Lundi 7 juin 2010 1 07 /06 /2010 09:35

delevoye.jpg Jean-Paul Delevoye, Médiateur de la République, est intervenu au Club des Vigilants le 28 avril 2010. Le thème portait sur "La République en danger". Son discours passionnant a beaucoup porté sur les liens entre personnes. En voici un compte rendu informel et forcément réducteur.

Je précise que le texte qui suit n’est que ma compréhension de son propos. C’est donc une vision subjective de son discours. En outre, faute de temps, je n’ai pas structuré mes notes dans un ordre logique. On trouvera donc les idées pêle-mêle.
Néanmoins, j’espère que vous trouverez mon compte rendu aussi intéressant que j’ai moi-même trouvé cette conférence.

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On ne croit plus à la défense collective de ses intérêts. Donc on se regroupe par identité pour défendre les intérêts de son groupe. Il y a eu une évolution en trois temps :
- Dans un passé lointain, la difficulté de la vie était acceptée, grâce à la croyance dans une vie meilleure dans l’au-delà.
- Dans un passé récent, la difficulté de la vie a été accepté par la promesse de l’augmentation de la qualité de la vie.
- Actuellement, ces promesses « collectives » étant tombées, nous sommes passés à la recherche d’une survie individuelle.

Les politiques n’arrivent pas à raviver la défense collective des intérêts, et se sont enfermés dans des discours stéréotypés :
- A droite, celui de la lute contre l’insécurité.
- A gauche, celui de la réduction des inégalités, et de la promotion de l’assistanat.

Parallèlement, il y a un basculement d’une « société de citoyens » à une « société de consommateurs »
- Quand on va voir son patron, on ne lui demande pas un système de rémunération globalement équitable, on lui demande une augmentation.
- Quand on va voir le maire, on ne lui demande pas des trottoirs propres, mais on lui demande de balayer en face de chez nous.
- Quand on va voir un juge, on ne lui demande pas de prendre une décision juste, on lui demande de nous donner raison.
En quelque sorte, dans ces trois situations, on s’estime dépositaire d’un droit, que l’on veut « consommer ». La collectivité importe peu, pourvu que l’on ait satisfaction de ses revendications personnelles. Dans cette perspective de citoyen « consommateur », on « dépense » son temps, on ne lui donne plus de sens.

Troisième élément : le rapport à l’éducation a changé
- Eduquer revient normalement à apprendre le sens de l’interdit. Mais avec l’augmentation de la société monoparentale, le parent qui s’occupe de ses enfants compense ses difficultés de vie en les choyant.
- Vingt pourcent des enfants sont obèses, car ils n’ont pas d’interdit alimentaire.
- Parallèlement (et paradoxalement), le parent ne lui cache pas la difficulté de la vie, et projette même sur sa progéniture ses frustrations et ses angoisses.
- L’intervenant nous relate l’anecdote suivante : il a demandé à sa petite fille si elle regardait le journal à la télévision. Elle a répondu que non, « c’est trop méchant ! ». D’où cette réflexion : les enfants ne rêvent plus, en partie parce que les parents ne les protègent plus. Ils leur font ressentir la cruauté de la vie.

Il n’y a plus de  construction collective :
- Il n’y a plus de transmission, ni par la filiation, ni par la religion, ni par la profession.
- Nous sommes dans la consommation d’émotions. La moindre émotion, la moindre rumeur va l’emporter sur la stabilité des convictions.
- On bascule donc d’une morale collective à une morale individuelle. On conteste toutes les formes d’autorités. On bascule de la « force du droit » au « droit à la force ». Il n’y a plus de régulation républicaine. Et elle est remplacée par une régulation individuelle.
- Si nous n’avons pas de construction d’expériences collectives, il va y avoir un refuge dans des expériences individuelles.
- La politique publique n’a pas su développer les compétences individuelles, et a développé l’échec et l’enfermement.

Un des drames du XXIème siècle est l’isolement :
- Notre activité cérébrale est trop forte. Depuis le réveil, jusqu’au couché, nous sommes assaillis de données, de nouvelles. Cette activité cérébrale qui n’est pas suivie d’action est stressante. Or ce stress pourrait s’épancher par la parole et l’écoute. La plupart des situations de détresse se résolvent uniquement avec de l’écoute !
- Mais il n’y a plus d’écoute. Et la fuite dans la technologie aggrave le phénomène. L’accueil physique ou téléphonique est remplacé par des standards automatiques insupportables.
- L’addiction des jeunes la plus compliquée à résoudre n’est pas liée à la consommation de drogue ou d’alcool, … mais aux jeux vidéo. Des enfants de 5ème passent des nuits entières à jouer.
- L’isolement est un des fléaux à réduire.

La France n’a plus confiance en elle-même :
- Nous basculons de la fierté d’être Français, à l’orgueil d’être Français.
- Nous mobilisons nos enfants sur la peur de l’échec, plutôt que sur l’amour du travail. Elie Wiesel lui a dit une fois : « quand je rentrais de l’école, ma mère ne me demandait pas si j’avais bien répondu. Elle me demandait si j’avais posé une bonne question ».
- Nous misons tout sur l’école. Si on réussit, on est quelqu’un de bien. Si on échoue, on est un raté. En Allemagne, on peut réussir par le travail professionnel, en dehors de l’école. Cette rigidité est le symptôme d’un manque de confiance.
- La crise accentue le phénomène. Quand un cadre tombe dans le chômage, la désocialisation est très rapide, et s’accompagne d’une perte de repères, d’une perte de la notion de ses compétences et de sa valeur.
- Il faut réfléchir à la suppression de la distinction entre actifs et inactifs. Cela permettra de mieux exploiter les gisements de potentiels inutilisés (chômeurs et retraités).
- Il faut fluidifier les relations à tous niveaux. Par exemple, nous ne sommes pas assez syndiqués. Les Français sont pour le changement, mais pas pour la conduite du changement.


Notre période est délicate car nous devons passer de la « répartition des profits » de la croissance, à la « répartition des efforts » face à la crise :
- Or nous l’avons vu, il n’y a plus de pensée collective.
- Le politique est mal préparé, car il n’est à l’aise qu’avec des chiffres, … pas avec des comportements ! Or les indicateurs chiffrés disent ce que l’on veut leur faire dire ! Les politiques travaillent donc avec des données faussées.
- En outre le politique est dans le court-termisme. Comment rechercher un effort long terme, alors que les politiques fonctionnent sur des échéances électorales à 2 ans, et les actionnaires des entreprises à trois mois.

La maire de New Dehli a dit que sa ville ne tient que par deux choses : la drogue et la religion. Si la structure publique n’assure pas l’espérance, d’autres s’en chargeront, …


Durant le débat, il y a eu une intervention du professeur Riveline :
La société actuelle est l’enfant monstrueux d’un personnage très vertueux : la République.
En effet, que dit la République dans la déclaration des droits de l’Homme ? Que nous sommes « libres et égaux en droit ».
Or souligne le professeur, dans une équipe de foot, dans un concert, personne n’est libre ni égaux. Il conclue que même si l’idéal est magnifique, c’est un leurre de voir la société comme telle.

Jérôme Bondu


Par Jerome Bondu - Publié dans : Social - Communauté : Veille stratégique
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Samedi 5 juin 2010 6 05 /06 /2010 10:04


challenge.jpg Je relaye une bonne idée de Jacqueline Sala, dans laquelle je serai parti prenante.

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Extraitde son site :


A l’occasion de la 6ème édition des Rencontres ICC, le Challenge « Veille » vise à valoriser des initiatives qui, dans les domaines de la veille, l’analyse décisionnelle ou de l’intelligence collective, ont mis la maîtrise de l’information au cœur de leur stratégie :
- dans les modèles de management, création de valeur, transfert de savoir, conduite de projet…
- dans les technologies, les services, les usages …

Illustré par la présentation d’un retour d’expérience concret, le dossier de candidature devra apporter des éléments permettant de juger des objectifs du projet, de son caractère innovant et des résultats obtenus.
Ce challenge est ouvert à tout acteur (entreprise, professionnel, éditeur, société de conseil, collectivité locale, organisme public, business school ou université, association…) en France et dans toute la zone francophone.

Le jury, présidé par François Jakobiak, est composé de 2 collèges :
- un premier collège composé du comité scientifique ICC2010
- un second collège composé du public ICC.

Partenaires :  Parmi les partenaires du Challenge ICC, nous pouvons citer : Veille.ma, ACRIE Réseau, Interligere, AEGE, …

Comment participer ?
La sélection se fera à partir des dossiers de candidature (voire conditions de participation) à partir du 1er juin 2010. Ces propositions seront publiées sur les sites www.veillemag.com et www.icc2010.info et relayées par les sites partenaires, à partir du lundi 12 juillet jusqu’au vendredi 10 septembre 2010, date de clôture du challenge. Elles resteront librement consultables par tous et transmises au comité scientifique.

Les candidats seront invités à venir présenter leur réalisation dans le cadre du forum ICC le mardi 12 octobre. Ils disposeront de 30 minutes pour rappeler les principales caractéristiques de leur projet, échanger et répondre aux questions du public et aux représentants du jury.

A l’issue de cette communication , le comité scientifique d’une part, les participants du public d’autre part remettront leurs votes.

Après dépouillement des bulletins, deux prix seront remis:
- le prix du public ICC.
- le prix du Jury.

Prix « Challenge Veille »
La remise des prix aura lieu le mercredi 13 octobre dans l’espace VIP de l’exposition.
Seront invités l’ensemble des candidats, la presse et professionnelle, les partenaires et sponsors, les intervenants, conférenciers et exposants ICC.
Cette remise de prix sera suivie d’un cocktail.

Calendrier
Ouverture des candidatures : Mardi 1er Juin 2010
Mise en ligne : à partir du 12 juillet 2010
Clôture des candidatures : Vendredi 10 septembre 2010
Présentation Session ouverte ICC : Mardi 12 octobre 2010.
Remise de prix : Mercredi 13 octobre 2010.

Conditions de participation
Le Challenge VEILLE est ouvert à tout acteur (entreprise, professionnel, éditeur, société de conseil, collectivité locale, organisme public, école ou université, association…) en France et dans toute la zone francophone.

Date de dépôt du dossier de candidature : à partir du 1er juin 2010
Date de cloture : vendredi 10 septembre 2010.
Frais de dossier, participation et communication ICC : 480 euros


Téléchargez le PDF.

Participez au Challenge.

Par Jerome Bondu - Publié dans : Intelligence Economique - Communauté : Veille stratégique
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Jeudi 3 juin 2010 4 03 /06 /2010 14:52


pickanews.jpgJe viens de recevoir l’adresse d’un nouvel outil de veille Pickanews édité par Press Index.

Pess Index est une société connue, spécialisée dans le suivi des médias. La société compte 250 collaborateurs eu Europe et analyse 50 000 sources (presse écrite, Web, TV et radio).
Si la société annonce sur son site être « l’un des acteurs majeurs de l'Intelligence Économique en Europe », je ne l’aurais pas personnellement placé dans cette catégorie … enfin, jusqu’à ce que je teste PickaNews, leur dernier service.

L’outil est décrit par Press Index comme « le premier moteur de recherche d’actualités pluri-média d’Europe » (communiqué de presse) et l’a dévoilé tout récemment (le 10 mai) après une période béta. L’outil mérite un coup d’œil. Voici en deux mots, après un rapide test, ses fonctionnalités principales :

Requête / Sources :
On peut lancer une recherche (simple ou avancée) sur un nom de marque, d’entreprise, de personne.
L’outil lance alors la recherche sur 50 000 sources, ventilé approximativement comme suit :
- Plus de 10 000 titres de presse papier (l'édition papier est scanné, océrisée, et indexée).
- 10 000 sites web
- Plus de 30 000 blogs
- 215 TV/radio
Les données issues de ces sources sont archivées 3 mois.


Consultation des résultats :
Les résultats sont affichés automatiquement. L’interface de consultation est claire :
Une vignette présente le support, et l’on a en face un extrait pertinent contenant les mots de la requête.
Les résultats peuvent être affinés selon la période, les pays, les types de supports et les thèmes.
Un tri est possible par période ou pertinence.
- Pour un résultat web, un lien permet d’accéder facilement à la source.
- Pour un résultat presse, outre la lecture des extraits pertinents, on pourra avoir une visualisation du support que l'on pourra acheter via le kiosque integré.

Des représentations graphiques permettent de visualiser la ventilation des résultats selon les filtres cités plus hauts (période, pays, types de supports, thèmes).

Alerte :
L’outil serait déjà intéressant à ce niveau, mais il devient "outil de veille" car l’on peut créer des alertes …
Là s’arrête la description, car je viens de créer une veille hebdomadaire… dont je ne pourrai vous donner des nouvelles que jeudi prochain !


Quelques réflexions après cette revue rapide des fonctionnalités :
Le fait que cette solution soit gratuite appelle des précisions … Il est clair que ce travail de scannage et d’océrisation de la presse est le cœur de métier de Press Index. Qu’il le mettre en accès libre est une manière très habile de communiquer sur son savoir faire.

Que vont en penser les sources presses ? Dans le blog de Pickanew on peut lire un élément de réponse : "Que les éditeurs se rassurent tout de suite, l'ambition de Pickanews n'est pas de fournir gratuitement de l'information, mais de guider les utilisateurs vers les sources d'information correspondant à la thématique qui les intéresse". Le message est clair "tout le monde y gagne".

Quels éléments différentiants par rapport aux autres outils ?
D’autres outils gratuits offrent une veille presse : tels Press EDD, NewsBrief, Webplanet. Il faudrait les tester précisément pour dégager les différences, mais de prime abord, Pickanew semble avoir pour lui une interface plus fonctionnelle (elle est plus récente aussi) et un sourcing intéressant (avec notamment ces 10 000 sources presses européennes papier que Press Index scanne et océrise). Si un mot clés se trouve dans l'édition papier et l'édition web (par exemple dans le journal Le Monde version papier, et sur lemonde.fr, ... il y aura deux résultats. Sur ce point, cet outil est complémentaire des solutions SindUp (sur laquelle je viens de faire un billetSynthésio et Trendy Buzz qui ne "travaillent" que sur le web.


Bravo en tout cas à Manuel Zebeida , PDG de Press Index qui a eu la bonne idée de lancer un service à valeur ajoutée, utile et ... plutôt économique !

Jérôme Bondu

Par Jerome Bondu - Publié dans : Outils - Communauté : Veille stratégique
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Lundi 31 mai 2010 1 31 /05 /2010 12:33

balague.gif J’ai organisé le 17 mars dans le cadre du Club IES une réunion de travail sur les réseaux sociaux.

Bien que l’objectif de cette réunion soit de partager entre membres présents, nous avions quand même une invitée d’honneur, en la personne de Christine Balagué qui a co-écrit avec David Fayon « Facebook, Twitter et les autres... intégrer les réseaux sociaux dans une stratégie d’entreprise» (éditions Pearson 2010). 
On peut visiter
son blog ou le groupe sur Facebook 

Jean-Philippe Mousnier nous a aussi fait le plaisir d’être parmi nous pour apporter sa vision de sociologue. Il devrait d’ailleurs intervenir tôt ou tard au Club.


Voici quelques notes synthétiques sur nos échanges, durant cette passionnante réunion (je précise que les propos rapportés ci-dessous ne sont pas de Christine Balagué, mais résultent d’une synthèse des échanges entre les participants).


Qu’est-ce qu’un réseau ?
- Un ensemble de liaisons entre individus.
- L’important réside dans les connexions.
- Un système qui n’est pas contrôlé.
- Ce sont les affinités et les intérêts partagés qui créent les liens.
- Un réseau est un système itératif, polyvalent et qui permet l’apprentissage.


Pourquoi un intérêt accru pour les réseaux ?
- C’est une réaction à l’individualisme de la société, à la perte des racines, à l’éclatement de la structure familiale, …
- Ces fractures créent un besoin de lien social.


Concernant leur impact social:
- Les réseaux sociaux ne sont qu’un outil de plus. Ceux qui ont un bon relationnel sauront les utiliser. Ceux qui en ont un mauvais, utiliseront mal ces outils. Loin d’avoir un effet égalisateur, l’émergence des « réseaux sociaux » reproduit les écarts. Ces outils ne gomment pas la « reproduction sociale ».
- L’outil ne change pas la société mais accompagne le changement.
- Néanmoins, les réseaux sociaux font quand même évoluer la société, notamment en permettant de lutter contre l’isolement.
- Une étude a été menée sur l’anorexie des jeunes filles. On s’aperçoit que des personnes qui sont très sensibles, très fermées, arrivent à communiquer par le biais des réseaux sociaux, et parfois à se sortir de leur problématique.


Outil de gestion de la relation client
- Quelques soient la qualité des produits vendus, il y a toujours des mécontents. Or les possibilités de réaction sur les sites officiels des entreprises sont souvent limitées. Le mail contact ne sert généralement à rien.
- Les médias sociaux augmentent la capacité de dénonciation.
- Les mécontents ont trouvé avec les réseaux sociaux des exutoires. Il y a donc un enjeu important pour les entreprises d’écouter les remontées négatives des réseaux sociaux. Il y a une écoute à mettre en place.


Quelques cas d’entreprise :
- Une opération de marketing viral a été décrite par un des participants. Plutôt que faires de bannières publicitaires, la société a choisi de travailler avec des personnes qui tenaient des blogs de BD, et à qui il a été proposé de faire des dessins. L’opération s’est étalée sur quelques mois, et a généré un pic de connexions. Les résultats en termes d’image ont été très bons. Et la presse professionnelle a bien relayé l’opération. Les retombées financières n’ont pas été énormes, mais ce n’était pas l’objectif.
- L’exemple de Ford a été cité. L’entreprise américaine embauche des personnes, comme Scot Monty, pour faire du buzz. La ligne de conduite est de travailler en toute transparence. Tout ce qui est masqué est détecté et rejeté.
- La été aussi mentionné Dell, qui utilise Twitter comme canal de vente. Ou Caca Cola qui a lancé son propre réseau social.
- Des compagnies aériennes ont embauché des personnes à plein temps pour répondre aux plaintes. On peut se plaindre le matin sur Twitter, et recevoir une réponse le soir.
- Un participant a expliqué que le directeur marketing de Nokia a dit aller tous les jours sur le «
journal du Geek» pour voir ce qu’un étudiant de 23 ans (expert) explique des produits.
- L’Oréal a lancé une opération marketing basée sur un blog « Le journal de ma peau » pour mettre en avant les produits Vichy. Sur ce blog, des bloggeuses parlaient des produits Vichy sur ce blog, comme si elles étaient consommatrices (et non salariées). Mais des internautes se ont aperçus que le nom de domaine appartenait à l’Oréal ! L’impact de cette révélation a été si fort, que le président de L’Oréal a écrit un article dans le Monde pour s’excuser du manque de transparence de cette opération (plus d’information sur
Loic LeMeur) .


Comment vont se matérialiser l’impact des réseaux sociaux ?
- Les réseaux sociaux, avec tout ce qu’ils charrient de nouveaux, vont nécessairement impacter l’enseignement, et le rapport au professeur.
- Cela va aussi modifier le système de management, et surement bouleverser les systèmes pyramidaux qui reposent sur le respect de la hiérarchie. Il est probable que l’on va assister à un nivellement des strates.
- Cela va aussi certainement modifier la construction de l’identité.
- Cela va révéler les projets de communication. Un participant a dit « On a tous un plan média ».
- Cela va bien sur modifier le rapport à l’information sur autrui. Par contre, la législation va constituer un frein au changement. Par exemple, à l’heure actuelle un DRH n’a pas le droit de prendre en compte des éléments privés sur une personne, même trouvés sur une source publique. Il est probable que cette disposition entre vite en obsolescence.
- Les critiques vis-à-vis des réseaux sociaux, ont été entendues déjà (sous des formes similaires) à l’encontre de la télévision.
- Les réseaux sociaux sont vecteurs de décloisonnement. Il n’y a plus d’intérieur et d’extérieur à une entreprise, ou une personne. Les réseaux sociaux rassemblent les différents éléments d’une personnalité.
- Le croisement des réseaux sociaux avec les territoires donne un outil très puissant.


Conclusion :
L’outil ne change pas la société mais accompagne le changement. Un outil ne reste qu’un outil, et est soumis à la volonté de celui qui l’utilise. Il ne faut pas donner de charge positive ni négative aux réseaux sociaux. Ca n’est qu’un outil qui prend la forme qu’on veut bien lui donner.

Jérôme Bondu

Sur le thème des réseaux sociaux, on pourra se référer utilement au « Livre blanc sur les réseaux sociaux » co-écrit avec Alain Garnier


Voir la conférence Marques et Médias sociaux, le 16 juin au Club IES

 

Par Jerome Bondu - Publié dans : E-reputation - Communauté : Veille stratégique
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Samedi 29 mai 2010 6 29 /05 /2010 15:59

reseaux_humains.jpgLe blog Inter-Ligere est classé en premier résultat sur google à la requête "réseaux humains", 2eme pour "réseaux sociaux", et 12eme pour "réseaux d’influence" (test au 29 mai, requêtes faites avec les guillemets).

 



J’en profite pour rappeler trois choses :

- Le groupe Serda me fait intervenir le 25 juin sur les réseaux comme outil de développement pour l’entreprise

- J’animerai une formation sur un sujet similaire le 14 et 15 juin à Casablanca au Maroc.

- Enfin le Club IES organise le 16 juin une conférence sur les marques et médias sociaux.

 

Normalement, tout cela ne devrait pas me faire chuter dans les classements ;-)





Par Jerome Bondu - Publié dans : Réseaux humains - Communauté : Veille stratégique
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