VIP Grouporganise les 3ème Assises de l’Intelligence Economique et de la Veille Stratégique à Alger
(Esplanade - Sofitel - les 15 & 16 Novembre 2009).
J'aurai l'honneur d'y faire deux interventions :
- La première sur la gestion de la réputation numérique.
Comment maitriser son Image sur Internet ?
Le 15 de 15h15 à 16h00
- La seconde sur les outils de l'intelligence économique.
Des outils gratuits aux plateformes payantes : Quelles solutions pour la veille sur internet ?
Le 16 de 15h15 à 16h00
Vous trouverez ci-dessous :
1/ la liste des membres du comité scientifique,
2/ le programe,
3/ les archives des assises de l'année dernière.
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1/ Comité Scientifique est composé :
- Alain BEAUVIEUX, Président Ami Software
- Dr F. BENSEBAA, Université Paris 12
- Jérôme BONDU, INTER-LIGERE
- Oliver BOURDAIS, IXXO
- Eric FILIOL, ESIEA France
- Julien FLANDROIS, KB CRAWL
- Anne Marie FRAY,ESCEM - Pascal FRION, ACRIE France
- Brigitte GAY, ESCEM
- Pierre MARIOT, ARDANS
- Mounir ROCHDI, CYBION
- Hakima SEDOUD, Directrice, chargée des Programmes du VIP GROUPE
- Dominique SUSSOT, IXXO - AMOR ZEBAR, Directeur et organisateur des 3èmes Assises de l'IE et de la
VS,VIP GROUPE
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2/ Programme 1ère journée : Dimanche 15
Novembre 2009 9h00 – 9h40 : Les enjeux de l'Intelligence Economique : Quelles perspectives pour l’Algérie ?
Dr BENSEBAA, Professeur des Université 9h40 - 10h20 : L'apport de l'intelligence économique à la gestion de projet
Pascal FRION, ACRIE
10h20 - 11h00 : La puissance de l’Economie de l’Information
Professeur Brigitte GAY, ESCEM Pause Café 11h 00 – 11h30 11h30 – 12h10 : Comment Explorer le Web ?
Oliver BOURDAIS, IXXO 12h10 – 12h50 : Mettre en place un dispositif de veille stratégique
Alain BEAUVIEUX, Président d'Ami Software Déjeuneur 13h00 - 14h30 14h30 – 15h15 : Sensibilisation à la sécurité informatique
Eric FILIOL, Directeur de Recherche du Groupe ESIEA
15h15 – 16h00 : Comment maitriser son Image sur Internet ?
Jerôme BONDU, fondateur d'INTER-LIGERE 16h00 – 16h45 : Méthodes et Outils de l’analyse stratégique
Dr BENSEBAA, Professeur des Université 16h45– 17h30 : La Stratégie d’entreprise et la démarche d’intelligence Economique dans divers secteurs
professionnels : cas d’entreprise.
Dr BENSEBAA, Professeur des Université 17h30 – 18h00 : CYBION : vigiFox, le premier outil de Veille sur internet pour les PME.
Mounir ROCHDI, éditeur de Veille.ma & CYBION
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2ème journée : Lundi 16 Novembre 2009
9h00 – 9h40 : Innovation (et son obsolescence rapide) : stratégie et business modèles.
Professeur Brigitte GAY, ESCEM Tour Poitier
9h40 – 10h20 : Eviter les principaux pièges classiques dans l'implantation de l'IE
Pascal FRION, ACRIE 10h20 – 11h00 : IE et ressources humaines : Lien entre l’IE et la Responsabilité Sociale ?
Anne-Marie FRAY, ESCEM Pause Café 11h00 – 11h30 11h30 – 12h15 : Cartographie et Recherche d’informations précises sur les fonds souverains avec
Squido
Dominique SUSSOT, IXXO 12h15– 13h00 : Comment automatiser votre veille sur internet / outils et cas de clients.
Julien FLANDROIS, KB CRAWL Déjeuneur 13h 00- 14h30 14h30 – 15h15 : Comment faire adhérer les collaborateurs à la capitalisation et au partage des
Connaissances ?
