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Jeudi 7 octobre 2010 4 07 /10 /Oct /2010 09:26

veronis2.png Je reprends ici le titre d'un article du très intéressant blog de Jean Véronis, spécialiste du langage.

 

Google Instant aide à la rédaction de requête, et par ce biais permet de voir quels sont les requêtes les plus demandées, ... et comme le dit M. Veronis "aide à savoir ce que les gens pensent de leur prochain".

Mais que cela ne renforce pas les détracteurs du web. Internet, n'est qu'un outil, et n'est que le reflet de la manière de l'utiliser. En cela, il est un bon thermomètre social  ... qu'il faut apprendre à lire, plutôt qu'à réduire.

Les noirs en prennent aussi pour leur grade ... voir l'exemple sur le blog Technologies du Langage.

Cet aspect défoulatoire du web doit être pris en considération par tous les acteurs présents sur la toile, notamment les acteurs du e-commerce. Nous allons rentrer dans un nouveau mode de gestion des marques.

Par Jerome Bondu - Publié dans : Social
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Lundi 7 juin 2010 1 07 /06 /Juin /2010 09:58

Pour faire suite au billet précédent "La République en danger" qui présentait le compte rendu d'une conférence de Jean-Paul Delevoye, médiateur de la république, ...

 

Sur le site du Club des Vigilants, on peut lire sous la plume de Jean-Paul Delevoye : il faut « faire naître une espérance collective plus forte que les désespérances individuelles ».

 

Cette réflexion sociale et politique rejoint une réflexion sur le management d’entreprise. Je réfléchis depuis longtemps au management par le réseau humain en entreprise, et au problème de rétention d’informations. Or, la conclusion à laquelle j’étais parvenue est parfaitement exprimée ci-dessus par M. Delevoye. Qu’importe les outils ou les incitations, le partage ne se fait que si les collaborateurs d’une entreprise auront le sentiment qu’ils ont plus à gagner en partageant (des informations) qu’en les retenant. L’espérance de gain collectif, doit être plus forte que l’espoir d’un avantage personnel.

Pour ceux que le compte rendu "La République en danger" ont intéressés, sachez qu’un débat est organisé sur le site du Club des Vigilants. Rendez-vous sur la page de présentation d’un texte de M. Delevoye intitulé "Valoriser les potentiels plutôt que compenser les échecs" sur laquelle vous pourrez lui transmettre vos remarques.


Par Jerome Bondu - Publié dans : Social - Communauté : Veille stratégique
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Lundi 7 juin 2010 1 07 /06 /Juin /2010 09:35

delevoye.jpg Jean-Paul Delevoye, Médiateur de la République, est intervenu au Club des Vigilants le 28 avril 2010. Le thème portait sur "La République en danger". Son discours passionnant a beaucoup porté sur les liens entre personnes. En voici un compte rendu informel et forcément réducteur.

Je précise que le texte qui suit n’est que ma compréhension de son propos. C’est donc une vision subjective de son discours. En outre, faute de temps, je n’ai pas structuré mes notes dans un ordre logique. On trouvera donc les idées pêle-mêle.
Néanmoins, j’espère que vous trouverez mon compte rendu aussi intéressant que j’ai moi-même trouvé cette conférence.

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On ne croit plus à la défense collective de ses intérêts. Donc on se regroupe par identité pour défendre les intérêts de son groupe. Il y a eu une évolution en trois temps :
- Dans un passé lointain, la difficulté de la vie était acceptée, grâce à la croyance dans une vie meilleure dans l’au-delà.
- Dans un passé récent, la difficulté de la vie a été accepté par la promesse de l’augmentation de la qualité de la vie.
- Actuellement, ces promesses « collectives » étant tombées, nous sommes passés à la recherche d’une survie individuelle.

Les politiques n’arrivent pas à raviver la défense collective des intérêts, et se sont enfermés dans des discours stéréotypés :
- A droite, celui de la lute contre l’insécurité.
- A gauche, celui de la réduction des inégalités, et de la promotion de l’assistanat.

Parallèlement, il y a un basculement d’une « société de citoyens » à une « société de consommateurs »
- Quand on va voir son patron, on ne lui demande pas un système de rémunération globalement équitable, on lui demande une augmentation.
- Quand on va voir le maire, on ne lui demande pas des trottoirs propres, mais on lui demande de balayer en face de chez nous.
- Quand on va voir un juge, on ne lui demande pas de prendre une décision juste, on lui demande de nous donner raison.
En quelque sorte, dans ces trois situations, on s’estime dépositaire d’un droit, que l’on veut « consommer ». La collectivité importe peu, pourvu que l’on ait satisfaction de ses revendications personnelles. Dans cette perspective de citoyen « consommateur », on « dépense » son temps, on ne lui donne plus de sens.

Troisième élément : le rapport à l’éducation a changé
- Eduquer revient normalement à apprendre le sens de l’interdit. Mais avec l’augmentation de la société monoparentale, le parent qui s’occupe de ses enfants compense ses difficultés de vie en les choyant.
- Vingt pourcent des enfants sont obèses, car ils n’ont pas d’interdit alimentaire.
- Parallèlement (et paradoxalement), le parent ne lui cache pas la difficulté de la vie, et projette même sur sa progéniture ses frustrations et ses angoisses.
- L’intervenant nous relate l’anecdote suivante : il a demandé à sa petite fille si elle regardait le journal à la télévision. Elle a répondu que non, « c’est trop méchant ! ». D’où cette réflexion : les enfants ne rêvent plus, en partie parce que les parents ne les protègent plus. Ils leur font ressentir la cruauté de la vie.

Il n’y a plus de  construction collective :
- Il n’y a plus de transmission, ni par la filiation, ni par la religion, ni par la profession.
- Nous sommes dans la consommation d’émotions. La moindre émotion, la moindre rumeur va l’emporter sur la stabilité des convictions.
- On bascule donc d’une morale collective à une morale individuelle. On conteste toutes les formes d’autorités. On bascule de la « force du droit » au « droit à la force ». Il n’y a plus de régulation républicaine. Et elle est remplacée par une régulation individuelle.
- Si nous n’avons pas de construction d’expériences collectives, il va y avoir un refuge dans des expériences individuelles.
- La politique publique n’a pas su développer les compétences individuelles, et a développé l’échec et l’enfermement.

Un des drames du XXIème siècle est l’isolement :
- Notre activité cérébrale est trop forte. Depuis le réveil, jusqu’au couché, nous sommes assaillis de données, de nouvelles. Cette activité cérébrale qui n’est pas suivie d’action est stressante. Or ce stress pourrait s’épancher par la parole et l’écoute. La plupart des situations de détresse se résolvent uniquement avec de l’écoute !
- Mais il n’y a plus d’écoute. Et la fuite dans la technologie aggrave le phénomène. L’accueil physique ou téléphonique est remplacé par des standards automatiques insupportables.
- L’addiction des jeunes la plus compliquée à résoudre n’est pas liée à la consommation de drogue ou d’alcool, … mais aux jeux vidéo. Des enfants de 5ème passent des nuits entières à jouer.
- L’isolement est un des fléaux à réduire.

La France n’a plus confiance en elle-même :
- Nous basculons de la fierté d’être Français, à l’orgueil d’être Français.
- Nous mobilisons nos enfants sur la peur de l’échec, plutôt que sur l’amour du travail. Elie Wiesel lui a dit une fois : « quand je rentrais de l’école, ma mère ne me demandait pas si j’avais bien répondu. Elle me demandait si j’avais posé une bonne question ».
- Nous misons tout sur l’école. Si on réussit, on est quelqu’un de bien. Si on échoue, on est un raté. En Allemagne, on peut réussir par le travail professionnel, en dehors de l’école. Cette rigidité est le symptôme d’un manque de confiance.
- La crise accentue le phénomène. Quand un cadre tombe dans le chômage, la désocialisation est très rapide, et s’accompagne d’une perte de repères, d’une perte de la notion de ses compétences et de sa valeur.
- Il faut réfléchir à la suppression de la distinction entre actifs et inactifs. Cela permettra de mieux exploiter les gisements de potentiels inutilisés (chômeurs et retraités).
- Il faut fluidifier les relations à tous niveaux. Par exemple, nous ne sommes pas assez syndiqués. Les Français sont pour le changement, mais pas pour la conduite du changement.


Notre période est délicate car nous devons passer de la « répartition des profits » de la croissance, à la « répartition des efforts » face à la crise :
- Or nous l’avons vu, il n’y a plus de pensée collective.
- Le politique est mal préparé, car il n’est à l’aise qu’avec des chiffres, … pas avec des comportements ! Or les indicateurs chiffrés disent ce que l’on veut leur faire dire ! Les politiques travaillent donc avec des données faussées.
- En outre le politique est dans le court-termisme. Comment rechercher un effort long terme, alors que les politiques fonctionnent sur des échéances électorales à 2 ans, et les actionnaires des entreprises à trois mois.

La maire de New Dehli a dit que sa ville ne tient que par deux choses : la drogue et la religion. Si la structure publique n’assure pas l’espérance, d’autres s’en chargeront, …


Durant le débat, il y a eu une intervention du professeur Riveline :
La société actuelle est l’enfant monstrueux d’un personnage très vertueux : la République.
En effet, que dit la République dans la déclaration des droits de l’Homme ? Que nous sommes « libres et égaux en droit ».
Or souligne le professeur, dans une équipe de foot, dans un concert, personne n’est libre ni égaux. Il conclue que même si l’idéal est magnifique, c’est un leurre de voir la société comme telle.

Jérôme Bondu


Par Jerome Bondu - Publié dans : Social - Communauté : Veille stratégique
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Mercredi 19 mai 2010 3 19 /05 /Mai /2010 23:42

NKM.jpg Au hasard de mes veilles quotidiennes, je suis tombé sur ce billet d’humeur assez bien écrit, qui tente de répondre à cette question cruciale  « Elle fait quoi, NKM ? ».

 

L’article, qui critique l'absence de la secrétaire d'Etat sur les questions relevant de son périmètre,  vaut une lecture. Mais j’y ai repéré une erreur. Nathalie Kosciusko-Morizet ne gagne pas environ 12 000 € par mois comme l’auteur l’écrit, mais beaucoup plus. Un article paru dans Politique.net il y a moins d’un an fait le point sur la question « Le salaire de Nathalie Kosciusko-Morizet : 19 807 euros brut par mois, autant que le Premier ministre ».

 

 

Pourquoi cette incongruité ?

NKM cumule en toute simplicité les indemnités de quatre postes :

-Secrétaire d'Etat : 13 316 euros brut par mois.

- Maire de Longjumeau : 2 627 euros brut par mois.

- Conseillère régionale : 2 626 euros brut par mois.

- Vice-présidente de la Communauté d'Agglomération : 1 238 euros brut par mois.

 

Si l’auteur avait eu cette information, il aurait sans doute eu un élément de réponse sa question. NKM ne peut pas se donner à 100% dans le numérique, sachant qu’elle doit partager son temps.

 

Cela m’inspire une proposition de loi : S’il semble difficile de supprimer cette sale manie de cumul des mandats, on pourrait au moins essayer d’imposer un NON-cumul des indemnités ! Et il est à parier que si cette disposition est adoptée, le cumul des mandats disparaitrait tout seul … comme par enchantement.

 

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Notes :
- Je ne suis pas sur qu’elle soit toujours VP de la communauté d’Agglo. En tout cas la présentation de Wikipedia n’en fait pas état.
- Je me suis toujours interdit toutes réflexions politiques dans ce blog. Mais là, il me semble que cela relève de "l'intelligence politique".
 

Par Jerome Bondu - Publié dans : Social - Communauté : Veille stratégique
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Lundi 3 mai 2010 1 03 /05 /Mai /2010 09:21

pierre_achard.jpg Si l’information est au cœur de l’intelligence économique, il ne suffit pas d’une analyse pertinente de l’information pour passer à l’acte. Les décideurs peuvent avoir la bonne information, mais ressassez sans arrêt les moindres détails sans pour autant voir les raisons qui les empêchent d’avancer.

 

A travers son dernier ouvrage « Agir pour réussir »  (édition Maxima), Pierre Achard exploite son expérience dans l’analyse prospective pour proposer une méthode pragmatique pour prendre conscience des freins qui nous paralysent, nous débarrasser des idées toxiques qui nous empêchent d’aller de l’avant, redéfinir nos objectifs de vie et franchir les étapes permettant d’atteindre les résultats recherchés.

 

Un ouvrage simple et pragmatique qui consolide sa vision de la veille personnelle (voir son précédent ouvrage « La dimension humaine de l’intelligence économique »).

 

Pierre Achard est joignable sur pierre.achard[at]maxima.fr

 

 

Pierre a beaucoup produit dans le domaine de la veille et de l’intelligence économique. Pour mémoire, on pourra lire :

- Le compte rendu de sa conférence au Club IES, sur la « Mesure de l'efficacité de l'IE en entreprise »

- Un article sur le thème « Réussir la mise en place d’un système d’intelligence économique en entreprise »




Par Jerome Bondu - Publié dans : Social - Communauté : Veille stratégique
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