Vendredi 4 avril 2008 5 04 /04 /Avr /2008 15:41

Dans le cadre de la réflexion sur la place de la France dans la mondialisation, j’ai été intéressé par l’article d’Alain Barluet, correspondant diplomatique au service Etranger du Figaro.

 

« A quoi sert un ambassadeur ? » se demande-t-il (effrontément) ? La question peut se poser, … et se pose, pour preuve le malaise qui règne dans la profession.

 

Article-faisant, le journaliste s’arrête sur  d’autres questions, tout aussi irrévérencieuses. Comment sont-ils nommés ? Et les réponses sont franches : « Nommés en Conseil des ministres, les ambassadeurs n'échappent, pour leur recrutement, ni à la sélection endogamique ni aux étiquettes politiques. »

 

Alors que je suivais des cours d’intelligence économique (cela remonte à près d’une décennie) un intervenant, pour illustrer les barrières culturelles françaises, avait pris l’exemple suivant : en France le ministère des affaires étrangères est « occupé » par ce qu’il reste d’aristocratie. A l’étranger, un ambassadeur peut être un chef d’entreprise qui désire -pour un temps- servir son pays, tout en développant son business avec la région dans laquelle il est affecté. Personne n’y voit aucun mal. Et d’ailleurs, un ambassadeur peut lui-aussi se reconvertir dans les affaires, en apportant son expérience internationale.

 

Jérôme Bondu

 

Source :

Le Figaro : "Ambassadeur, un métier qui doit se moderniser"

 

 

Par Jerome Bondu - Publié dans : Intelligence Economique
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