Jeudi 6 mars 2008
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Je fais
suite à mon billet du 4 mars intitulé « L'humanité ne mange que des plantes malades ».
Eric Le Boucher, dans un article du Monde du 3 mars, m’en donne l’occasion en revenant sur le sujet avec un article qui synthétise bien le problème « Le nouvel avenir de
l'agriculture ».
On y lit : « Il faut une nouvelle révolution, une révolution "double", disent les experts, à la fois écologique et
hyper-technologique. "C'est par la recherche et l'inventivité des agriculteurs que le monde aura la capacité de nourrir le monde", dit Marion Guillou, PDG de l'INRA.
L'agriculteur a dû se transformer en chef d'entreprise, voire en comptable, pour calculer le montant des aides communautaires, il va devoir devenir ingénieur
biologiste.
Accélérer les processus biologiques des plantes en respectant les ressources : voilà l'idée. Les OGM ne sont qu'une petite partie d'un immense champ de recherche tous azimuts. Et, comme le
souligne Michel Griffon (Nourrir la planète, Odile Jacob, 2006), ce modèle devra s'appliquer plus encore au Sud qu'au Nord, à ces 2,5 milliards de paysans qui peinent à se
nourrir eux-mêmes en cultivant la terre avec des techniques qui la dégradent. »
Au fond, entre ceux qui tirent la sonnet d’alarme (voir la positions des Bourguignon) et de l’INRA, on ne peut faire de choix. Nous sommes dans une
situation où l’on sent bien qu’il n’y aura que des perdants (et pas de vainqueurs). Notre marge de manœuvre consiste à deviner quelles décisions seront les « moins » pénalisantes, et
pour qui …
Jérôme Bondu
Par Jerome Bondu
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Publié dans : Ecologie
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