Réseaux humains

Samedi 7 juin 2008 6 07 /06 /Juin /2008 14:27
  Le Nouvel Entrepreneur de juin 2008 publie dans le cahier des experts un article que j'ai eu le plaisir d'écrire sur le thème du réseau humain, et de son utilité pour le créateur d'entreprise.

Je vous en livre le premier paragraphe.


Extrait : "Qu’est-ce qu’un réseau humain ?

Le réseau humain colporte beaucoup d’idées reçues. Passons quelques unes en revue :

- C’est un outil infaillible pour générer du business : faux ! Si avoir un réseau étoffé est un atout certain, cela n’est en aucun cas la garantie de générer du chiffre d’affaires. C’est au mieux un « facilitateur », dans le sens où cela permet des prises de contacts commerciaux plus rapides, de trouver des fournisseurs plus facilement, …

- C’est uniquement pour les « puissants » : faux. La famille, les amis, les anciens camarades de classe forment déjà un réseau que l’on utilise sans même s’en rendre compte. Il n’est pas nécessaire d’être haut placé pour avoir déjà son réseau et l’utiliser intelligemment.

- Cela demande beaucoup de temps : c’est en partie vrai. Cela peut être une activité chronophage, mais il y a « moyen » de s’organiser pour gérer ses réseaux efficacement. Nous le verrons plus bas.

- Cela mène toujours vers des sentiers de traverse, où l’on frôle l’illégalité : complètement faux ! Si des affaires ont défrayé la chronique mettant en jeu des réseaux, ces deux aspects ne sont absolument pas liés. Le réseau est un outil. Tout dépend de l’intention stratégique de celui qui le possède. On peut utiliser son réseau pour faire du business, pour faire le « bien » (actions humanitaires) ou pour faire des actions illégales.

- C’est un acquis pour le long terme : faux. Un réseau peut se perdre, peut disparaître. C’est une structure vivante qu’il faut entretenir."

Le reste, est en kiosque ...
Le Nouvel Entrepreneur, juin 2008, numéro 67 (5 euros). 

Jérôme Bondu

Par Jerome Bondu - Publié dans : Réseaux humains - Communauté : Veille stratégique
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Samedi 17 mai 2008 6 17 /05 /Mai /2008 17:36

Je viens de lire « Comment se faire des amis » de Dale Carnegie. Ecrit en 1936 (date du Front Populaire !), et vendu depuis à plus de 5 millions d’exemplaires, ce livre a été lu par plusieurs générations qui en ont fait une référence du genre.

Bien sur, il prête le flan à la critique :
D’abord, dans le contexte actuel, le livre apparaît un peu caricatural et son écriture surannée. On parfois l’impression que l’auteur explique « comment se faire des amis » sur l’air de « Savez-vous planter des choux ? ».
L’ouvrage traite en réalité plus « d’influence » que de « relation amicale ». Et on peut être tenté d’y voir une instrumentalisation de la relation humaine.

Mais la plupart de ses conseils relèvent du bon sens (écouter, laisser parler, valoriser,…).
Les appliquer avec discernement sont certainement un atout dans la « jungle » des relations humaines.

Je vous livre ci-dessous la quasi-totalité des 30 techniques présentées dans l’ouvrage :

Jérôme Bondu

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1/Trois techniques fondamentales pour influencer les autres :
- Ne critiquez pas, ne condamnez pas, ne vous plaignez pas.
- Complimentez honnêtement et sincèrement.
- Motivez souvent pour faire ce que vous proposez.

2/Six moyens de gagner la sympathie des autres :
- Intéressez vous réellement aux autres.
- Ayez le sourire.
- Rappelez-vous des noms et prénoms de ses interlocuteurs.
- Sachez écouter. Encouragez les autres à parler d'eux-mêmes.
- Parlez à votre interlocuteur de ce qui l'intéresse.
- Faites ressentir aux autres leur importance et faites-le sincèrement.

