Stratégie

Jeudi 3 janvier 2008 4 03 /01 /Jan /2008 10:13

Le mot tourisme vient de l'anglais "tour". Au début du siècle, faire son "tour" permettait aux jeunes britaniques aisés de prendre connaissance  des pays du continent. Loin de la notion de "tourisme" actuelle, loin des aspects vacances et repos que ce mot véhicule aujourd'hui, le "tour" permettait de se mettre au parfum des techniques les plus avancées, des idées à reprendre, des opportunités de business. C'était -vous l'avez compris- de véritables voyages "de veille" et d'intelligence économique.

Plusieurs articles de mon blog traitent de l’importance du tourisme en France. Loin de vouloir transformer notre pays en « DisneyLand » comme l’a déclaré avec provocation un officiel américain il y a quelques années, ce secteur revêt une importance stratégique (voir le compte rendu de la conférence du Club IES, les articles sur l’intelligence culturelle qui présentent notamment les sites de Jean-Philippe Mousnier, et Pierre Gueydier).

La direction tourisme du MINEFI s’est dotée d’un
site très performant. Il donne accès (peut-on lire sur le site)  « à trois espaces collaboratifs : un espace dédié à l'intelligence économique à travers un dispositif de veille partagée, un espace ressources permettant l'accès aux connaissances, et un espace d'apprentissage qui héberge des groupe de travail sécurisés et offre des outils pédagogiques et des aides à la formation d'une communauté de pratique dans le tourisme ».

Le fait même que ce site emploi le terme « intelligence économique » n’est pas anodin.

Un article de 
Bases-Publications, société dirigée par François Libmann qui a été longtemps président de SCIP France, apporte quelques précisions sur ce site « Animé par la mission d'information et de veille de la direction du tourisme, ce site est une plate-forme collaborative qui s'appuie sur le logiciel K-Portal de la société Kosmos. Cette solution permet de mettre à disposition de publics différents une information cohérente et des services applicatifs personnalisés. »

Un exemple à suivre pour d'autres ministères…

Jérôme Bondu

Site Veille Info Tourisme :
http://www.veilleinfotourisme.fr/
Site de la direction au tourisme : http://www.tourisme.gouv.fr/fr/home.jsp 

Par Jerome Bondu - Publié dans : Stratégie
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Vendredi 30 novembre 2007 5 30 /11 /Nov /2007 09:49
 
L’Agence France-Presse (AFP) est connue de tous. Elle fait partie de ces structures qui nous sont familières, mais dont on ne connait en réalité que peu les chiffres.
 
Nous savons que c’est une des plus grandes agences de presse !
Elle figure parmi les grandes agences de presse internationales aux côtés d'Associated Press (Etats-Unis) et Reuters (Angleterre). Elle est la seule de ce club très fermé des trois agences mondiales à ne pas être anglo-saxonne, ce qui lui vaut l’originalité d’une « sensibilité différente ».
 
Héritière de l'agence Havas, créée en 1835, elle est à ce titre la plus ancienne des agences de presse. Aujourd’hui, l’agence comprend plus de 4000 salariés de 81 nationalités différentes. Elle produit entre 400 000 et 600 000 mots quotidiens. 2 à 3 000 photos et 80 infographies par jour. Elle est présente dans 165 pays.
Son bénéfice net attendu est d’environ 3 millions d’euros pour 2007, stable par rapport à 2006.
 
Mais côté chiffre d’affaires et bénéfice, j’ai été surpris d’apprendre …
… que 2007 et 2006 seront les deux premières années de bénéfice depuis … 1979 !!
De plus les abonnements de l’Etat représentent encore près de 40% du budget de l’AFP (109 millions sur un CA total de 280 millions d’euros).
Enfin, le résultat de 2007 a été obtenu « grâce à une bonne maîtrise des dépenses, une forte progression des ventes de vidéos et de contenus multimédias et surtout la faiblesse du dollar, les coûts étant plus élevés que ses recettes en zone dollar » * .
 
Reuters a un chiffre d’affaire de 5 000 millions de dollars, pour un résultat de près de 600 millions de dollars. Il appartient au groupe Thomson.
L'Associated Press fait environ 550 millions d'euros de chiffre d'affaires.
 
On peut être surpris par la faiblesse financière de la structure, qui n’a pas dégagé de bénéfice entre 1980 et 2005 (25 ans). N’importe quelle structure classique aurait été rachetée ou aurait fermée.
 
Rappelons que la devise de l’AFP est … « comprendre le monde ».
 
Jérôme Bondu
 
 * Information parue dans la « Lettre A » édité par Indigo Publications.
 
Par Jerome Bondu - Publié dans : Stratégie
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Mardi 13 novembre 2007 2 13 /11 /Nov /2007 12:31
Le hasard veut que deux de mes messages soit à la « une » de deux blogs importants :

 

Le blog du Club des Vigilants relaye un post dans lequel je me demande si la « France » n’est pas complètement sous valorisée.


"Il est frustrant de voir la place des pays mesurée à l’unique aune de leurs performances économiques. Selon ces critères, et notamment celui de la croissance du PIB, on peut avoir l’impression que la France fait du surplace voir recule. 
Or, à l’image des actions dans le monde de la finance, quelque soit la valeur intrinsèque d’une entreprise, quand il n’y a pas de progression, on a envie de vendre. Parfois de vendre à tout prix. La France ne vaudra-elle plus bientôt qu’« 1 euro symbolique » ?  
Souvenons nous que sur des critères purement comptables, Alain Juppé voulait il y a 11 ans se défaire du fardeau de Thomson, alors entreprise publique, «pour 1 franc symbolique»
.  "

Lire la suite.


