Gestion des risques

Mercredi 4 juin 2008 3 04 /06 /Juin /2008 07:00

Je prépare une conférence (début juillet) dans le cadre du Club IES  sur le thème "INFORMATIQUE MOBILE & SECURITE".
 
Les conférenciers présenteront notamment :
- Les nouveaux comportements nomades et leurs prolongement technologiques.
- Les nouveaux visages de la cybercriminalité.
- Les moyens de se protéger.

Dans l'attente de l'annonce de cet événement, où j'espère vous avoir nombreux, voici un extrait de
Net-PME qui montre la préoccupation des DSI pour les menaces intérieures :

"Les nouvelles menaces informatiques sont tout autant générées par de mauvais usages des salariés, que par le manque de perception des dangers liés aux technologies par les responsables des PME/TPE. En cause : l’utilisation de supports de stockage amovibles (CD, DVD, clés USB, iPod, etc...), la messagerie instantanée, le téléchargement de fichiers audio (services de partage de fichiers Peer-to-Peer / P2P), l’envoi d’informations confidentielles par courrier électronique… "

On retrouve un message similaire dans
Silicon.fr , et de nombreuses autres sources, où sont pareillement incriminés les clés USB et autres disques durs portables.

D'ici la conférence, ... soyez donc prudent !

Jérôme Bondu

Crédit Image : www.iforum.umontreal.ca

Par Jerome Bondu - Publié dans : Gestion des risques - Communauté : Veille stratégique
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Lundi 2 juin 2008 1 02 /06 /Juin /2008 09:45

Le magazine " Défense " de décembre-novembre 2007 édité par l’Union-IHEDN a consacré un dossier très intéressant au Renseignement.
Ce dossier de 31 pages, intitulé " Le renseignement à l’épreuve de la mondialisation ", dresse un bon panorama du sujet.


L’amiral Lacoste
, en introduction, rappelle que le propre du renseignement est de savoir s’adapter aux menaces. Or, le paysage mondial est loin d’être apaisé, ce qui pourrait indiquer que ce métier (le plus vieux du monde *) a de beaux jours devant lui.
Si les Britanniques ont su préserver le rôle et l’image du renseignement, ce n’est pas le cas en France où depuis l’affaire Dreyfus jusqu’au Rainbow Warrior en passant par Vichy et la guerre d’Algérie " les services secrets français n’ont pas été épargnés par les turbulences " politiques.
L’amiral rappel aussi les bienfaits " d’une meilleure coordination " entre les différents acteurs du renseignement.

Le thème de la coordination est largement repris dans les deux articles suivant, dont celui de Jean-François Clair " Une mission de sécurité qui doit relever d’un service unique ", et celui de Roger Bensadoun et Patrick Rougelet " Vers une direction centrale du renseignement intérieur ". Ces derniers rappellent une vérité mainte fois vérifiée " les textes seuls ne sont pas suffisants pour une véritable réforme en profondeur. Encore faut-il aussi compter avec la fusion des mentalités, la synthèse des cultures associées et l’apparition d’un savoir-faire commun ". (Sur le sujet, voir les consacrés à Alain Bauer).

L’article d’Alain Chouet " Les services extérieurs face à la menace terroriste " revient sur cette menace qui à certains moments de notre histoire a été qualifiée comme la préoccupation numéro 1. J’en retire quelques belles citations :
" Contrairement à un cliché complaisamment répandu, le terrorisme n’est jamais " aveugle " et c’est à dessin qu’il frappe des " innocents " (que dirait-on d’ailleurs d’une violence qui frappe des " coupables " ?). Car le but du terrorisme est de terroriser (…) de tétaniser et de diviser un adversaire supérieur en force et en nombre, d’annihiler sa capacité de résistance collective … ".
Sur la médiatisation des actions terroristes, et le rôle des politiques : " C’est exonérer sa responsabilité à bon compte et entrer dans le jeu des terroristes que de faire de la surenchère à l’horreur, de donner une importance exagérée à leur action, de répondre de manière démesurée à leurs attaques et de faire "monter les enchères" ".

Alain Juillet traite du " Renseignement économique en France ". Il présente notamment les pratiques des Japonais, Soviétiques et Américains en la matière. Et revient sur l’importance d’une coopération entre le public et le privé " dans un esprit de partenariat où chacun doit être gagnant-gagnant dans une sorte de fertilisation croisée ".

Patrick Moreau dans un long et passionnant article présente les pratiques des Services des pays du système communiste de 1917 à 1990. L’auteur postule que " sans cette efficacité de l’espionnage communiste, le système soviétique serait entré bien avant les années 80 en crise ". Et ce n’est pas fini : " Les réseaux d’espionnages installés de part le monde par les services soviétiques jusqu’en 1991 ont en majorité survécu à la disparition de l’URSS et sont intégrés dans les activités d’espionnage russe contemporaine ".

