Mercredi 28 novembre 2007 3 28 /11 /Nov /2007 16:09
Les journaux ont fait leurs gros titres de la moisson de contrats que la France a obtenu en Chine. Je ne vais pas revenir sur les aspects financiers, dont on ne peut que se féliciter. Par contre, je vais apporter une pierre à la réflexion sur l’éthique du business. Et ceci, par des chemins de traverse …
 
Le Rotary International - District 1660  a décerné lundi 26 novembre le 13ème prix du livre d’Entreprise, en partenariat avec Reporters sans frontières.
 
Le prix a été remis par Maurice Huneman, gouverneur, à Bernard Brunhes, président de France Initiative , association d’aide à la création d’entreprise. Lors de son discours, M. Brunhes a rappelé qu’entreprise et éthique sont pas deux concepts éloignés. Parmi les quelques exemples qu’il a cité, il a rappelé que les prêts d’honneurs que France Initiative accorde aux créateurs sont remboursés à 96% pourcents (même par les chefs d’entreprise qui sont « juste » financièrement). Il a témoigné aussi de la solidarité des chefs d’entreprises qui ont à cœur d’aider les jeunes créateurs dans leurs démarches.
 
Il a rappelé avec humour le proverbe chinois « un arbre qui tombe fait toujours plus de bruit qu’une forêt qui pousse ». Symbole selon lui du bruit médiatique qui entoure une entreprise qui licencie, et qui masque la progression lente et silencieuse de milliers de PME qui embauchent.
 
Ce proverbe chinois a permis à Robert Ménard, secrétaire général de Reporters sans frontières, une transition adroite.
 
On peut, dit-il, conjuguer le monde de l’entreprise et le monde de la morale, comme celle portée par France Initiative ou celle mise en exergue par le Rotary. Nous y voila.
Développer les affaires avec l’Empire du Milieu ne doit pas impliquer automatiquement de fermer les yeux sur le problème des droits de l’Homme. Il a rappelé qu’Angela Merkel, la chancelière allemande, a des mots beaucoup plus durs vis-à-vis de la Chine que la France, et que cela n’empêche pas les entreprises d’Outre-Rhin de faire beaucoup plus d’affaires avec le géant d’Asie.
 
Il a aussi rappelé qu’en France, on vivait dans un pays de liberté et de confort, et qu’il ne fallait pas oublier que c’est un immense privilège !
 
Jérôme Bondu
Par Jerome Bondu - Publié dans : Géopolitique
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Commentaires

J'écoutais l'autre Jean-Luc Domenach à Sciences-Po qui expliquait avec beaucoup d'humour qu'Angela Merkel pouvait se permettre d'être ferme avec la Chine car les produits allemands jouissaient d'une excellente réputation de fiabilité.
Concernant la France, le sujet de dissertation tarte-à-la-crème serait, d'après quelque chose comme: "Comment la France parvient-elle à se maintenir dans les grandes puissances économiques en étant aussi peu sérieuse?"

Par ailleurs, il ajoutait qu'Angela Merkell avait raison de faire remarquer que les Chinois nous mépriseraient si nous cédions sur nos valeurs.
Commentaire n°1 posté par VS le 05/12/2007 à 09h20
Ethique et entreprise entretiennent des relations étroites, l'une ne va pas sans l'autre. En effet, toute action d'une entreprise qui a des conséquences sur un groupe d'individus ou son environement engendre automatiquement des considérations éthiques. Il est ainsi impossible de séparer les deux concepts. Je conseille à ce propos le site: www.nicomak.org
Commentaire n°2 posté par Florence le 10/06/2009 à 14h01

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