3/Douze moyens de rallier les autres à votre point de vue :
- Évitez les controverses (toujours improductives).
- Respectez les opinions de votre interlocuteur.
- Si vous avez tort, admettez-le promptement et énergiquement.
- C'est par le cœur que l'on parvient à l'esprit: Commencez de façon amicale.
- Posez des questions qui font dire « oui » immédiatement.
- Laissez votre interlocuteur parler tout à son aise.
- Accordez à votre interlocuteur le plaisir de croire que l'idée vient de lui.
- Efforcez-vous sincèrement de voir les choses du point de vue de votre interlocuteur.
- Accueillez avec sympathie les ides et les désirs des autres.
- Faites appel aux sentiments élevés.
- Démontrez spectaculairement vos idées. Frappez la vue et l'imagination.
- Pour déclencher une réaction: Lancez un défi.

4/Soyez un leader: Neuf moyens de modifier l'attitude des autres sans irriter ni offenser :
- S'il vous faut corriger une faute commencez par des éloges sincères.
- Faites remarquer des erreurs ou défaut de manière indirecte.
- Mentionnez vos erreurs avant de corriger celles des autres.
- Posez des questions orientées plutôt que de donner des ordres directs.
- Pour ménager l'amour-propre de votre interlocuteur, laissez-le sauver la face.
- Louez le moindre progrès et louez tout progrès. Faites cela chaleureusement et généreusement.
- Pour inciter l'autre à se dépasser, donnez-lui une « belle réputation » à mériter.
- Pou favoriser les progrès : encouragez !
- Rendez les autres heureux de faire ce que vous suggérez.


Extraits des chapitres du livre « Comment se faire des amis » de Dale Carnegie.

 

Par Jerome Bondu - Publié dans : Réseaux humains - Communauté : Veille stratégique
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Mardi 26 février 2008 2 26 /02 /Fév /2008 09:14
emploi-copie-1.jpg Troover publie sur son site une étude sur les emplois en Intelligence Economique.
Bonne initiative qui donne de la visibilité sur le secteur.
 
Au regards des statistiques présentées, ce qui m’étonne le plus est la faible rémunération des professionnels de l’IE !
 
Extrait : « 51 % des hommes interrogés ont un salaire brut annuel inférieur à 30 000 Euros, contre 23 % des femmes ayant répondu à notre étude.
21,5 % des personnes interrogées affirment avoir un salaire brut annuel entre 30 et 35.000 Euros.
Le secteur de l’intelligence économique en France reste donc sous les moyennes de salaires nationales ».
 
Constat peu réjouissant, sachant que c’est un secteur avec une forte proportion de diplômés, et que notamment les bac+6 se retrouvent à tous les niveaux de salaire (y compris les plus bas).
 
Pour compenser cette analyse un eu morose, voici ci-dessous une annonce intéressante …
 
Jérôme Bondu 

Source : Troover (PDF 227 ko)
 
 
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Offre d'emploi: Analyste intelligence économique h/f Services de restauration et fm Issy-les-moulineaux
 
Entreprise
Le Groupe Sodexo, leader mondial des Services de Restauration et de Facilities Management, emploie aujourd'hui 342 000 personnes réparties sur 29 000 sites dans 80 pays. Le groupe a réalisé pour l'exercice 2006/2007, clos le 31 août 2007, un chiffre d'affaires de 13,4 milliards d'euros.
Spécialiste de la qualité de vie au quotidien dans le monde de l'entreprise, de l'éducation, de la santé, de la défense, des établissements pénitentiaires, des grands chantiers à terre ou en mer,... Sodexo propose une offre multiservice adaptée en s'appuyant sur des équipes organisées et formées pour répondre aux attentes de ses clients.
 
 
Type de contrat
CDI PosteAu sein de la Direction de la Planification Stratégique et de l’Innovation Groupe, vous rejoindrez l’équipe en charge de la veille concurrentielle et serez en charge de fournir des analyses approfondies permettant l’élaboration de la stratégie du Groupe.
 
 
Vos principales missions seront les suivantes
- Vous piloterez au niveau du Groupe le processus d’évaluation des marchés et de la concurrence. Vous apporterez notamment du soutien aux directions de la planification stratégique des différentes filiales en :
     * développant des méthodologies et en partageant les meilleures pratiques
     * leur apportant assistance afin d’assurer une amélioration permanente
- Vous serez également impliqué(e) dans toutes les étapes du processus d’intelligence économique qui est centralisé au niveau du Groupe en collaboration avec les entités opérationnelles.
- Vous vous assurerez que toutes les données et informations utilisées sont fiables et analysées minutieusement.
- Vous serez en charge de conduire des études de marché spécifiques et participerez à des projets Groupe et études stratégiques sur demande.
- Vous répondrez aux demandes d’informations des opérationnels sur les marchés et la concurrence.
 
 
Profil
- Diplômé(e) d’école de commerce/MBA avec 3-4 ans exp. dans une fonction en stratégie ou études/marketing au sein d’un groupe international ou en cabinet de conseil spécialisé.
- Vous avez de fortes capacités d’analyse et d’investigation, une approche méthodologique rigoureuse, ainsi qu’une forte culture financière et commerciale.
- Goût pour les chiffres, esprit analytique
- Expérience en gestion et développement de base de données souhaitée.
- Français & anglais courants. Excellente communication orale et écrite.
- Bonne maîtrise d'Excel et MS Access.
Poste basé à ISSY-LES- MOULINEAUX (92).
 
 
Postuler à l'offre
Si vous souhaitez postuler, merci d’adresser votre candidature (CV + lettre de motivation) à l’adresse suivante : alliance_11917_ (at) sodexho.recruitmail.com  [Remplacer (at) par @]
 
 
Par Jerome Bondu - Publié dans : Réseaux humains - Communauté : Veille stratégique
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Samedi 16 février 2008 6 16 /02 /Fév /2008 00:10
mennechet1.JPG  Les Clubs RH (Catherine du Peyrat) et IE (Jérôme Bondu) de l'AAE IAE de Paris ont organisé le mardi 22 janvier 2008 une conférence sur le thème : 
 
SAVOIR SE VENDRE : LE MARKETING DE CARRIÈRE, UN ENJEU MAJEUR POUR LES CADRES
Animé par Armand MENNECHET
 
 
Il s’agissait de répondre à la problématique suivante :
- Comment mettre en mouvement ses compétences dans un marché de l'emploi marqué par la vitesse des opportunités et construire une stratégie de marketing de carrière efficace et durable ?
- Quelles évolutions en termes de rémunération pour les cadres en poste et les salaires à l'embauche ?
Cette conférence faisait suite à celle d’Hervé Bommelaer sur le réseau.
 
Présentation de l’intervenant :
- Armand MENNECHET, diplômé d'études politiques et HEC, consultant au Centre d'expertise RH d'EDF SA, chargé d'enseignement au CNAM de Bordeaux, auteur de l'ouvrage « Savoir se vendre pour réussir sa carrière ! Conseils d'experts » (Afnor Editions).
- « Savoir se vendre pour réussir sa carrière » est un guide pratique conçu à partir des dernières méthodes opérationnelles et des conseils des meilleurs spécialistes français du recrutement et de la dynamique professionnelle. Il aborde l'essentiel des techniques de marketing appliquées au positionnement professionnel et à la dynamique de carrière.
- Jean-Yves MATZ, consultant APEC et ancien de l'IAE de Paris a animé les débats. 
 
Voici en guise de compte rendu deux de ses précédents articles, qu’il a bien voulu nous mettre à disposition.
 
Jérôme Bondu
 
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Premier article : Présentation des nouvelles règles du marketing de carrière
 
 
Même s’il n’incorpore pas toute la panoplie des techniques financières, le marché de l’emploi est bien un marché, une bourse des valeurs fixant une cotation des compétences et des talents, à un prix donné appelé rémunération.
 
Les stratégies de marque sont à l’œuvre sur ce marché très concurrentiel : les entreprises désireuses d’attirer à elles les meilleurs candidats, construisent à coup de campagne de séduction leur marque employeur afin d’attirer des candidats exigeants et volatiles.
 
Les candidats pour optimiser leur salaire tout en se couvrant des risques de déclassement ou de sortie longue du marché, doivent eux aussi bâtir un marketing de carrière, qui n’est plus un plan de carrière tant la visibilité à long terme est difficile, mais une stratégie permanente de positionnement et d’offre, de nature à conserver une attractivité forte et un pouvoir de négociation élevé sur le marché.
 
