Présentation

Flux RSS

 Paperblog : Les meilleurs actualités issues des blogs

Add to Jamespot  http://www.wikio.fr Follow jeromebondu on Twitter

W3C

  • Flux RSS des articles

Ecologie

Samedi 14 juillet 2007 6 14 /07 /Juil /2007 15:48

Nucléaire : comment se faire sa propre opinion entre informations et désinformations ?

J’ai assisté à une conférence intéressante du Club des Vigilants (http://www.clubdesvigilants.com) sur le nucléaire. J’en retire un certain nombre d’informations, et autant de réflexions et de questions, que je soumets à votre sagacité. Ces quelques éléments ne sont pas un compte-rendu de la conférence, et je ne suis pas un spécialiste de ce sujet. Voyez plutôt ce post comme une invitation au débat.

 

Les besoins en énergie…
Les besoins sont énormes et ne devraient pas baisser ! Comment les satisfaire ?
Les énergies renouvelables ne sont pas pour l’instant la panacée.
- L’hydraulique :  Elle est à saturation, en Europe et aux Etats-Unis. Certes, des pays comme  le Brésil ou le Canada gardent un potentiel hydroélectrique énorme, mais si cette énergie primaire ne produit pas d’effet de serre, elle a comme les autre un impact environnemental. De plus, elle peut se révéler vulnérable aux modifications de régimes hydrauliques, donc aux changements climatiques.
- L’éolien  et le solaire sont soumis à l’aléa météorologique. De plus, l’éolien ne peut délivrer d’énergie que dans une « fourchette » de vitesses de vents assez limitée, qui exclut et les périodes trop calmes et les coups de vent un peu forts. En définitive, le rendement global est assez faible. Cela impose de doublonner les installations de production pour pallier les périodes de creux. Et de toute façon, ces sources d’énergies sont très insuffisantes pour couvrir les besoins actuels.
- Le géothermique profond (aller chercher la chaleur de la terre) semble en butte à des problèmes techniques importants. De plus, les industriels qui sont les mieux placés techniquement pour tester cette solution sont … les pétroliers.
- Il y a évidemment les économies d’énergie, qui représentent un gisement généralement estimé à 25 ou 30 % de la consommation. Mais cette estimation ne vaut que pour les pays développés.
- Notons également que toutes les sources d’énergie citées dans ce blog sont des sources d’énergie « fixes ». Elles conviennent bien pour fabriquer de l’électricité, faire tourner des usines, chauffer des habitations. Mais une grande partie des besoins en énergie est due aux besoins de transport qui exigent (excepté le train) une source d’énergie mobile (voiture, navires, avions, …). Trois solutions :
o Restreindre les transports
o Rester dépendant d’une source d’énergie fossile (essence) pour les transports, et accepter l’effet de serre induit,
o Stocker l’électricité : accus, hydrogène+piles à combustible, etc. Aucune de ces filières n’est actuellement entièrement satisfaisante. La compacité des accus reste insuffisante pour la plupart des véhicules, et le stockage (ou la fabrication embarquée) de l’hydrogène pose des  problèmes non encore résolus.

 

Les solutions et les risques …
Il n’y a que le nucléaire qui semble pouvoir remplacer les énergies thermiques fossiles. Mais des problèmes importants subsistent :
- Les réserves : On estime les réserves d’uranium 235 (utilisé pour les réactions à fission) à une centaine d’années.
- Les déchets, dont le stockage fait reporter sur les générations futures le poids de notre consommation actuelle (cela n’est pas sans faire pense à la dette de la France).
- L’armement. La banalisation du nucléaire civil n’est pas sans conséquences militaires. Les pays qui, disposant du nucléaire civil, voudront se doter de l’arme nucléaire, … l’auront. Il ne parait pas possible de « gendarmer » l’acquisition de cette arme.

 

 
La technologie et le temps …
- L’échelle de temps pour ces questions varie entre le quart et le demi-siècle. Les décisions d’aujourd’hui impacteront nos enfants et petits enfants.
- Nous vivons une course de vitesse entre l’augmentation de l’effet de serre, et le développement des énergies « sans effets de serre ».
- Une fenêtre de sortie semble se matérialiser avec la réaction par fusion nucléaire (parfois appelée réaction thermonucléaire contrôlée), qui est moins consommatrice et moins polluante (mis à part la dégradation de l’outil de production). Mais le développement de cette technologie pourrait aboutir au mieux dans 30 ans.
- On peut penser aux surgénérateurs comme autre fenêtre de sortie, malgré l’arrêt de SuperPhénix. Rappelons que cette filière met en œuvre des réactions de fission nucléaire analogues à celles de la filière du nucléaire civil actuel, et qu’elle présente notamment l'avantage de réutiliser les déchets nucléaires produits par la réaction (donc les réserves deviennent nettement supérieures à un siècle, et le problème des déchets est considérablement simplifié), et l'inconvénient de soulever de grosses difficultés technologiques. En France , les réacteurs Phenix , qui fonctionne encore, et SuperPhenix (ce dernier, arrêté par Lionel Jospin, était situé à Creys-Malville) utilisent cette filière. Si elle pouvait déboucher (grosse question !) la soudure entre le « mix » énergétique actuel et une solution plus durable ( fusion nucléaire? Changement de civilisation ?) serait beaucoup moins problématique.