On peut être frappé par deux choses : D’une part la force de la répression (entendre la liquidation des opposants politiques) opérée par ces services avec à leur actif des centaines de milliers de morts. D’autre part le climat d’oppression qui devait en résulter : ces pays étaient littéralement quadrillés par des informateurs. " Le MfS** tenait le record, avec en 1989 91015 collaborateurs, soit 1 tchékiste pour 180 habitants en RDA. En URSS, le rapport était de 1 à 595 ". Outre l’effet " nombre ", comme les réseaux étaient multiples, redondants, s’observant les uns les autres, il n’était possible de se fier à personne.

Jean-Pierre Ferey a eu la chance d’avoir " Portes ouvertes à la DRM*** ". On le suit dans sa visite d’un endroit qui n’avait jamais été auparavant ouvert à un journaliste.

Enfin, Philippe Charrier conclue ce dossier en rappelant l’importance de " L’irremplaçable renseignement humain ". Chaque outil du renseignement (voir, entendre, collecter, sentir, prouver, interpréter) est illustré d’anecdotes évocatrices.

Onze articles en tout (je ne les ai pas tous repris) qui donnent une bonne compréhension, loin des james-bonderis, de ce qu’est cet outil indispensable de souveraineté.
Laissons le mot de la fin à l’Amiral Lacoste " Le secret d’Etat est légitime au même titre que le respect de la confidentialité de la vie privée ".

Jérôme Bondu

Site de la
revue Défense de l'IHEDN.

* Comme le dit avec humour un des coauteurs de ce dossier, le renseignement est sans aucun doute possible le plus vieux métier du monde, car avant que n’existe la prostitution, il fallait bien savoir où trouver les prostituées…

** MfS : ministère de la sécurité d’Etat en RDA (Ministerium fûr Staatssicherheit). 91 015 collaborateurs / 174 000 informateurs.

*** DRM : Direction du Renseignement Militaire

Par Jerome Bondu - Publié dans : Gestion des risques - Communauté : Veille stratégique
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Jeudi 22 mai 2008 4 22 /05 /Mai /2008 08:16

On s’avait déjà qu’un certain nombre de pays peu srupuleux avec les libertés individuelles pouvaient saisir votre ordinateur portable à votre arrivée d’avion lors du contrôle des douanes.

Bruno Kerouanton, spécialiste reconnu du monde la sécurité, et qui va intervenir au Club IES en juin ou juillet, revient sur le sujet dans un des derniers billets de son blog. Dans « Vous prendrez bien l’avion ? » il nous apprend que même des pays amis (Etats-Unis, Angleterre) se sont mis à autoriser la confiscation de matériel électronique dans les aéroports !

 

Extrait : « A destination de certains pays réputés un peu tatillons, on peut se voir saisir son ordinateur portable pendant la durée du passage aux douanes. Dans les pays les plus indélicats, on risque même de ne pas le récupérer du tout. Dans d’autres, on le récupérera au bout d’un temps plus ou moins long… le temps pour les autorités locales d’en dupliquer les données.

Tout cela, on le savait déjà, du moins je l’espère pour ceux et celles qui voyagent. Là où cela devient plus ennuyeux, c’est que les Etats-Unis se sont mis procéder de la sorte ».

 

Après avoir détaillé ce nouveau phénomène, il donne la marche à suivre de manière très pragmatique pour ne pas se retrouver dans une facheuse situation :

 

« Si possible ne prenez pas votre “vieux” PC qui contient toutes vos données depuis 5 an, mais un ordinateur “dédié” aux voyages dans ces pays, et dont le disque dur est soit neuf, soit totalement réinitialisé (format C: ou la corbeille, ça ne marche pas !!!) par exemple avec un outil gratuit comme celui-ci, DBAN.


Si vous devez malgré tout emmener votre PC de travail, nettoyez-le :

un coup de CCleaner ou équivalent pour nettoyer les fichiers temporaires, les cookies, l’historique et le cache.

- Effacement sécurisé des fichiers et de l’espace libre avec l’outil libre Eraser (qui comprend également l’outil DBAN mentionné ci-dessus) ;

- Archivez tout ce qui n’est pas absolument indispensable (vieux emails, fichiers etc.) sur un média de sauvegarde externe, et détruisez de manière sécurisée (à coup d’Eraser par exemple) ces fichiers du disque ;

- Pensez à éteindre totalement votre ordinateur et à ne pas mettre votre ordinateur en veille ou en hibernation car certaines attaques sont désormais possibles ! »

 

Il donne d’autres recettes, pour le plus intérêt de nos cadres et managers en partance …
Article à lire sur Bruno.kerouanton.net 
 

 

Jérôme Bondu

 
Image : avion Shadok

Par Jerome Bondu - Publié dans : Gestion des risques - Communauté : Veille stratégique
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Jeudi 27 mars 2008 4 27 /03 /Mars /2008 09:41

reseau_echelon.jpg Durant 5 jours des experts sont restés enfermés dans une salle pour simuler une cyber attaque d’envergure … C’est ce que rapporte 01Net.