 

Le blog IE des Echos, relaye une réflexion sur le développement durable et le patriotisme économique. Ces deux notions pourraient-elles se rejoindre ? 

"Dans l’économie libéralisée et mondialisée, les marges de manouvres pour mettre en place des barrières douanières sont faibles voir nulles. Il n’est de ce fait plus possible de protéger par ce biais entreprises, savoirs faire, emplois. Par contre, la protection des citoyens-consommateurs est fondamentale. "

Comment se protéger, sans utiliser les barrières douanières ? 
C'est la que le développement durable peut jouer un rôle, et paradoxalement replir une mission que le patriotisme économique s'était approprié.
Lire la suite.

 

N’hésitez pas à réagir par vos commentaires …

Jérôme Bondu

Par Jerome Bondu - Publié dans : Stratégie
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Mardi 30 octobre 2007 2 30 /10 /Oct /2007 23:13

Il y a désormais 3 entreprises chinoises, parmi les 5 plus grosses capitalisations du monde, devant deux groupes américains. Côté Chine on compte PetroChina en 2ème position, China Mobile (4ème), et la banque ICBC (5ème). Exxon Mobil reste numéro un, et General Electric passe en troisième position. Microsoft est en 6ème position.

Qu’en disent les analystes ? Cette présence est surtout révélatrice de leur survalorisation. Seules deux d'entre elles sont présentes au sein des 50 plus gros chiffres d'affaires mondiaux, selon les données Bloomberg. La Tribune explique ce phénomène par  « une intense spéculation sur leur devenir, mais aussi le résultat d’une (folle) exubérance de la part des investisseurs chinois sur leur propre place de cotation ».

Cette "bulle spéculative" n’est pas sans en rappeler une autre qui est en train de gonfler artificiellement la valeur de certaines sociétés. Facebook a ainsi été valorisé 15 milliards des dollars par un récent achat de 1,6% de ses actions par Microsoft (6ème  capitalisation au monde). Facebook est une PME de 300 personnes, qui a réussi à attirer environ 50 millions de visiteurs uniques (données de Libération) sur son "réseau social".

Amusons-nous à un calcul simple : si l’on divise la valorisation (15 000 millions) par le nombre de visiteurs uniques (50 millions) on arrive à la conclusion que chaque visiteur unique est valorisé 300 dollars !! Or même avec des tombereaux de publicités ultra-ciblés, il s’en faudra du temps pour que cette valorisation du visiteur unique soit atteinte. André Lévy-Lang* signe une très belle page dans la Tribune du 26 octobre, dans laquelle il s’interroge sur le juste prix du visiteur unique. Il rappelle que cette anticipation du marché sur des ventes publicitaires illimitées a été à l’origine de la bulle de la téléphonie mobile des années 90, puis de la première bulle internet …

En attendant, n’hésitez pas à venir voir mon profil dans Facebook !
http://www.facebook.com/profile.php?id=586327507 **. Je ne compte absolument rien n’y acheter, par contre j’y annonce la prochaine conférence du Club IES. Si je peux, moi aussi, profiter de cet engouement, je ne vais pas me priver ;-)

Jérôme Bondu

 * Ancien président de Paribas
 ** Il faut être enregistré pour pouvoir consulter les profils.

Par Jerome Bondu - Publié dans : Stratégie
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Mardi 23 octobre 2007 2 23 /10 /Oct /2007 09:32

Le 16 octobre, au Palais Garnier, les meilleurs entrepreneurs français de l’année 2006 ont été salués par un public admiratif dans une salle comble.

Cette cérémonie organisée de main de maître par le magazine l’Entreprise et Ernst & Young a vu plusieurs prix décernés : celui de l’entreprise d’avenir, le prix de l’engagement sociétal, …

Il a été rappelé l’importance des moyennes entreprises : Les PME de moins de 500 salariés représentent plus de la moitié de la valeur ajoutée produite en France, représentent 60% des salariés, et ont créés près de 1,8 millions d’emplois entre 1985 et 2000. Rappelons aussi que 19% des entrepreneurs sont autodidacte !

Les présentations et discours des finalistes étaient admirables de simplicité, de bon sens et de dynamisme. Voici quelques extraits piochés sur le livret « L’ambition de grandir – paroles d’entrepreneurs » distribué lors de cette riche soirée.
Rien de révolutionnaire, mais des petites phrases frappées au coin du bon sens :
- « L’échec n’est pas accepté en France » Hervé Hillion, Headlink partners
- « Il faut que l’école explique le rôle des entrepreneurs par le biais de professeurs qui croient à ce qu’ils disent » Denis Payre, Kiala
- « Il y a une grande habitude de travail entre les Allemands et les relations entre PME et grands groupes sont meilleures qu’en France, les effets de réseau sont beaucoup plus forts » Jacqueline Chaize, Danfoss Socla
- « La législation est si compliquée qu’il faudrait embaucher un avocat pour la comprendre »

Le prix de l’entrepreneur a été décerné à Annette Roux et Bruno Cathelinais, dirigeants de l’entreprise familiale Bénéteau. Qu’est ce qui fait leur succès ? Ces deux patrons ont mis en avant un certain nombre de facteurs, dont les sept suivants que je vous livre « bruts » : la capacité d’innovation, la libération de la créativité des collaborateurs, la création d’une culture d’entreprise, la valorisation des collaborateurs, l’écoute, la focalisation vers l’export, et enfin la veille permanente.
Ce leader de la voile, qui fait 1 milliard d’euros de CA, emploi toujours 80% de ses 6 000 salariés sur le site originel en Vendée.

Jérôme Bondu

Par Jerome Bondu - Publié dans : Stratégie
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