Gestion des risques

Lundi 24 septembre 2007 1 24 /09 /Sep /2007 09:35
Si vous vous interrogez sur la sécurité de votre entreprise, n’hésitez à lire l’article publié dans Data News * le 14 septembre 2007. Il casse pas mal d’idées reçues et de stéréotypes.
 
« L'informaticien, roi des fouineurs. Et il ne s'agit pas là d'une accusation en l'air : 1 informaticien sur 3 admet s'intéresser à des informations professionnelles confidentielles ou personnelles (…)
 
Le spécialiste de la sécurité Cyber-Ark Software a interrogé 200 employés, pour l'essentiel des informaticiens, sur la fiabilité des équipes dans une organisation. Les plus fiables semblent être les intérimaires, le personnel d'entretien, les vendeurs et le personnel de surveillance. Mauvaise nouvelle en revanche pour le conseil d'administration et les responsables PR et marketing: ils se retrouvent en bas de la liste. Les grands scandales juridiques et financiers des dernières années (HP, CA, Dell et consorts) n'auront certainement pas contribué à améliorer l'image des administrateurs. Les départements qui jouissent de la plus grande confiance sont le juridique, le secrétariat de direction et l'IT.
 
Les personnes interrogées devaient estimer elles-mêmes leur niveau de 'fiabilité'. Or une personne sur 3 concède fouiner dans les affaires d'autrui. Et les informaticiens auraient tendance à consulter les données privées, la fiche de salaire, les courriels privés et les dossiers du personnel.
Une autre enquête, menée par la Carnegie Mellon University américaine, tente d'expliquer ce phénomène. Elle conclut en effet que ce ne sont souvent pas les groupes les plus stéréotypés, comme le personnel de nettoyage ou les intérimaires, qui mettent en danger la sécurité des données de l'entreprise, mais que les risques majeurs viennent de l'intérieur. Et qui est mieux placé que l'informaticien? »
 
Voila un message bien iconoclaste.
Il est en effet facile de stigmatiser « groupes les plus stéréotypés » (comme le dit avec pudeur l’article). Il est plus difficile de remettre en cause son organisation. Et ce qui est valable à l’échelle d’une société, l’est aussi à l’échelle de la LA Société.
 
Jérôme Bondu
 
Source :
Via une info de http://www.secuser.com/
Par Jerome Bondu - Publié dans : Gestion des risques
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 21 septembre 2007 5 21 /09 /Sep /2007 09:10


Les américains n’en finissent pas de nous étonner !
« Intelligence On Line » n°553 * révèle que le renseignement américain veut intégrer le web 2.0. à ses outils de travail, et se tourne vers des entreprises privées pour monter leur système :

On peut lire « Le Director of National Intelligence (DNI) a présenté ses derniers outils de partage et de collaboration en ligne ( A-Space , Intellipedia , Library of National Intelligence ,(…)) devant une assemblée de représentants du secteur privé, lors de la conférence Analytic Transformation qui s'est tenue du 4 au 6 septembre à Chicago. Pour l'occasion, le DNI avait même convié les dirigeants des plateformes de social networking MySpace et FaceBook , dont A-Space s'inspire directement. »

Des sociétés privées planchent sur les améliorations ces outils, notamment A-Space qui est un outil de « mise en relation de compétences ».
« Une première version d'A-Space doit être mise en service en décembre. D'ici fin 2008, cette plateforme devrait permettre à l'ensemble des analystes de la communauté du renseignement d'accéder, via un portail unique, à des outils de collaboration (messagerie instantanée, recherche et mise en relation d'experts), ainsi qu'à l'encyclopédie participative Intellipedia et aux bases de données de la future Library of National Intelligence. »


Cette information suscite deux réflexions :

- Peut-on imaginer cela en France ? Plutôt non !

- Peut-on imaginer que c’est de l’intox ? Plutôt oui ! Les récentes attaques subies par des services gouvernementaux** devraient plutôt inciter à la prudence, en terme de sécurité des informations. Ce type de solutions, surtout s’il y a une publicité autour, pourrait être un bel appât pour des pirates chevronnés. Et pourquoi pas, être conçu comme tel ?

Jérôme Bondu
http://jerome-bondu.over-blog.com/

* Source : Intelligence On Line n°553 – du 6 au 19 septembre 2007 www.intelligenceonline.fr
** Les attaques ont porté notamment sur l’un des réseaux du Pentagone, utilisé par le secrétaire à la Défense Robert Gates.

Par Jerome Bondu - Publié dans : Gestion des risques
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 17 septembre 2007 1 17 /09 /Sep /2007 12:35

Le quotidien belge Le Soir, publiait le samedi 08 septembre 2007 "La France victime de cyber-attaques".

Je suis personnellement soulagé. Dans un post du 5 septembre, je m’inquiétais sur le fait que d’autres grandes puissances occidentales (dont les EU) aient fait l’objet d’attaques, … et pas la France ! 
http://jerome-bondu.over-blog.com/article-12191291.html

N’ayant pas l’impudence de penser que nous ayons de meilleures protections que nos amis américains, cela était dans tous les cas une mauvaise nouvelles pour nous :
- soit que l’Etat ait subi des attaques, et ait choisi de le taire (rétention),
- soit que l’Etat n’ait pas été attaqué, et que cela signifie que nous ne représentions plus de menaces (perte d’influence).
Dans les deux cas, la nouvelle était mauvaise.

Ouf ! Francis Delon, secrétaire général de la défense nationale (SGDN) a annoncé « Nous avons des indications selon lesquelles nos systèmes d’information ont été l’objet d’attaques, comme ceux d’autres pays. (…) Nous avons la preuve qu’il y a un passage par la Chine. Mais je suis prudent. Quand je dis Chine, cela ne veut pas dire gouvernement chinois. Nous n’avons pas non plus d’indication qu’il s’agit de l’Armée populaire chinoise. (…) Nous sommes en train de regarder les choses ».

Ces attaques sont à mettre en relation avec celles signalées aux Etats-Unis et en Allemagne, a ajouté le patron du SGDN. Et pour que les choses soient bien clair, il a ajouté « Nous n’avons pas été épargnés par ce type d’attaques ». Je n’étais visiblement pas le seul inquiet ;-)

Si la France est sortie du bois, avec un temps de retard, c’est certainement parce qu’elle a du s’aligner en terme de communication sur ses alliés. C’est un des effets de l’interconnexion des médias. La communication comme le reste est mondialisée, et le manque de coordination, d’autant plus visible.

Mais maintenant, il va falloir passer aux choses sérieuses, la détection de l’origine de ces attaques. Et on pourrait imaginer, que là aussi, une interconnexion soit bénéfique. Si les différents services impactés travaillent ensemble, cela ira certainement plus vite.

Espérons que la recherche des coupables soit mieux coordonnée entre les différents pays victimes, … que l’annonce des attaques !!!

Jérôme Bondu

Source : http://www.lesoir.be/la_vie_du_net/actunet/la-france-victime-de-cyber-2007-09-08-548434.shtml (d’après l’AFP)

Par Jerome Bondu - Publié dans : Gestion des risques
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 11 septembre 2007 2 11 /09 /Sep /2007 16:37

Il n’y a pas que les banques, ou les très grandes entreprises qui peuvent être la cible d’actions frauduleuses, et impliquées dans des actions de blanchiment. Le mouvement va vers une augmentation des volumes d’argent sale, et une complexification des réseaux de blanchiment.

Le Club IES organise le mardi 25 septembre 2007 à 19H15, une conférence sur le sujet. François Werner présentera les enjeux du combat contre le blanchiment et le rôle de TRACFIN (Traitement du Renseignement et Action contre les Circuits FINanciers clandestins) qui constitue à la fois une centrale de renseignements financiers et une unité spécialisée de lutte contre le blanchiment.

Cette conférence est organisée par le Club Intelligence Economique et Stratégique de l’AAE IAE de Paris, en partenariat avec LexisNexis et le Club IE de l’AA ESIEE.

François Werner est directeur de Tracfin. 
- Il est ancien élève de l’ENA et de l’IEP Paris, Inspecteur des finances.
- Il a occupé diverses fonctions, notamment comme conseiller technique au cabinet de Nicolas Sarkozy (alors ministre du Budget), et secrétaire général adjoint de la mission interministérielle pour les Droits de l'Homme.
- Il a des fonctions locales, en tant qu’adjoint au maire de Nancy, et vice-président de la Communauté urbaine du Grand Nancy. Il est auteur d’articles sur les finances locales, dans la revue Economica (1990, 1993 et 1997).

N'hésitez pas à vous inscrire (lien ci-dessous),

Jérôme Bondu

--------------------------------------------------


Voici les informations utiles pour assister à cette conférence :

DÉROULEMENT DE LA SOIRÉE
19h15 - 19h30 : Accueil des participants
19h30 - 20h30 : Présentation
20h30 - 21h00 : Débat avec la salle
21h00 - 21h30 : Cocktail dînatoire

LIEU
Amphithéâtre de l’IAE de Paris - 21 rue Broca Paris 5ème
M° Censier Daubenton (ligne 7) - Plan d’accès :
http://www.iae-paris.org/gene/main.php?base=2/5

INSCRIPTION OBLIGATOIRE
Inscription en ligne
http://www.iae-paris.org/gene/main.php?base_ref=agenda
Tarif unique 6 euros. Paiement en ligne ou par chèque. La conférence sera suivie d’un cocktail dînatoire. 

Par Jerome Bondu - Publié dans : Gestion des risques
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 5 septembre 2007 3 05 /09 /Sep /2007 13:54

Le Monde publie cette information surprenante : "Les militaires chinois auraient piraté le systeme informatique du Pentagone"

Extrait :
«Après l'hebdomadaire allemand Der Spiegel, qui annonçait la semaine dernière le piratage informatique de plusieurs ministères allemands par Pékin, c'est au tour du quotidien britannique Financial Times de relever, mardi 4 septembre, un cas de cyberdélinquance impliquant l'armée chinoise, qui aurait été perpétré en juin contre le système informatique du Pentagone, notamment contre le système utilisé par le cabinet de Robert Gates, secrétaire à la défense. Si les autorités militaires américaines se refusent à préciser l'origine des cyberpirates, plusieurs responsables ont indiqué au journal être certains de l'implication de l'Armée populaire de libération (APL), l'armée chinoise. Une performance qui aurait pris plusieurs mois aux informaticiens chinois, selon le FT.»...

Cela m'évoque quelques questions :
- Est-ce que la France a subi ces intrusions ?
- Si oui, pourquoi l'avoir caché, alor ces deux autres grandes démocraties en ont fait état ?
- Si non, est-ce que cela veut dire qu'une intrusion n'aurait pas d'intérêt ?


Source : http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3222,36-950939@51-950951,0.html

Par Jerome Bondu - Publié dans : Gestion des risques
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Sondage sur les réseaux

Participez au sondage sur la pratique des réseaux humains, mis en place par Inter-Ligere ! Cela ne vous prendra que 5 minutes, et vous recevrez les résultats. Cliquez ici.

Recherche

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés