Géopolitique

Lundi 20 avril 2009 1 20 /04 /Avr /2009 22:26

Si vous doutez que la France puisse apprendre du Maroc en matière d'intelligence économique, je vous recommande l'intervention de M. Abdelmalek Alaoui.

M. Alaoui, est intervenu au Club IES sur le développement de l'IE au Maroc. Sa conférence brillante a été filmée par Mounir Rochdi, éditeur de Veille.ma, que je remercie chaleureusement.

Si nous brillons dans la réflexion conceptuelle de l'IE, peut être péchons-nous dans l'action.
En tout cas, il n'est jamais mauvais de se comparer aux autres, surtout si ce sont des "disciples" qui nous ont attentivement observés.

Jérôme Bondu

 

Pour en savoir plus :

- Voir l’annonce de la conférence.
- Voir le compte rendu écrit.

- Voir la présentation de son dernier livre : IE et guerres secrètes au Maroc.


Par Jerome Bondu - Publié dans : Géopolitique - Communauté : Veille stratégique
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Lundi 20 avril 2009 1 20 /04 /Avr /2009 08:27
Suite à un échange avec Salima Kriaa Medhaffer sur l'IE en Tunisie, voici  ci-dessous ses remarques.

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1- La conscience de l'intérêt de pratiquer la veille stratégique est présente depuis au moins 4 ans Tunisie. Mon travail de terrain date de 2005 et dès cette époque j'ai pu constater que les PME/PMI tunisiennes s'intéressent à une pratique qu’il considéraient comme nécessaire pour la compétitivité de leur entreprise.

2- Il y a eu énormément d'effort dans les structures étatiques comme M. Poincloux l'a bien souligné ... mais qui n'ont pas abouti, à l’exemple de ce qui s’est passé au CEPEX (j'ai suivi ce projet car mon équipe de recherche a été sollicitée). C’est souvent le cas pour les structures qui pensent que faire de la veille c'est investir dans un logiciel super puissant pouvant faire des recherches Internet selon une liste de mots clés... mais qui débouchent parfois sur du temps et de l'argent perdus !

3- Concernant l'appel d'offre du ministère de l'agriculture pour la mise en place d'une cellule de veille (qui date de 2006-2007) je connais l'agence qui a eu l'appel d'offre ... Le projet est encore inachevé, pour plusieurs raisons mais la principale, est la lourdeur administrative.
 
Il est vrai qu'il ya beaucoup à faire en Tunisie, sachant qu'il y a une forte demande depuis plusieurs années.
La volonté y est, mais l'action ... est parfois difficile !
 
Salima Kriaa Medhaffer
Docteur en gestion des Systèmes d’information.

Lire le CR de la conférence sur l'IE au Maroc, et une réaction sur l'IE en Tunisie.

Par Jerome Bondu - Publié dans : Géopolitique - Communauté : Veille stratégique
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Dimanche 19 avril 2009 7 19 /04 /Avr /2009 11:21

Suite à la conférence de M. Alaoui sur le développement de l’intelligence économique au Maroc, Damien Poincloux, qui a assisté à la conférence, m’a proposé sa vision du développement de l’IE en Tunisie. Pays dans lequel il a eu l’occasion de faire un stage en IE récemment.
J’en profite pour dire que M. Poincloux est à la recherche d’une opportunité d’emploi ! Vous pouvez le joindre à cette adresse mail :
dpoincloux45 (at) orange.fr

Jérôme Bondu


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Suite à l’intéressante intervention de M. Alaoui sur « l’Intelligence économique et Maroc », je me permets de vous envoyer ces quelques remarques.


Nous pouvons voir que l’IE retient l’attention d’un nombre grandissant de pays, notamment en voie de développement économique. Mais si le royaume chérifien l’a mis en place depuis longtemps, ce n’est pas le cas de tous, notamment de la Tunisie.

M’intéressant à l’économie maghrébine et ayant eu l’occasion d’effectuer un long séjour en Tunisie, j’ai pu y observer la place de l’intelligence économique.


Intérêt tardif : Les premiers indicateurs d’intérêt (visibles) semblent remonter au début 2008. Pourquoi si tardivement ?

On peut hasarder que l’orientation de l’industrie vers la sous-traitance, le tourisme low-cost et les financements internationaux, aient freiné l’adoption d’une gestion proactive des informations !

L’intérêt qui apparaît dans les institutions publiques est souvent poussé par des représentants de celles-ci à titre individuel. Comme il m’a été donné de voir au sein du Cepex, institution devant conseiller et accompagner les entrepreneurs tunisiens sur les marchés extérieurs.

En outre, dans un pays où l’Etat « assiste beaucoup », payer un service reste difficile et implique une culture du changement.

Et puis comme en France, il y a une interrogation sur le « retour sur investissement » de la démarche.


Les besoins sont néanmoins réels : Il y a eu un exemple récent du manque de veille stratégique et de prospective au niveau de l’agriculture. La Tunisie comme ses voisins algérien et marocain investit beaucoup sur l’agriculture pour développer son économie. Et lors d’une conférence, les représentants européens ont indiqué au public tunisien que des accords avaient été signés avec l’Egypte, et que la Tunisie pourrait effectuer les mêmes démarches. Le problème est que l’Egypte, économie concurrente, prend une longueur d’avance, et surprend les Tunisiens.


Changement : Je n’ai pas détecté beaucoup de structures ayant mis en place une dynamique de veille. Toutefois, l’intérêt pour le sujet existe désormais, et ceci à tous les niveaux : que ce soit universitaire, au niveau privé (au sein de l’Institut Arabe des Chefs d’Entreprise ou l’Ordre des Experts Comptables), ou au niveau public, notamment territorial (CCI de Tunis, …).

Le choix de se replacer dans le marché mondial, fait naître de nouveaux besoins en intelligence économique afin de se mettre en position de prévoir de nouvelles opportunités, d’élargir ses champs d’action, de créer un nouvel élan de croissance.

Comme pour le Maroc, il y a un travail d’adaptation de l’IE à la Tunisie, à ses besoins, objectifs et culture entrepreneuriale.


Un exemple d’appropriation : Suite à « la crise des subprimes », la Banque de Tunisie a mis en place une structure d’intelligence économique, pour anticiper les éventuels futurs décrochages des marchés financiers. L’initiative est intéressante, même si le marché financier tunisien n’est pas complètement intégré au marché financier mondial, donc peu sujet aux dérives. Cette cellule pourra être utile par exemple pour détecter de nouveaux placements à des investisseurs refroidis par les erreurs de monde boursier.


Rôle de la France : Lors d’un séminaire, une question concrète fut posée concernant l’appui possible de la France pour la mise en place de l’intelligence économique en Tunisie. Comme le Maroc, la Tunisie cherche à s’inspirer des travaux initiaux menés en France sur le sujet.

Des séminaires sur les outils disponibles (outils de veille) ont été organisés, mais semblent plus ouverts à des acteurs européens qu’aux acteurs économiques Tunisiens.


Comment adapter au mieux l’intelligence économique à la culture de l’information en Tunisie ?

La France a certainement un rôle à jouer en apportant un savoir faire dans le cadre d’une « coopétition » (coopération – compétition) intelligente !


Damien Poincloux

Par Jerome Bondu - Publié dans : Géopolitique - Communauté : Veille stratégique
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Mercredi 15 avril 2009 3 15 /04 /Avr /2009 18:18
Cet appel est venu du sommet de l’Etat, lancé par Nicolas Sarkozy lors de son voyage surprise à Bagdad. Et de fait, les relations franco-irakiennes s'intensifient.


Les signes d’une reprise des relations économiques sont importants :
- outre, la visite en Irak, le 10 février, de Nicolas Sarkozy qui avait rencontré le premier ministre irakien, Nouri al-Maliki,
- il y a eu des visites de ministres irakiens à Paris,
- les deux pays réactivent leur commission mixte économique après plus de vingt ans d'interruption,
- notons aussi la construction prochaine d'une nouvelle ambassade de France à Bagdad, et de deux consulats, l'un à Erbil et l'autre à Bassora,
- enfin le vice-président irakien, Adel Abdel Mahdi, effectue une tournée de trois jours en France (du 13 au 16 avril) et a déclaré souhaiter attirer des investissements français dans le secteur pétrolier (AFP).

La France doit «participer au développement économique de l'Irak» a déclaré le chef de l’Etat. L’estimation du cout de la reconstruction est de 400 milliards de dollars !

Par contre, comme le souligne les experts le manque de connaissance du terrain freine le retour des entreprises.

Dans ce cadre, la société Inter-Ligere s’est associé aux meilleurs spécialistes de la zone pour proposer un service de veille sur les opportunités d’affaires en Irak, l’aide à l’investissement, la sécurisation des affaires et la mise en relation avec les parties prenantes irakiens.

Pour toutes informations contact (at) inter-ligere.net
Par Jerome Bondu - Publié dans : Géopolitique - Communauté : Veille stratégique
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Dimanche 12 avril 2009 7 12 /04 /Avr /2009 10:10

 

Développement de l’intelligence économique au Maroc

Animé par Abdelmalek Alaoui

 

   




Compte-rendu de la conférence du 7 avril 2009, organisée par le Club IES (AAE IAE de Paris), et rédigé par Jérôme Bondu. Le CR est téléchargeable en format PDF.

 

 

Intervenant

Moulay Abdelmalek Alaoui a participé à la politique de développement de l’IE au Royaume. Il est depuis 2008 associé-gérant de Global Intelligence Partners, cabinet marocain de conseil en IE.

M. Alaoui est aussi président du Forum Francophone des Affaire au Maroc. Il intervient régulièrement en conférence, et est l’auteur de l’ouvrage " Intelligence Economique et Guerres Secrètes au Maroc " aux éditions Koutoubia (Paris, groupe Alphée).

Thème

Le Maroc est sans doute le pays francophone qui s’intéresse le plus à l’intelligence économique, et ce depuis de nombreuses années. Pourquoi le royaume chérifien s’y intéresse-t-il ? Comment s’y adapte la dynamique d’intelligence économique ? Quels sont les modèles suivis ?

Le compte rendu répond à ces questions au travers des points suivants:

- L’intérêt pour l’intelligence économique
- Les problèmes à dépasser
- L’adaptation aux réalités marocaines
- Les premiers résultats et … nouveaux défis


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A- L’intérêt pour l’intelligence économique


Le Royaume du Maroc s’intéresse depuis plus d’une décennie à l’intelligence économique.

Les ferments de cet intérêt se sont développés au tournant du millénaire. L’année 1999 a été marquée par de nombreux changements sur la scène internationale. Elle a vue l’arrivée d’une nouvelle génération de chefs d’Etat, généralement plus jeunes, dans un monde plus connecté, et qui ont eu besoin de systèmes d’informations adaptés aux nouveaux enjeux.
Au Maroc, cela coïncide avec l’accession au pouvoir du roi Mohamed VI, accompagné par une nouvelle génération de techniciens de très haut niveau. Ces derniers vont être confrontés à des enjeux inédits.

Parmi les éléments déclencheurs, qui ont marqué les esprits marocains, M. Alaoui rappelle l’affaire des faux contrats émiratis. Il s’agissait de faux dirigeants émiratis, qui ont fait croire qu’ils avaient un besoin de main d’œuvre équivalent à 30 000 personnes. Cette escroquerie visait à soutirer à l’Etat l’équivalent par personne de 80€ pour mener les frais liés aux tests médicaux obligatoires avant embauche.
D’autres affaires(1) ont souligné l’importance d’un système d’intelligence économique, voir de "due diligence"(2), pour lutter contre des agressions économiques d’un nouveau type.

La réaction face à ces affaires, a été à la hauteur de la prise de conscience. Un processus profond s’est engagé. D’autant que -comme le rappelle avec un sens de la formule M. Alaoui- la monarchie marocaine a « un mandat Biologique » et non électoral. Ce qui lui permet une vision à long terme qui dépasse les échéances de 4, 5 ou 10 ans.
Outre des structures (comme l’Association Marocaine de l’Intelligence Economique) il a été décidé au plus haut niveau de poser un cadre conceptuel en IE pour le Maroc.

 


B- Les problèmes à dépasser


La construction de ce cadre conceptuel a nécessité un profond travail de réflexion pour éviter certains écueils.

Le premier écueil a été d’éviter le " tropisme français " en IE. En effet, à la suite du rapport Martre en 1994, la France a développé une réflexion et une expertise forte sur l’intelligence économique. Il était important de s’inspirer du meilleur, mais de ne pas tomber dans un le " copier-coller " pour adapter au mieux la doctrine IE aux réalités marocaines. Ce travail de distanciation n’a pas été évident. Comme le dit avec humour M. Alaoui, en 2004 le Maroc a organisé 14 conférences sur l’IE, dont pratiquement tous les intervenants étrangers étaient français.

Le second écueil a été la recherche rapide de résultats. L’engouement pour l’IE a permis le développement rapide de cellules d’IE dans les ministères et les agences nationales. Mais ce développement accéléré a pu parfois être contre productif :

- Avec un développement rapide, on serait en droit d’attendre des résultats rapides. Or on sait que le calcul du retour sur investissement est délicat en matière d’IE.

- Certaines cellules ont été très (trop) sollicitées dès le départ, et n’ont pu satisfaire les demandes.

- D’autres cellules, inversement, ont été placées dans une situation où elles devaient d’abord " faire leur preuve ", avant de recevoir des " demandes ". Cette première étape étant parfois difficile à franchir, certaines ont pu se retrouver sous-utilisées.

Résultat : certains ministères ont pu abandonner cette dynamique d’implantation de cellules d’IE, parfois installées trop rapidement.

Dernier écueil : on peut regrouper un certain nombre de points, notamment l’absence de culture de veille stratégique, le manque de passerelle entre le public et le privé, et aussi le culte de l’ingénieur.

Le Royaume du Maroc a su néanmoins dépasser ces différents obstacles pour développer sa propre doctrine IE.

C- L’adaptation aux réalités marocaines

La maturation de la doctrine s’est appuyée sur les plans Emergences I et II développées dans le cadre de la mission du Cabinet McKinsey, qui visait à déterminer les "avantages compétitifs du Maroc".

Cette doctrine a été développée par une observation et une analyse des meilleures pratiques extérieures et des forces intérieures. Le Maroc est un pays aux confluents de différentes influences(3). Il n’est donc pas étonnant que la doctrine d’IE vise à favoriser l’émergence d’un " marocain hybride " cherchant à capter le meilleur de ces différentes influences. Avec son sens de la formule, Abdelmalek Alaoui résume un pan de la doctrine d’IE comme étant pour le " nouveau marocain " ou le " marocain hybride " le fait " d’observer comme les Chinois, d’analyser comme les Français, et d’agir comme les américains ".
 

A quoi cela correspond-il ?

- Observer comme les Chinois, nécessite selon M. Alaoui de mettre en place un système de surveillance du web. Internet est déjà le lieu d’expression de forces de pression de toutes sortes. Nous sommes ici au delà de l’expression populaire, mais dans les jeux d’influence au service des grands groupes de pression ou des nations. Les attaques en termes d’images ont des répercussions directes et bien réelles sur l’économique, le tourisme, … Suivre ces " jeux d’influence ", et se donner le moyen de leur répondre, de faire une contre influence, relève de la légitime défense. C’est se donner les moyens de se battre à armes égales.

- Analyser comme les Français, relève notamment du principe de précaution. Ce " principe de précaution " que M. Alaoui considère comme un " legs de la France ", doit être un élément structurel de la démarche d’IE. De même que cela doit s’accompagner d’un effort de formation de haut niveau. Il est ainsi symptomatique que l’IEP installe un pôle au Maroc.

- Agir comme les Américains, c’est avoir le pragmatisme économique de nos amis d’outre-Atlantique. Bill Clinton a imposé le standard : il faut saisir toutes les opportunités économiques par tous les moyens légaux à disposition.

D- Les premiers résultats et … nouveaux défis

Pour finir, M. Alaoui présente les premiers résultats de l’application de cette doctrine. Il cite notamment les réussites de Maroc Télécom en Afrique subsaharienne face à des compétiteurs européens, et le développement de cette société au rang des grandes entreprises internationales de communication. Dans les différents appels d’offres auxquels la société marocaine à répondu, un usage extensif a été fait des cartographies relationnelles et des réseaux (partie intégrante d’une démarche d’IE).

Au delà du "Marocain hybride", un autre challenge attend le Royaume, en matière d’intégration régionale. Selon M. Alaoui cette volonté doit être politique et économique, avec comme corolaire :

- le rapprochement du couple Maroco-Algérien comme moteur économique du Maghreb. Si Taiwan et la Chine ont pu le faire, ainsi que la France et l’Allemagne, pourquoi pas le Maroc et l’Algérie ?

- le développement du marché économique des cinq pays du grand Maghreb (Algérie, Libye, Maroc, Mauritanie, Tunisie),

- la fixation de la population et la fin d’un exode des cerveaux qui prive le pays d’une partie de ses richesses.

L’intelligence stratégique saura-t-elle apporter des réponses pour ces nouveaux défis ? Affaire à suivre…

Jérôme Bondu

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Notes :
1- Voir
l’interview de M. Alaoui par la chaine France24, dans laquelle il présente « l’affaire des babouches ».

2- Sur la définition de la « due diligence », voir le
compte rendu de la conférence de M. Lavoizard.

3- [NDLR : La Maroc est ouvert à des influences multiples : Pays arabe, peuplé de berbères, et ayant une frontière sud qui débouche sur l’Afrique noire. Pays qui a connu une influence espagnole et française, mais dont la décolonisation s’est faite relativement sans heurts (comparé à l’Algérie ou le Vietnam). Pays musulman, mais ayant protégé ses citoyens marocains de religion juive. Pays actuellement courtisé par les grandes puissances, notamment américaine et chinoise.]

On pourra aussi utilement lire l'étude sur les pratique en
IE des sociétés marocaines.

Par Jerome Bondu - Publié dans : Géopolitique - Communauté : Veille stratégique
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