Essayons de dégager quelques éléments-clé d’un marketing de carrière :
 
La compétence ouverte, c’est –à-dire apprenante, au contact des meilleures pratiques, enrichie en permanence et actualisée par l’exercice quotidien.
 
L’ouverture relationnelle, la capacité de travail en mode projet et multi-culturel, la maîtrise d’une langue en plus de celle de Shakespeare, qui pourrait être le chinois comme futur « must-have » professionnel.
 
La capacité de réseau : afin d’ouvrir son champ de contacts, de commercialisation potentielle de son offre et surtout d’information. Un grand diplomate anglais Benjamin Disraeli disait  « la réussite appartient à celui qui est le mieux informé ».
 
La force créative : dans un monde dynamique, d’aspiration et de digestion rapide de l’innovation, place aux penseurs iconoclastes, aux déménageurs de lignes mentales ; les murs comme les idéologies sont tombés : la pensée verticale est morte, chaque collaborateur peut créer la différence.
 
L’image de soi : nous sommes humains avant tout, nos rapports sont fondés sur des codes d’apparence et de langage ; cultiver son énergie, son envie communicante, pour faire de chaque rencontre une chance possible de collaboration nouvelle.
 
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Second article : Le pilotage de carrière version Grand Prix !
 
Le pilotage de carrière version Grand Prix !
 
Le démarrage de carrière ressemble comme deux gouttes d’essence à la grille de départ d’un grand prix : des concurrents engagés et préparés pour une longue compétition, des règles de course à connaître, le risque de la disqualification ou d’accident (de parcours), et deux paramètres-clé : vitesse et endurance !
 
Réunis sur la ligne de départ, sortis d’écuries plus ou moins prestigieuses, les coureurs sont prêts à démarrer dès l’agitation du drapeau à damier.
Moteur chauffé, visière du casque nettoyée une dernière fois, 3, 2, 1 Go !
 
Premier temps de la carrière, c’est la capitalisation : des expériences, des secteurs, l’enrichissement au contact des autres concurrents, les premières sorties de route, le risque de panne mécanique … bref les premières expériences de soi.
 
C’est aussi le moment d’inter-comparer des positions respectives, le peloton est encore compact et les décisions tactiques ne sont pas encore prises.
 
C’est aussi la capacité d’intégration qui est mesurée, l’esprit d’équipe, de discipline, mais aussi l’autonomie dans les initiatives, la lecture juste des données de course, l’adaptation à l’environnement, la puissance de travail et la vitesse de pensée.
 
Second temps : l’accélération
 
La ligne droite lancée à fond sur les opportunités, les premières fenêtres de dépassement s’ouvrent, les premiers défis se profilent, les chicanes difficiles et les virages serrés requièrent concentration et exigence.
 
L’extension du champ d’information sur la course se nourrit de la capacité d’audace, d’initiative et de challenge.
 
La prise de responsabilités nouvelles, les retours d’expérience terrain, l’expérimentation des différentes conditions de course enrichissent le parcours et affinent le pilotage.
 
Troisième temps : la consolidation
 
La percée une fois réalisée, l’avance est à consolider : le réseau - encore et toujours - pour s’enrichir des meilleures pratiques, le contact radio permanent avec les chasseurs de tête, les têtes de réseau pour dégager une vue d’ensemble de la course et des meilleures positions à entretenir.
 
 
Quatrième Temps : la respiration
 
Le passage au stand, comme une parenthèse pour se remettre en énergie, se régénérer, maîtriser son niveau de stress, ménager son corps comme une mécanique qui requiert attention et écoute, pour ressentir à nouveau le frisson de la compétition !
 
Armand MENNECHET

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Sur la photo (de gauche à droite) : Armand Mennechet, Jean-Yves Matz et Catherine du Peyrat (présidente du Club RH).
 
 
 
Par Jerome Bondu - Publié dans : Réseaux humains
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Dimanche 27 janvier 2008 7 27 /01 /Jan /2008 00:54
J’ai lu récemment un livre qui a première vue n’avait rien à voir avec le management. Pourtant, l’auteur qui expliquait son métier, a fait de très nombreuses références à sa manière de gérer ses équipes. Je vous livre quelques extraits et vous propose un petit jeu … essayez de deviner quel métier se cache derrière ce texte.
 
Sur l’état d’esprit dans son équipe :
« Non, on n'impose pas le travail (…) par la contrainte et l’autorité. On l’insuffle par un certain état d’esprit, une convivialité, une joie de travailler ensemble et de former une équipe. La « batonite » (imposer un rendement en fin de mois dans le nombre d’affaires réalisées) n’a jamais fonctionné longtemps » P46
 
« Mais le plus difficile n’est pas enseigné dans les écoles (...), c’est l’ambiance à créer, l’état d’esprit à insuffler, faire en sorte que les (…) [NDLR : collaborateurs] soient heureux de venir travailler, qu’ils se sentent bien au travail, cadrer leurs fonctions sans les étouffer. Poser des limites claires et nettes ; inspirer des valeurs, une façon d’agir, une volonté de résoudre tel problème ». P61
 
Derrière cette volonté, il avoue avec modestie ne pas tout métriser « Un état d’esprit est né. Tant mieux. Cela relève d’une alchimie qui m’échappe. Le résultat est là, il faut continuer calmement, sans triomphalisme ». P75
 
Sur la constitution des équipes :
Il mêle les profils différents, et évite la consanguinité que l’on peut retrouver dans certains cadres. Pour lui l’efficacité rime avec le mélange des différences. Dans un groupe de travail « il y a un mixte de tempérament qui forme une équipe la plus performante possible. Comme je l’ai indiqué à un journaliste de façon humoristique, il y a le fort, l’intellectuel et le rapide ». p71
 
Quelque soit la composition des équipes, il est important que chacun soit à sa place. « Et surtout qu’ils ne se prennent pas pour ce qu’ils ne sont pas ». P76
 
Sur le rôle de l’encadrement :
« Le mot « Patron » (…) est empreint de beaucoup de choses, il doit assumer tout : féliciter, sanctionner justement, orienter, désigner, élever la voix, ne rien dire et laisser agir mais montrer sa présence, être là en cas de coups durs, savoir laisser la hiérarchie intermédiaire (…) résoudre le problème » P61
 
Il ajoutera plus loin que c’est « une stratégie d’action, une rigueur de gestion, et surtout une volonté de tout les instants ». P94
 
Sa conclusion commence ainsi : Etre à la tête d’un groupe est « non seulement un grand plaisir mais aussi un honneur ». P109
 
Alors, de qui sont ces superbes phrases ? Est-ce un grand ou un petit patron d’entreprise, un professeur, un chercheur sciences sociales, un chef cuistot, un élu ou un dirigeant associatif … ?


 
Non, c’est un officier de police ! L’auteur de ces lignes est Michel Felkay qui été le patron de la BAC-N (Brigade Anti Criminalité de nuit). Il est contrôleur général et Sous Directeur de la Police de la Sécurité ferroviaire au Ministère de l’intérieur. Son petit ouvrage (un peu plus de 100 pages) « Donner sa vie au quotidien »* présente les activités de la brigade qu’il a dirigée.
 
J’ai eu l’occasion et le plaisir de le rencontrer au sein du Club Rotary Paris Notre Dame. Il m’a rappelé une autre personne que j’avais rencontrée brièvement lorsque j’ai passé (de ma propre volonté) mon brevet de secourisme. Il s’agit du « patron » des sapeurs pompiers de Paris. Tous deux avaient ce mélange rare de charisme, d’éthique et d’humilité. Il le faut quand on commande des personnes qui risquent leur vie !
 
Si j’avais un conseil à donner à un directeur d’école de commerce ou tout autre structure qui enseigne le management, ce serait d’inviter ces « meneurs d’hommes » exceptionnels que l’on trouve dans d’autres corps de métier que « l’entreprise ».
 
La devise de la BAC « professionnel en toutes circonstances » pourrait être l’objectif de beaucoup de sociétés.

 
Jérôme Bondu
 
* Edition L’Harmattan 2003

Par Jerome Bondu - Publié dans : Réseaux humains
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