 

Les décisions …
S’il est évident que certains problèmes de « haut niveau » prendront un certain temps à être tranchés il est des décisions qui peuvent êtres prises à des niveaux locaux. La force des actions collectives et individuelles ne doit pas être minorée. Ainsi, la lutte contre le gaspillage doit être un réflexe individuel plus qu’une directive étatique.

L’information et la désinformation
Dans un blog sur l’IE, il est normal que l’on revienne aux fondamentaux, c’est à dire aux informations disponibles, et aux questions pertinentes (il paraît que la véritable intelligence n’est pas d’apporter des réponses, mais de poser les bonnes questions !).
L’énergie est un secteur à enjeux tellement importants que toutes les « manipulations » sont possibles.
Durant la conférence est apparu un questionnement sur Tchernobyl. Combien de morts ? Quels effets sur les populations ? Quels enjeux économiques ? L’intervenant a posé le problème de la couverture médiatique de cet événement.


Texte écrit par Jérôme Bondu et Alain Bondu

---------------------------

Voici quelques liens pour se faire sa propre opinion :

Ministère de l’Ecologie, du développement et de l’aménagement durable : http://www.industrie.gouv.fr/energie/nucleair/f1e_nuc.htm

Autorité de Sûreté du Nucléaire : http://www.asn.fr/

Commissariat à l’Energie Atomique : http://www.cea.fr/

Agence pour l’Energie Nucléaire (agence de l’OCDE) : http://www.nea.fr/

Société Française d'Énergie Nucléaire : http://www.sfen.org/

Groupe Areva, leader mondial du nucléaire : http://www.arevagroup.com

Association des Ecologistes Pour le Nucléaire : http://www.ecolo.org/base/basefr.htm

Groupe politique Les Verts : http://www.lesverts.fr/rubrique.php3?id_rubrique=112

Stop EPR : http://www.stop-epr.org/

Sortir du Nucléaire : http://www.sortirdunucleaire.org

 

Par Jerome Bondu - Publié dans : Ecologie
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 10 juillet 2007 2 10 /07 /Juil /2007 22:43

Il y a près de 15 ans, alors que j’étais encore étudiant en histoire, un professeur nous expliquait que de nombreuses guerres étaient dues à l’eau, et que cette tendance allaient s’aggraver. A l’époque cette idée était peu répandue. Mais cette prise de conscience précoce a été pour moi la source d’un intérêt constant pour le sujet. Voici une petite synthèse. 


1- L’eau est la dentée par excellence essentielle à la vie. Or les ressources en eau sont très inégalement réparties. Et l’augmentation de la population mondiale allant de pair avec une augmentation de la consommation (la consommation de l'eau a été multipliée par 10 depuis 1900) va exacerber cette inégalité.

« Les principales craintes se portent sur la période qui se situe autour de l'année 2050. À cette date, la Terre devrait compter 10 milliards d'habitants, mais les problèmes d'approvisionnement risquent de priver la moitié de cette population de ressources convenables en eau. »(1)

 

2- L’eau a de tout temps servi d’arme, et ce quelque soit les régions du monde. Quelques extraits issus d’un article de Claire König (2) :

- « En 596 av. J.-C., pour mettre fin à un siège interminable, Nabuchodonosor détruit une partie de l'aqueduc qui approvisionne la cité de Tyr.

- En 1503, lors de la lutte que mène Florence contre Pise, Léonard de Vinci et Machiavel ambitionnent de détourner le cours de l'Arno, pour couper Pise de son accès à la mer.

- En 1938, afin d'inonder les zones menacées par l'armée japonaise, Tchiang Kai-chek ordonne la destruction des digues sur une partie du Fleuve Jaune. En 1939-1945, les barrages de centrales électriques, considérés comme des cibles stratégiques, sont bombardés.