Pierre MARIOT, ARDANS 15h15 – 16h00 : Des Outils gratuits ... aux plateformes payantes : Quelles solutions pour la veille sur
internet ?
Jérôme BONDU, Inter-Ligere 16h00 – 16h45 : Clôture des 3ème Assises - Limites et Perspectives de l’intelligence
Economique
Dr BENSEBAA, Professeur des Université
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3/ Pour en savoir plus sur cet événement, on pourra consulter les archives de Veille.ma qui a publié leprogrammedes 2eme assises, desvidéosdes
intervenants, ainsi que lesactes.
On savait que le Maroc était très impliqué dans la mise en place d'une démarche d'IE. L'Algérie s'y intéresse
aussi. On peut ainsi lire dans le quotidien algérien "La Tribune" du 19 octobre 2009 :
"Le ministère de l'Industrie et de la Promotion des investissements (MIPI) a appelé lundi les entreprises et les institutions économiques à mettre en place le système de l'intelligence
économique contribuant à la production des connaissances indispensables à la prise de décision et à la gestion.
Lors d'une conférence consacrée à ce thème, le directeur général de l'intelligence économique, des études et de la prospective auprès du MIPI, M. Mohamed Bacha, a considéré que
l'intelligence économique était un ''outil de développement redoutable" entre les mains des entreprises et de l'Etat, et que l'Algérie ambitionne de mettre en place et de maîtriser.
(...)
"Plus vite seront prises les décisions de sensibiliser les opérateurs algériens sur l'importance de l'intelligence économique, plus vite l'Algérie pourra sortir rapidement de son inconfortable
position de mono-exportateur", a-t-elle [NDLR : Hayat Kendel] avancé. (...)
Concernant la formation, il a été observé que l'Université de la formation continue (UFC) était le seul établissement universitaire à dispenser, depuis 2007, une formation spécialisée en
intelligence économique."
Je vous recommande chaudement «Le Testament syriaque», de Barouk Salamé.
C’est un polar plein de références historiques sur la naissance de l’Islam. Même s’il touche à des sujets
tabous pour les musulmans (la naissance de l’Islam et sa filiation avec le christianisme, le caractère temporel du coran) ce livre passionnant est l’expression d’une réelle volonté
d’ouverture.
On peut lire en 4ème de couverture : « Thriller polyphonique et envoûtant, Le Testament
syriaque s’attaque, sans manichéisme ni angélisme, à "ce qui nous tuera tous : l’inculture." Plaidoyer contre l’incompréhension et l’ignorance, mise en garde contre les préjugés de tous
bords, enquête sur la filiation, toujours inexpliquée de la religion musulmane, ce thriller explosif, unique en son genre, invite à une réflexion nuancée sur l’histoire des religions et des
civilisations monothéistes. S’il met en scène des intégristes musulmans violents, Barouk Salamé révèle également au public français un islam qui tend à la splendeur et au sublime."
Le pari d’écrire sur le sujet était osé. Le JDD écrit « Par les temps qui courent,
aborder les religions et en particulier l'islam relève du grand défi, voire d'une détermination kamikaze. (…) Le livre a du reste fait l'objet d'une grande prudence. Il a été relu par des
autorités en matière d'islam, ce qui semble avoir rassuré l'auteur et l'éditeur. » On pourra lire sur le JDD une interview de l’auteur.
La 4ème de couverture est d’ailleurs peu prolixe sur l’auteur : « Barouk Salamé, aventurier et érudit franco-arabe, aussi familier des philosophies religieuses que
des armes de poing. » Et pour cause. Barouk Salamé est un pseudo. Télérama écrit :
« Qu'importe, donc, qui se cache derrière ce pseudonyme de Barouk Salamé. Saluons sa maîtrise de l'intrigue façon thriller, son érudition facétieuse et ô combien réjouissante
sur les religions monothéistes, et plongeons sans retenue dans cette enquête qui vole du Mali au Pakistan pour s'arrimer à Paris. ».
Ce niveau d’érudition (histoire des religions, histoire antique, exégèse, géopolitique contemporaine…), et en même temps de pédagogie, cette connaissance des rouages des « services »
est impressionnante (voire surprenante pour un seul homme, … en toute franchise je me suis demandé à plusieurs reprises s’il ne s’agissait pas d’une collaboration entre un écrivain et un
spécialiste des religions).
Son pseudo est –s’y j’ose dire- assez parlant quant à la finalité de cet ouvrage. « Barouk est un prénom arabe, qui a un équivalent en hébreu: Baruch, le prénom de Spinoza, qui signifie
"scribe" ». Salamé (issu de Salam) signifie la « paix ». L’auteur se veut l’écrivain (ou le messager) de la paix.
Au fil des pages, vous pourrez découvrir quelques belles phrases. Trois extraits :
- « Un proverbe musulman d’Afrique affirme qu’il y a sur cette Terre deux créatures insatiables : l’homme de science et l’homme d’argent ».
- « Diviser chacune des difficultés, en autant de parcelles qu’il se pourrait et qu’il serait requis pour les résoudre ».
Et la meilleure pour la fin :
- « On ne devient pas maitre dans le domaine où l’on n’a pas connu la défaite » (qui me fait penser à Kiplig « Tu seras un homme mon fils … »)
Pour compléter cet éloge, je copie-colle (paresseusement) quelques critiques qui correspondent exactement à ce que je pense de cet ouvrage.
- « Et, finalement, un livre poignant sur notre destinée.Le Testament syriaqueest un hymne à l'intelligence qui met au défi
obscurantismes et fanatismes. Un festin de lecture puissance mille qui incite le lecteur à plonger dans les arcanes du savoir. »
Martine Laval dans Telerama n° 3096 - 16 mai 2009.
- « Un vieux codex susceptible de déstabiliser une des grandes religions monothéistes, des services de renseignement sur le sentier de la guerre, une ou deux têtes brûlées et de
vieux érudits : vous tenez là les ingrédients obligés du thriller métaphysique (…).
Un récit haletant, mais qui ne serait rien de plus si son auteurne faisait preuve d'une
éblouissante érudition sur une des questions les plus sensibles de la recherche en science des religions : les origines juive et chrétienne du Coran. »Nouvel Obs.
A lire de toute urgence : "Le Testament syriaque" de Barouk Salamé. Ed Rivages/Thriller.
François Nicoullaud, ancien Ambassadeur de France en Iran et membre du groupe de travail Europe-Moyen Orient du Club des
Vigilants, est intervenu au Club des Vigilants, mercredi 16 septembre sur le thème : « Où nous mène l’Iran ? ».
Voici un compte rendu informel rédigé par Jérôme Bondu.
Ce texte n’engage que son auteur.
A- Le système
On ne peut pas appréhender parfaitement l’Iran si on ne comprend pas que ce pays a connu une vraie
révolution. Aux yeux des Iraniens, cette révolution a une double légitimité. Elle vient d’une part de Dieu, et d’autre part du peuple (légitimité démocratique). D’ailleurs, à l’instar de
« notre » révolution française, la révolution iranienne a ses symboles, telle la prise de l’ambassade des Etats-Unis qui au niveau symbolique iranien peut se rapprocher de la prise de
la Bastille.
L’Iran est une démocratie à part entière. Pour preuve, pratiquement toutes les élections ont apporté
leurs lots de surprises. Les gagnants n'ont pas toujours été les favoris du régime.
Dans tous les cas on ne peut pas parler d’un système totalitaire.
Le système a quatre caractéristiques fortes :
- Il y a d’abord le rôle de l’Islam.
- On y retrouve aussi -il est vrai- un vieux fond de « despotisme asiatique ».
- Le processus démocratique est à la périphérie du système.
- Les décisions sont longues à prendre, mais aussi longues à défaire.
B- Les forces en jeux
La société iranienne est traversée par des clivages.
Il y a d’abord un clivage générationnel, qui va opposer :
- Les anciens, qui sont peu sortis du pays, et ont peu de références extérieures.
- La « génération du feu », qui a connu la guerre Iran-Irak. Ils sont plus éduqués que les anciens.
Ils ont surtout été très marqués par la guerre. Ce sont généralement des gens au « caractère bien trempé ».
- Enfin, il y a les jeunes, ceux-là même qui sont descendus dans la rue. Cette génération a connue
l’université et est éduquée.
Il y a ensuite un clivage de conviction, qui recouvre partiellement le clivage
générationnel :
- Les théocrates, qui sont des conservateurs classiques, bourgeois installés.
- Les ultras, qui sont plus plébéiens, et qui sont révulsés par le retour de la corruption.
- Les réformateurs, qui veulent faire évoluer le régime mais sans aller jusqu’à la rupture.
- Les radicaux, qui ne croient plus au régime.
- Notons enfin les « indifférents », qui étaient très nombreux, mais dont le nombre s’est
réduit récemment en parallèle d’un regain d’intérêt pour le politique.
C- L’impact de l’élection
Ces « forces » se sont exprimées en sens contraire lors de la dernière élection.
Un mot pour commencer sur les soupçons de trucage. Il est probable qu’il y ait eu trucage. Ahmadinejad était
certainement en tête au premier tour, en dessous des 50%. Par contre, l’issue du second tour était loin de lui être acquise. La coalisation des opposants pouvant tout à fait se reporter contre
son adversaire au second tour. Et c’est cela que les caciques du régime ont voulu éviter.
Les manifestations de mécontentement qui ont suivies ont eu un impact fort :
- D’abord le guide Khamenei est affaibli.
- Ahmadinejad est lui aussi affaibli. Au sein du régime, il n’a plus dans son entourage de « gens de
qualité ». Le Parlement le soutient tout juste, sur la demande du guide, et uniquement pour ne pas créer une crise de régime.
- Les seuls qui se sont trouvés renforcés sont les pasdarans. Par contre, ils se sont positionnés dans un camp, et ils ne bénéficient plus de la
légitimité transversale qu’ils avaient avant.
Le cœur du pouvoir est donc affaibli. A ce titre, cette élection peut être considérée comme une
« victoire à la Pyrrhus ».
Va-t-on vers une dictature militaire ?
Cette question est difficile à répondre.
-Il est clair que le peuple a peur du retour au cycle de violence qu’il a connu par le passé. Il préférera
toutes solutions plutôt que revivre cela.
-Un bon indicateur pour anticiper l’avènement d’une dictature militaire sera la position du régime vis-à-vis
des leaders de l'opposition. S’ils sont emprisonnés, ce serait un signe très négatif.
D- Les perspectives
Dans un avenir proche, il y a trois grandes échéances à suivre :
- D’abord la fin de ramadan, et la rentrée universitaire,
- Le voyage d’Ahmadinejad à New-York.
- Enfin, le verdict des procès contre les manifestants.
Le régime étant affaibli, il va se chercher une nouvelle légitimité. Mais sa marge de manœuvre est
réduite.
- Sur le plan intérieur, les problèmes économiques ne vont pas lui donner les leviers
nécessaires.
- Le régime va dont se tourner vers l’international. Un formidable moyen de redorer son blason serait de
réussir une réconciliation avec les Américains. Contrairement à ce que les images peuvent laisser paraitre, la population n’y serait pas hostile, bien au contraire.
Ce rapprochement passera nécessairement par les progrès dans trois dossiers, Israël, Irak et le
nucléaire :
- Israël : L’Iran se positionne traditionnellement dans le monde musulman comme le défenseur des
opprimés, et en premier lieu des Palestiniens. Enfermé dans ce positionnement, il aura du mal à céder sur ce terrain. Mais sa position n’est pas si rigide. Ainsi, il a déjà exprimé l’idée que
l’Iran ne s’opposerait pas à une solution acceptée par les Palestiniens eux-mêmes ! Donc la porte est ouverte à ce niveau.
- Irak-Afghanistan : L’Iran ne devrait pas renoncer à sa politique d’influence. D’autant que le pays se
considère entouré de forces hostiles. Mais là encore, il y a des possibilités d’entente. L’Iran pourrait par exemple s’engager à « ne pas compliquer la vie des
Américains ».
- Nucléaire : Ce troisième dossier se présente comme les deux précédents. Derrière une position
apparemment rigide, il y a des portes ouvertes. Le Nucléaire est un élément d’identité fort, une grande fierté pour les Iraniens. Ils ne vont pas renoncer à la technologie de l’enrichissement.
Par contre, ils pourraient donner des garanties concrètes de non développement de la bombe. Par exemple en plafonnant le taux d’enrichissement, et en acceptant le renforcement des contrôles de
l’AIEA. L’intervenant rappelle qu’aucun pays acceptant les contrôles de cette organisation n’a développé la bombe. Les contrôles sont efficaces. A titre d’exemple, la Corée du Nord a interdit les
contrôles quand elle a poursuivi son programme.
En conclusion, on peut dire qu’il y aurait un grand bénéfice pour les Occidentaux à exploiter ces pistes de
dialogue. La recherche par le régime d’une légitimité intérieur est une réelle opportunité. Ahmadinejad mène une course de vitesse pour gagner une légitimité vis-à-vis d’une population
iranienne, qui a déjà provoqué deux poussées démocratiques. Et qui pourrait en provoquer une troisième.
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Eléments du débat
Je réunis ici les réponses fournies par M. Nicoullaud à différentes questions :
Le président Obama semble très volontaire pour améliorer les relations avec l’Iran, mais il doit
compter avec l’inertie de son administration.
Les relations avec les Etats-Unis étaient bonnes avant le coup d’Etat de la CIA contre Mossadegh. Et ce notamment parce que les Etats-Unis ont contenu les appétits de Staline, ce qui n’a pas été oublié par les
Iraniens. En outre, il ne faut pas oublier qu’il y a près de 2 à 3 millions d’Américano-Iraniens. L’antiaméricanisme de la population est donc plus apparent que réel. Si l’on proposait à ceux qui
crient « mort à l’Amérique » le vendredi soir dans les mosquées, un visa pour le « Grand Satan », il est très probable qu’ils saisiraient sans états d’âme cette
opportunité.
Les liens qu’entretient l’Iran avec la Russie sont des liens par défaut. La Russie veut développer son
business, notamment dans l’aéronautique et les centrales nucléaires. Mais l’Iran préfère (préfèrerait) avoir plusieurs fournisseurs, et notamment des fournisseurs Occidentaux. La qualité de la
flotte d’avions russe est mauvaise, et la proportion d’accidents élevée.
La diplomatie Occidentale mériterait d’être plus claire. Elle agite en permanence la carotte et le
bâton. Or n’importe qui, qui voit en même temps une carotte, et juste à côté le bâton, préfère jouer la prudence. Il faudrait cacher « derrière son dos » le bâton plutôt que de l’agiter
en permanence.
La question de la bombe crispe peut être un peu trop les positions de part et d’autre.
Objectivement, nous dit M. Nicoullaud, « le Brésil a un programme nucléaire aussi inquiétant que celui
de l’Iran ». Les inspecteurs de l'AIEA sont maintenus à distances des installations. Ils peuvent surveiller les éléments qui rentrent et sortent des installations mais ne peuvent y pénétrer.
Le Brésil pourrait donc s’attirer les foudres de la communauté internationale, or pour l’instant ce dossier ne fait pas parler de lui.
Néanmoins, il serait selon l’intervenant « dramatique que l’Iran ait la bombe ». La prolifération
qui s’en suivrait automatiquement dans la région serait un danger considérable. Si l’Iran l’obtient, c’est à coup sur 4 ou 5 pays au Moyen-Orient qui chercheraient (et réussiraient) à l’obtenir
dans les années qui suivent.
Interview de Mme Claude Revel par Jérôme Bondu sur le salon I-Expo 2008.
Claude Revel est fondatrice et directrice d'IRIS actions, spécialiste de l'international.
Après une présentation du Club IES par Jérôme Bondu, Claude Revel aborde les points suivants :
-L'Intelligence Economique et la mondialisation
-Les atouts de la France dans la mondialisation
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