Je vous recommande le très bon article de Karim Emile BITAR chercheur associé à l'IRIS. Sous le titre “L’Iran est aujourd’hui une puissance incontournable avec laquelle les USA vont traiter” l’auteur traite de toute la géopolitique de la région. Voici quelques extraits.
Il parle de la "guerre froide arabe" qui oppose partisans et opposants de l’Iran : les pays arabes pro-américains (ou " modérés ", Egypte, Jordanie, Arabie Saoudite…) « ont aujourd'hui pour objectif principal l'endiguement de l'Iran, qu'ils accusent de vouloir étendre son influence du Golfe persique jusqu'au bassin méditerranéen. »
Il rappelle que « le régime iranien fut en effet le seul bénéficiaire de l'invasion américaine de l'Irak. » et s’est de ce fait renforcé.
Quelle alternative ? « Si l'Amérique et l'Iran réussissent à mener à bien leur " grand marchandage " sur la question nucléaire, sur l'avenir de l'Irak et sur les problématiques libanaise et palestinienne, nous assisterons à une détente régionale. Si par contre, les négociations échouent, la guerre froide régionale reprendra de plus belle. »
Concernant la récente guerre de Gaza : « nous assistons aujourd'hui à une "dé-palestinisation" de la cause palestinienne, qui devient un champ d'affrontement entre les deux axes ci-dessus évoqués. Comme le Liban, la Palestine devient une caisse de résonance des conflits régionaux. »
Il insiste enfin sur la « montée en puissance de ces deux puissances non-arabes que sont l'Iran et la Turquie », et espère éviter que « ne se propagent en occident ces visions binaires et biaisées ».
A lire !! L’article est paru dans L’Observateur - Maroc, le 23 janvier 2009.
Repris sur le site de l’IRIS . Voir l'annonce de la conférence sur l'Iran le 10 février.
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On ne peut être que ravis qu’accède à la présidence des Etats-Unis quelqu’un qui semble incarner des forces de
solidarité, d’équité, de courage et de justice. Quelqu’un qui, de par son parcours, a démontré son courage et sa détermination. Un métis que les américains voient comme ressortissant de la
communauté noire, quarante ans après l’assassinat raciste de Martin Luther King.