 

Extraits : « Des dizaines d'experts en sécurité des systèmes informatiques, une quarantaine d'entreprises privées et de nombreuses agences gouvernementales, voici le gros des troupes qui se sont retrouvées mobilisées pour "Cyber Storm II", la dernière simulation de cyberattaque organisée par le gouvernement américain.

 

Pour cet exercice, les participants sont restés cloîtrés pendant cinq jours dans une pièce remplie d'ordinateurs et située au siège des services secrets à Washington, rapporte l'AFP. Les autorités ont dû faire face à quelque 1800 attaques simulées, allant de l'incursion de hackers à une attaque informatique de très grande ampleur. L'information a été rendue publique jeudi 13 mars, après la fin des hostilités, mais il faut dire que le sujet est sensible (…).

 

Selon le Government Accountability Office (chargé d'auditer les politiques du gouvernement), 20 des 24 agences fédérales américaines serait aujourd'hui vulnérables aux cyberattaques. Et celles-ci viennent désormais d'horizons très variés, qui vont du simple hacker au crime organisé, voire à la tentative d'intrusion dirigée par des gouvernements étrangers ».

 

Le site ZATAZ ajoute « Le scénario, des pirates informatiques tentent par n'importe quel moyen d'accéder aux données des ordinateurs du gouvernement des Etats-Unis, du Royaume-Uni et de trois autres pays (Australie, Nouvelle-Zélande et le Canada). »

Comme par hasard on retrouve les 5 membres du réseau Echelon (système mondial d'interception des communications privées et publiques)*. J'en déduis que ce serait donc plus un test de la résistance du réseau Echelon que des structures proprement américaines !
Apparemment cette coincidence n'a pas été relevé par les sources françaises !?
Seule une source australienne l'évoque franchement "It's all part of Cyber Storm II, electronic war games the US is conducting with its military allies, the United Kingdom, Australia, Canada and New Zealand, who are also its partner in the ECHELON electronic surveillance network."
De mémoire, c'est aussi une source australienne qui la toute première avait évoqué l'existance de ce réseau de surveillance ...

 

On se rappelle que des attaques (bien réelles) avaient été perpétrées vers des sites gouvernementaux allemands, français, britanniques, …. (voir billet précédent). Les services chinois avaient alors été montrés du doigt. L'Estonie notamment avait fait les frais trois semaines durant d'une cyberattaque qui a mis à terre les réseaux informatiques de la plus grande banque du pays.

 

Fidèle à leur positionnement, les Etats-Unis communiquent facilement sur ce type d’information. La France, traditionnellement plus discrète, mène aussi très certainement des simulation similaires. C’est du moins à espérer. Le cout de Cyber Storm II ?  6,2 millions de dollars américains.

 

Jérôme Bondu

 

* Echelon est un nom de code utilisé pendant de nombreuses années par les services de renseignements américains pour désigner une base d'interception des satellites commerciaux. Par extension le Réseau Echelon désigne le système mondial d'interception des communications privées et publiques, élaboré par les États-Unis, le Royaume-Uni, le Canada, l’Australie et la Nouvelle-Zélande dans le cadre du Traité UKUSA (UKUSA Agreement). Source : Wikipedia

 

Pour mémoire, le mot yakuza (prononcé yakouza, assez proche de UKUZA) désigne le membre d'un groupe du crime organisé au Japon.

Entre le nom du réseau (Echelon : à consonance française) et le nom du traité (UKUSA : à consonance Japonaise) le contre espionnage américain ne manque ni d’humour ni de culture ;-)  


----------------------------- 


Pour aller directement aux sources :

1/ L'article de Philippe Crouzillacq, 01net., le 14/03/2008

 

2/ L'article de Zataz

 

3/ La présentation de l'exercice par le Homeland Security américain : Fact Sheet: Cyber Storm II: National Cyber Exercise


4/ La source australienne Tech News Review


Par Jerome Bondu - Publié dans : Gestion des risques - Communauté : Veille stratégique
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Vendredi 21 mars 2008 5 21 /03 /Mars /2008 22:34

Vous trouverez sur le site de l’IRIS le rapport (PDF 1,75 mo) d’Alain Bauer au Président de la République, ayant pour titre : «Déceler-Étudier-Former : une voie nouvelle pour la recherche stratégique. Rapprocher et mobiliser les institutions publiques chargées de penser la sécurité globale» 

Outre Alain Bauer, président, la mission comportait les membres suivants :
- Philippe DELMAS, président de Ph D Associates
- Valérie DEROUET, directeur des affaires Homeland Security, Areva
- Cédric LEWANDOWSKI, contrôleur général, EDF
- Xavier RAUFER, criminologue, DRMCC Paris II
- Pierre V. TOURNIER, directeur de recherches au CNRS, Centre d’histoire sociale du XXe siècle (Université Paris 1 Panthéon Sorbonne)

On y lira notamment pages 40, 41 et 42, trois propositions d’organigrammes : missions, liens, structures.

Sur le même site vous pourrez visionner une
interview d’Alain Bauer.

Jérôme Bondu

Par Jerome Bondu - Publié dans : Gestion des risques - Communauté : Veille stratégique
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