public.
- Les gouvernants orientent, mais doivent aussi se faire élirent, et sont donc à la merci d'une campagne négative et d'une défiance des électeurs.
- Le public est tributaire des informations que les médias et les gouvernants veulent bien lui transmettre, mais il a aussi un libre arbitre protégé par une multitude d’éléments.

La corrélation hallucinante (n'ayons pas peur des mots) de la dernière élection présidentielle, est certes révélatrice d'une influence, mais il ne faut pas en exagérer la portée.

 

Réponse de Jerome Bondu le 20/07/2007 à 15h43

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