Réseaux humains

Mercredi 3 décembre 2008 3 03 /12 /Déc /2008 08:50


La première fois que j'ai entendu parler de l'importance des "réseaux humains", c'était une intervention en 2000 de Nicolas Moinet et Christian Marcon. Depuis, nous nous sommes souvent croisés, et ils sont notamment intervenus au Club IES.

Sur le salon I-expo 2008, j'ai proposé à Nicolas Moinet de revenir sur le sujet. Après une présentation du Club IES (2 min), Nicolas Moinet présente notamment (6 min) :
- une définition du réseau humain
- les idées reçues sur les réseaux humains
- les réseaux sociaux
- quelques conseils pour entamer une stratégie réseaux

Nicolas Moinet est maître de conférences, directeur du Master Intelligence Economique et Communication Stratégique -
Université de Poitiers / Institut de la COMmunication et des TEChnologies numériques ICOMTEC .
Responsable de l'Equipe de recherche Intelligence Economique et Stratégies de Communication du CEREGE. 

Pour aller plus loin :
- Vous inscrire à la conférence du 16 décembre 2008 sur
l'Impact des Réseaux Sociaux.
- Voir aussi le
compte rendu de l'intervention de Christian Marcon au Club IES.
- Lire mon article pour
l'Ingénieur (Revue de l’association des Centraliens de Lille) n°251 juin 2008
- Lire mon article pour le
Nouvel Entrepreneur juin 2008 
- Commander le livre sur
Amazon




Par Jerome Bondu - Publié dans : Réseaux humains - Communauté : Veille stratégique
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Mercredi 10 septembre 2008 3 10 /09 /Sep /2008 07:59
Si j'évoque la visualisation des réseaux sociaux dans l'entreprise, à quoi pensez-vous ? Sans doute à un outil qui vous serait vraiment utile dans votre propre entreprise. Peut être aussi au service de cartographie des réseaux d'administrateurs sur le site societe.com .

Yves Simon, Directeur Associé Social Computing, est un des spécialistes du domaine (c'est lui qui a mis en place la carto sur societe.com). Il organise jeudi 11 septembre 2008 à partir de 8h30 une conférence/petit déjeuner sur ce thème. Il y sera présenté des technologies d’accès à l’information qui favorisent l’émergence et la visualisation des réseaux sociaux implicites dans l’entreprise.

Si vous voulez y participer, n'hésitez pas à cliquer
ici.


Structures organisatrices :  Social Computing et Vivisimo .


Lieu : Centre de Conférences Régus. 72, rue du Faubourg Saint Honoré. 75008 Paris (Métros Madeleine, Miromesnil ou Champs-élysées Clémenceau).
Plan d’accès



Velocity
(solution de la société Vivisimo) est la première plateforme d’Enterprise Search du marché à proposer “out of the box” toutes les fonctionnalités “Web 2.0” de Social Search (social tagging, social bookmarking, réseaux sociaux et mash-ups) & de recherche fédérée, dont les utilisateurs finaux et les gestionnaires de connaissances des organisations d’aujourd’hui ont besoin. De plus, la plateforme Velocity respecte les contraintes de sécurité, de reporting, d’intégration (SOA), de déploiement rapide et de montée en charge qui sont attendu par les DSI & départements IT à fins de mise en oeuvre.


Par Jerome Bondu - Publié dans : Réseaux humains - Communauté : Veille stratégique
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Vendredi 18 juillet 2008 5 18 /07 /Juil /2008 08:00

 

 

J’ai écrit un article sur les réseaux humains, dans le cadre d’un dossier sur l’Intelligence Economique, publié par le magazine L’Ingénieur (Revue de l’association des Centraliens de Lille) n°251 juin 2008.

Le dossier a été coordonné par Jacques Lassoury.

 

Je vous livre une partie de cet article intitulé « Réseaux Humains et Intelligence Economique »

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« L'homme n'est qu'un nœud de relations. » Antoine de Saint-Exupéry


 

L’intelligence économique est une dynamique au service de la compétitivité des entreprises. En cela, l’IE peut être vu comme une méthode ou plus prosaïquement comme un ensemble d’outils. Parmi ces outils il y a ceux qui relèvent de l’informatique (outil de veille, aspirateurs de site, outils d’alerte, outils d’analyse avec rendu graphique, …) et ceux qui relèvent du relationnel, du réseau, de l’humain. C’est de cette seconde catégorie que traite cet article.

 

Qu’est-ce qu’un réseau humain ? Quelles sont les idées reçues sur le réseau ? Comment développer un réseau ? Comment l’utiliser dans une démarche d’IE ? Autant de questions auxquelles nous allons essayer de répondre. Si beaucoup de choses relèvent du bon sens, il n’est néanmoins pas inutile de les formaliser …

 

Les réseaux, sujet intéressant mais difficile

Réfléchir aux réseaux est passionnant, car on travaille sur la matière humaine. Mais le sujet peut éveiller la suspicion, tant il prête le flan à des ambiguïtés. Et pour cause, derrière toute « affaire » malhonnête on dénonce un « réseau ».

Or, il ne faut pas rejeter l’idée même de réseau. Un réseau humain n’est qu’un outil ! Tout dépend de la manière dont on l’utilise, et donc de l’éthique de la personne ou du groupe.

 

Qu’est-ce qu’un réseau humain ?

 

Un réseau est avant tout une « circulation d’information »

Un réseau est une structure, un groupe de personnes, au sein de laquelle il y a une circulation d’informations. C’est donc un moyen extraordinaire d’être informé.

Qui va t’on trouver dans votre réseau ? :

- Vos relations professionnelles, anciens de votre formation, …

- Vos relations personnelles : vos parents, vos amis, vos voisins, les membres d'une association ou d'un club de sport, … Il n’y a aucune limitation !

Ces personnes vont se retrouver au sein de structures formelles (association loi 1901, fondation, …) ou informelles (groupe d’amis, réseau familial, …).

Le réseau est un levier formidable

Le lien qui se créé au sein du réseau est normalement caractérisé par :
- la confiance envers les membres du réseau,

- une certaine franchise,

- une certaine visibilité du comportement. On peut anticiper le comportement de l’autre (selon que l’on est au MEDEF ou à la LCR, on peut deviner les prises de position sur certains sujets),
- une constance des relations dans le temps.

 

Un réseau doit s’entretenir. C’est un « organisme vivant », avec ses mécanismes de protection. Il fonctionne comme une entité distincte de l’extérieur. Il s’auto–protège si une personne veut y rentrer de force.

Enfin, un réseau comporte nécessairement une limitation du nombre de ses membres, et des conditions d’accès. Pour une association d’anciens élèves, la limitation des membres sera fera en fonction de l’obtention du diplôme et du règlement de la cotisation. Pour d’autres réseaux, il faudra respecter certaines règles morales, se faire coopter, …

 

Quelles sont les règles générales à respecter dans la gestion du réseau ?

 

Il faut être patient : un réseau se construit sur le long terme. Plus un réseau est construit dans la durée, plus il est solide : Car c’est par la fréquentation des personnes sur le long terme que vous pourrez apprécier leur valeur, et vous faire apprécier.

Il faut savoir mesurer son implication, savoir hiérarchiser les réseaux pour mesurer son investissement, et éviter de se trouver débordé par cette activité facilement « chronophage ».

Il faut être prudent : assurer l’étanchéité des réseaux
. Deux réseaux réunis n’en font plus qu’un. Imaginons que vous travailliez pour un grand groupe, que vous apparteniez au Club de sport de cette entreprise, que vous militiez pour une cause humanitaire dans un organisme chapeauté par cette même structure … Qu’arrivera-t-il lorsque vous quitterez votre employeur ?
 


Comment mettre en place une dynamique réseau ?

Comme toute démarche, qu’elle soit professionnelle ou personnelle, il faut d’abord savoir ce que l’on veut : développer un réseau amical, trouver un emploi, rechercher des clients ou fournisseurs, …

 

Une fois cela établie, il faut mesurer son réseau existant. Recenser tous les contacts. Cette opération doit être menée avec le plus d’ouverture possible. Un simple contact aujourd’hui peut être demain un acteur déterminant de votre réseau.

 

Il faut ensuite catégoriser ses contacts, c'est-à-dire les répartir selon des critères pertinents (qui varient selon les projets). Ces critères peuvent être sectoriels, professionnels, géographiques, … Pour de grands volumes, un tableur sera ici essentiel.

 

Il faut détecter les réseaux utiles (ceux où vous n’êtes pas encore) et s’y intégrer. Il n’y a pas de réseau utile dans l’absolu, il n’y a que des réseaux qui répondent à une problématique.

 

Il faut améliorer son positionnement dans le réseau. Sachez vous rendre utile, voire indispensable : Ecrire les comptes rendus de réunion, animer le site internet, … sont parmi les tâches qui cherchent toujours des bénévoles, et qui sont pourtant stratégiques dans un réseau. Sachez aussi détecter les personnes clés. Attention, ce ne sera pas forcément celles qui auront le plus de visibilité (comme le président).

 

Il faut être modéré. Si vous prenez la responsabilité d’un réseau, attention aux erreurs classiques. Le management de réseau ne ressemble pas au management en entreprise, car il ne peut y avoir de pression hiérarchique, fonctionnelle ou financière. Parmi les actions qui sont à coup sur contre-productives, on peut citer :

- Imposer des routines.

- Imposer une mobilisation permanente.

- Vouloir tout maîtriser.

 

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La suite sur L’Ingénieur (Revue de l’association des Centraliens de Lille) n°251 juin 2008


Jérôme Bondu 

 

Par Jerome Bondu - Publié dans : Réseaux humains - Communauté : Veille stratégique
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Lundi 7 juillet 2008 1 07 /07 /Juil /2008 08:23

Le film « bienvenu chez les ch’tis » le rappelle avec force : rien ne vaut le réseau humain. Ce qui est vrai dans la vie de tous les jours, l’est aussi dans la vie de l’entreprise, et à fortiori dans la pratique de l’intelligence économique. Mais autant le développement d’un outil informatique peut être rationnalisé (investissement, planning, services rendus, maintenance) autant vouloir maîtriser les réseaux relationnels peut apparaître comme une gageure.

S’il est vrai que l’on ne peut pas tout mettre en équation, on peut quand même dégager dans une activité réseau, des bonnes pratiques, des pièges à éviter, et un retour sur investissement, …

 

 

Les bonnes pratiques.

Une bonne gestion des réseaux humains est un « outil » utile à toutes les étapes du process d’intelligence économique : depuis la collecte des informations, l’analyse, jusqu’à la diffusion, et même la protection et la capitalisation.

Dans le cadre de la collecte, par exemple au niveau d’un réseau commercial pour des informations sur la concurrence, la motivation des commerciaux pourra s’accompagner d’un remerciement qui ne soit pas seulement « honorifique ». Remonter une information a de la valeur, et celui qui fait cet effort devra avoir un retour sur investissement concret. En outre, tout doit être fait pour leur faciliter la tâche : mise à disposition de « rapport d’étonnement » (ou autres documents types prêts à être remplis) accès facile sur l’intranet, ….

Au niveau de l’analyse, par exemple au sein d’un groupe d’experts scientifiques, ce ne sont pas les mêmes mécanismes qui fonctionnent. La gratification qu’attend l’expert peut être plus honorifique. Par contre, il sera plus sourcilleux sur la réciprocité entre pairs, l’attachement à ses propres sources, sur le fait qu’il garde la maîtrise de son savoir et de ses propres réseaux externes. Ces deux exemples (certes caricaturaux) rappellent que le manager du réseau devra adapter la dynamique réseau aux différents services ou départements. Dans certaines entreprises, ce rôle est dévolu avec justesse à d’anciens DRH.

 

 

Les pièges à éviter.

Un renseignement n’a de valeur que s’il touche la bonne personne. La diffusion est donc cruciale et peut aussi emprunter les chemins des réseaux internes. Mais son cheminement dépend fortement de la culture de l’entreprise : Transversalité ou cloisonnement ; Communication de « bas en haut » ou de « haut en bas » ; Ouverture ou rétention ; Partage ou appropriation, … Il serait tentant de dire que les premiers termes de cette série sont des qualités tandis que les seconds sont de vilains défauts. Ce serait une erreur. On ne peut dire qu’il y a de mauvaise culture d’entreprise dans l’absolu. Il y a simplement une culture en décalage par rapport aux Hommes qui la compose, aux enjeux et à l’environnement. Le professionnel de l’IE (manager des réseaux) doit bien se garder de vouloir aller à contre culture, en imposant la recette universelle réseau, fait d’ouverture naïve ou de partage inconsidéré. Le réseau relationnel interne mis en place, pour être vraiment opérationnel, devra être un reflet de la culture et de la structure de l’entreprise. Si une culture réseau peut certes « améliorer » la gestion des informations dans l’entreprise, cela doit plus être une douce imprégnation qu’un outil de conduite du changement.

 

 

Si les bénéfices d’une culture réseau sont certains, peuvent-ils être mesurés ? Oui, et heureusement, car nous sommes dans un pays où « ce qui ne se mesure pas n’existe pas ». De l’anecdotique à l’important, voici quelques retombées d’une bonne culture réseau : d’abord les collaborateurs sont mieux informés. Ils perdent moins de temps à rechercher des informations (gain de temps). Leur boite mail est paradoxalement moins engorgée, car les salariés se connaissant mieux, ils privilégient le téléphone qui permet de se donner les « dernières nouvelles » (gain de traitement de mail, cohésion d’équipe). L’information est donnée plus facilement car on sait qu’il y aura un retour sous une forme ou sous une autre (minore la rétention, libère la créativité).

 

 

Passionnante sous toutes ses formes, l’implantation d’une culture réseau ne souffre pas l’amateurisme. Bien utilisé, cet outil qui relève d’une dynamique d’intelligence économique, est un merveilleux vecteur de performance. Mais même si vous en êtes convaincu, il faut agir avec mesure et ne rien imposer. Rappelons-nous pour finir qu’environ 15% d’entre-nous sont et seront toujours rétifs aux réseaux. Les respecter c’est aussi ça … l’esprit réseau ! 

 


Jérôme Bondu

Par Jerome Bondu - Publié dans : Réseaux humains - Communauté : Veille stratégique
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Jeudi 12 juin 2008 4 12 /06 /Juin /2008 10:15

Olivier Zara, CEO d’Axiopole, signe un billet intéressant "Identité-personnelle versus réputation-professionnelle". Je vous en recommande la lecture.

Il présente dans une première partie : "Pourquoi faut-il protéger votre identité personnelle ?"
La question de la sécurité est au cœur de la présence sur internet : "Nul besoin de pirater votre ordinateur. Tout cela est possible en regroupant les informations que vous avez rendues publiques sur différents services en ligne ou qui ont été rendues publiques par d’autres."
Il établit ensuite quelques règles de base, dont l'observation devrait éviter toutes déconvenues.


En contrepoint, la seconde partie de l'article insiste sur "L’indispensable promotion de votre réputation professionnelle".
Car, comme il le dit si bien, toute absence de réputation numérique professionnelle pourrait être mal interprétée. Qu'avez-vous donc à cacher ?
- Manque de transparence
- Refus de partager l’information
- Personne qui n’a rien à dire
- Technophobe
- Aversion pour le risque
- ...

Un billet à lire pour peser le pour et le contre ! 

Jérôme Bondu

Par Jerome Bondu - Publié dans : Réseaux humains - Communauté : Veille stratégique
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