Jeudi 29 novembre 2007
4
29
/11
/Nov
/2007
09:56
Il fallait s’en douter. Un cas d’usurpation d’identité sur Facebook est relayé par la Radio Canada.
Les faits :
- Adam Morrison, étudiant, a créé son profil sur le site Facebook. Mais sa photographie et son identité ont été utilisés par un « faussaire » pour créer un second
« faux compte » au nom … d’Adam Morrison.
- Le vrai Morrison s’est rendu compte de la supercherie quand quatre policiers se sont présentés chez lui pour lui demander pourquoi il avait écrit sur Facebook qu'il voulait tuer
un grand nombre de personnes, comme lors de la tuerie de l'école de Columbine !!
- L’affaire est rentrée dans l’ordre, du moins pour le pauvre étudiant, après que la police ait effectuée des vérifications sur son ordinateur.
L’article conclue : « Les policiers précisent qu'ils ont poursuivi leur enquête auprès des administrateurs de Facebook, mais sans succès. Selon le chef adjoint de la
police de Charlottetown, Richard Collins, il sera difficile de trouver le coupable de ce vol d'identité. »
Trois niveaux d’analyse :
- Premier point : la police surveille Facebook ! Mais l’internet offre un certaine forme d’impunité.
- Second point, n’importe qui ayant déjà créé un profil sur Facebook (ou tout autre réseau social) s’est déjà rendu compte de la facilité de la procédure, et de la facilité qu’il y
aurait à usurper le profil de quelqu’un.
L’impossibilité de contrôle est un des problèmes majeurs de ces outils. Cela va, soit freiner les adhésions, soit au contraire pousser une majorité à s’inscrire pour « occuper
le terrain » et minimiser la survenance de la mésaventure citée plus haut. En effet, plus un profil créé est en lien avec de nombreux contacts, plus la tâche du faussaire sera ardue pour
crédibiliser un « faux double ». Le profil d’Adam Morrison devrait être une proie facile, car tout juste créé, il avait sans doute peu de liens, et certainement aucune
visibilité.
- Dernier élément : On peut s’attendre à voir apparaitre sur ces réseaux sociaux une forme de « violence sociale ». Les cas de figure peuvent être multiples. Avec
certaines fonctionnalités de Facebook, il est facile de dénigrer quelqu’un d’autre. On peut imaginer le cas d’un élève qui serait chassé de tous les « groupes virtuels » de copains de
son école, qui aurait son mur (fonctionnalité de Facebook) rempli de tags pas très sympa. On peut imaginer des cas de dépression pour cause « d’ostracisme virtuel ».
Pour information, Adam Morrison a décidé d'annuler son véritable compte sur Facebook !
Jérôme Bondu