- Au Vietnam (années 1960), de nombreuses digues sont détruites par les bombardements. Selon le Nord du Vietnam, entre 2 et 3 millions de personnes seraient mortes noyées ou de faim par suite de ces attaques.

- En 1999, au Kosovo, les points d'eau et les puits sont contaminés par les Serbes.

La même année, l'explosion d'une bombe détruit la principale conduite de Lusaka, en Zambie, et prive d'eau ses 3 millions d'habitants. »

 

3- La période à venir semble se caractériser par une certaine instabilité. Il n’est malheureusement pas nécessaire de détailler ce point !

 

4- Les guerre conventionnelles (deux armées face à face), sont révolues. Nous allons vers des confrontations asymétriques, avec une utilisation d’armes non conventionnelles. La confiscation, privation, pollution d’eau, à des fins de pression contre l’adversaire est évident. A ce titre, les tentatives de donner à l’eau un statut particulier, qui le place en dehors des confrontations me semble voué à un échec. Ou du moins, ne tiendra pas en cas de conflit.

 

5- Les tensions actuelles surviennent le long de cours d'eaux traversant plusieurs pays . On compte parmi les zones de tension actuelles :

- Afrique : Le long du bassin du Nil, qui est une ressource vitale pour l'Égypte et dans une moindre mesure pour le Soudan. L'Ethiopie, où la plus grande partie du bassin prend sa source, envisage de construire plusieurs dizaines de barrages.

- Autour du fleuve Congo et du Lac Victoria, qui bordent l'Ouganda, le Kenya et la Tanzanie. - Proche Orient : Entre Israël et l'Autorité palestinienne à propos de la vallée du Jourdain et du plateau du Golan.

- Asie : Autour du fleuve Amour, entre la Chine et la Russie.

- Amérique du Sud : entre le Chili et la Bolivie à propos du rio Silala. Entre le Pérou et la Bolivie à propos du détournement du Rio Mauri.

- Amérique du Nord : Entre les États-Unis et le Mexique : les États-Unis exploiteraient le fleuve Colorado de manière abusive, tandis que le Mexique polluerait le Río Grande dont ont besoin les agriculteurs texans.

 

Que faire ? Il n’y a pas de réponses faciles, mais un faisceau d'actions complémentaires : Certainement apprendre à économiser l’eau dans le cadre de notre vie domestique. Diffuser autour de nous le respect de cette denrée rare. Renforcer les contrôles et les obligations pour les industriels indélicats (pollution de rivières par rejet de produits chimiques, dégazage en mer, …). Améliorer les systèmes de dessalement d’eau de mer …

 

Sources :

(1) http://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_de_l'eau

(2) http://www.futura-sciences.com/fr/comprendre/dossiers/doc/t/philosophie/d/geopolitique-et-guerre-de-leau_622/c3/221/p3/

 

 

Par Jerome Bondu - Publié dans : Ecologie
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 4 décembre 2005 7 04 /12 /Déc /2005 21:16

Vers le milieu des années 90, je m’étais formulé l’idée que « l’eau » aurait dès le début du 21 eme siècle autant de valeur que le pétrole. Qu’elle serait ouvertement une monnaie d’échange, un enjeu territorial, la cause de guerres, … Un partie de ces éléments sont déjà installés dans notre quotidien géopolitique. D’où l’importance pour la France de préserver cet « or bleu ».

 

 

 

 

Je vous livre une autre réflexion : parmi ce qui fait aujourd’hui l’attractivité économique d’un territoire, on trouve pêle-mêle : le rapport qualité/coût de la main d’œuvre, le réseau de transport, la proximité de centres économiques, la stabilité politique, …

A partir de quand rentrera en ligne de compte le degré de pollution ?

La qualité de l’air que l’on respire, la qualité de l’alimentation, de l’eau, rentrera tôt ou tard en ligne de compte. Ce n’est qu’une question de temps.

Il faudra attendre sans doute quelques catastrophes pour que cela devienne une réalité : le jour où une entreprise* installée sur un site sera obligée de déménager parce que la zone aura été polluée durablement, avec une atteinte à la santé de ses salariés, sera sûrement le point de départ de prise en compte de ce nouvel indicateur d’attractivité territorial.

(* Je parle bien sûr d’une entreprise occidentale, ou tout du moins, avec un degré élevé de respect de ses salariés.)

 

Jérôme Bondu

 

 

 

Par Jerome Bondu - Publié dans : Ecologie
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Sondage sur les réseaux

Participez au sondage sur la pratique des réseaux humains, mis en place par Inter-Ligere ! Cela ne vous prendra que 5 minutes, et vous recevrez les résultats. Cliquez ici.

Recherche

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés