E-reputation

Jeudi 11 mars 2010 4 11 /03 /Mars /2010 20:14
Je fais suivre le lien vers une étude que je n’ai pas encore eu le temps de lire, mais qui me parait intéressante : 120 acteurs sur le marché de l'e-réputation. A voir sur le Journal du Net.

 


On peut y lire cette introduction :

« En moins d'une dizaine d'années, le marché de l'e-réputation s'est structuré autour de deux types d'acteurs. D'un côté les entreprises issues de l'intelligence économique, plutôt axées sur les performances technologiques, de l'autre, celles issues de la communication, davantage portées sur l'analyse. A mesure que les investissements média des entreprises se déportent sur le Web, les acteurs issus de la communication ont pris le pas sur ceux issus de l'intelligence économique.

 

Aujourd'hui, le marché français est composé d'environ 120 acteurs. Parmi eux figurent des éditeurs de logiciels (Digimind, Synthesio, etc.), des agences de publicité et de communication disposant de départements digitaux (TBWA Watch, Euro RSCG C&O, etc.), des agences digitales (Nurun, Human to Human, etc.) ainsi que les agences de relations presse et de relations publiques (Wellcom, Le Public Système, etc.).

 

Car l'explosion de la demande pour la gestion de l'e-réputation est notamment due à la mutation profonde du métier des groupes de communication ou des agences de relations publiques et relations presse. A mesure que les investissements média se déportent sur le Web, les acteurs de la communication ont dû développer un certain savoir-faire pour en mesurer les retours et préconiser de nouvelles actions en ligne, comme des opérations de buzz. »

 

Par Jerome Bondu - Publié dans : E-reputation - Communauté : Veille stratégique
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Vendredi 29 janvier 2010 5 29 /01 /Jan /2010 15:10

seiche.jpg Je reviens sur l’analyse de l’article de Jean-Marc Manach « la vie privée : le point de vue des petits cons ».

 

Christophe Deschamps évoque dans son dernier ouvrage « Le nouveau management de l’information » le web comme participant à la création d’une conscience mondiale. Cette idée est plaisante, et m’a inspiré une autre idée (voir l’article précédent), que je soumets à votre sagacité.

 

Les ados sont (comme tous les jeunes) en même temps épris de liberté et en même temps à la recherche d’eux-mêmes. Cette recherche de soi peut se faire dans deux états d’esprits. En se cachant ou en s’extériorisant.

Or, le web est un outil dont on ne peut être absent. Si vous n’y parlez pas de vous, d’autres s’en chargeront. A l’image de Chronos qui dévorait ses enfants, le Web dévore les pudiques.

Donc les jeunes n’ont pas le choix. Internet impose de nouvelles règles du jeu. Et cette phase de recherche de soi-même que connait tout ado, doit donc prendre le chemin (quasi obligatoire) de l’extériorisation.

A partir de là, quelle marge de manœuvre ont-ils ?

 

Produire peu, c’est donner un angle de soi. Produire beaucoup permet plus facilement de se masquer, de « noyer le poisson ». On se cache mieux en surproduisant qu’en essayant de limiter une présence sur la toile. C’est la tactique de la surinformation.

Des millions des jeunes surinformant la toile de leurs vies, de leurs pensées, de leurs images, forment une sorte d’écran plus ou moins opaque qu’il sera d’autant plus difficile de pénétrer.

 

On peut bien sur se dire que si l’on cherche de l’information sur une personne précisément, on pourra en savoir beaucoup. Mais l’on peut aussi objecter que si cette personne jette de manière brouillonne tout ce qui lui passe par la tête, le « graphe » que l’on pourra en retirer ne reflètera qu’un « brouillon ».

 

Je me demande s’il n’y a pas derrière cette surproduction numérique, cet exhibitionnisme numérique, un réflexe de protection des ados. Réflexe qui ne reflète en rien une volonté stratégique collective et objective, mais qui reflète plutôt une tendance de fond issue d’une « d’intelligence collective », d’une « conscience collective ».

 

Françoise Dolto expliquait qu’un jeune est fragile durant l’adolescence à l’image du homard qui change de carapace et reste sans défense le temps d’en produire une nouvelle. Elle a appelé cela le « complexe du homard ».

Je me plais à penser que nos ados adoptent le « réflexe de la seiche ». La seiche projette un nuage d’encre pour se cacher, se protéger d’un prédateur.

 

Les adolescents se cherchent une identité, et dans cette phase de trouble émettent un jet d’encre numérique qui les masquent temporairement jusqu’à trouver une identité stable.

 

Jérôme Bondu

 


NB : Pour ceux qui n’ont jamais vu de jet d’encre d'une seiche. Voir cette courte video (d'où est tiré la photo).

 

 

 

Par Jerome Bondu - Publié dans : E-reputation - Communauté : Veille stratégique
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Vendredi 29 janvier 2010 5 29 /01 /Jan /2010 13:45

skyblog.jpgJean-Marc Manach a écrit un article intéressant sur l’exhibitionnisme numérique des adolescents. Il va à l’encontre des certaines idées, et répond aux craintes des ainés concernant cette fâcheuse manie des plus jeunes de se dévoiler sur la toile (vous apprécierez au passage le jeu de mot).

 

Son article était intitulé « la vie privée : le point de vue des petits cons ».

 

Avant de commenter les arguments mis en avant dans son article, résumons-les :

1. Les jeunes, en s’exhibant sur internet, ne font que prolonger l’esprit libertaire qui a soufflé dans les années 70 (et dont mais 68 est en France une des cristallisations).

2. Les ainés n’auraient pas fait autre chose s’ils avaient eu la technologie adéquate.

3. Les ados d’aujourd’hui recherchent avant tout un espace de liberté d’expression. Ce qu’ils veulent, s’est s’épancher dans un endroit, fut-il numérique, où leurs parents ne sont pas.

4. S’ils s’exhibent dans cet espace d’expression, ils ne font que prolonger ce qu’ils ont « connus » depuis leur naissance. La vie des actuels ados a été dès leur plus jeune âge la proie de la « publication », depuis l’échographie, en passant par les photos (des anniversaires, des vacances, …) , puis des vidéos… Ce sont leurs parents qui les ont inculqué cette forme de voyeurisme (certes restreint à l’espace familial) qu’ils étendent à la sphère publique.

5. Le fait de se médiatiser, est aussi pour eux un moyen de maitriser leur « image numérique ». Comme de toute façon, ils ne pourront être absents de la toile, autant que ce soit eux qui parlent d’eux-mêmes plutôt que d’autres. Ils ne font de cette manière que répondre à cette « obligation de visibilité » qu’impose internet, ou plutôt qu’impose notre usage d’internet.

6. Cette médiatisation est aussi une imitation des mécanismes du star système, où l’on voit les chanteurs et acteurs de tous poils se mettre pratiquement … à poil. Sans parler de la banalisation du porno-chic dans les publicités des grandes marques. Le modèle vient des aînés ! L'image qui accompagne ce texte est une capture d'écran de Skyblog. Ce qu'il y a de plus dénudé à ce niveau n'est rien d'autre qu'une ... publicité.


7. Les dangers sont limités. Comme il est dit dans l’article « Jusqu’à preuve du contraire, on court plus de risque en sortant de chez soi, à pied ou en voiture, qu’en allant sur Facebook ou Flickr ! ».

8. Les mentalités vont changer. La génération actuelle dans son ensemble se comportant de cette manière, cela va modifier la perception de la notion de « vie privée ». La norme va évoluer. Extrait : « Ceux qui prendront les décisions à l’avenir seront des gens élevés avec les plateformes de réseautage social. Ils penseront peut-être que le fait de ne pas avoir une photo de vous quelque part lorsque vous étiez jeune est une bonne raison de ne pas vous engager. »



A partir de ce rappel, je me permets quelques réflexions complémentaires

Eternelle querelle des anciens contre les modernes.

Le point que me parait le plus fondamental est le dernier. Il est évident que la norme sera celle que les jeunes générations vont imposer. Tocqueville disait « Dans les démocraties, chaque génération est un peuple nouveau ».

 

Il y a des modifications culturelles qui se font sans heurts. D’autres qui sont sanglantes. La révolution de 68 fait parti de la première catégorie. Le développement de l’imprimerie qui a engendré le protestantisme fait partie de la seconde (voir : dragonnades, révocation de l’Edit de Nantes, …). Tout dépend de la capacité de blocage des tenants de l’immobilisme. Il est évident que cette révolution numérique, tiendra dans les pays occidentalisés plus de la seconde configuration.

 

Là où la fracture se fera certainement sentir, ce n’est pas au sein des démocraties occidentales, mais entre ces démocraties et le reste du monde qui n’a pas connu la libération sexuelle, et rentre moins rapidement dans l’ère numérique que nous.

 

Il est clair que cet « exhibitionnisme numérique » ne pourra que renforcer les tenants d’un fondamentalisme aveugle… Il se peut que cela renforce aussi la Chine dans la voie de la censure de cet espace de liberté. L’Empire du Milieu (qui n’a jamais aussi bien porté son nom, que depuis que nous sommes à sa périphérie économique) semble peu apprécier l’outil de recherche qu’est Google, et qui malgré toutes les critiques qu’il reçoit, est quand même un formidable outil d’accès aux savoirs.

 

Donc il me semble que s’il y a une fracture à craindre, elle sera plus d’ordre géopolitique que générationnelle.

 

Jérôme Bondu

 

Merci Claude pour m’avoir signalé cet article.

L’article de Jean-Marc Manach « la vie privée : le point de vue des petits cons » a été repris par Le Monde.

 

 


 

Par Jerome Bondu - Publié dans : E-reputation - Communauté : Veille stratégique
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Vendredi 15 janvier 2010 5 15 /01 /Jan /2010 21:45

nouvel_economiste.jpgLe Nouvel Economiste a publié en juin 2009 un très bon article sur la e-reputation.

L’article "Good buzz contre bad buzz - Influencer ce qui se dit sur le net." écrit par Sovanny Chhun cite quelques acteurs du web comme :
- Olivier Creiche, directeur général Europe pour Six Apart
- Jérôme Delaveau, président de l’agence Human to Human
- Fabrice Albizzati et Marco Lopinto, d’Ineum Consulting
- Francis Lelong, associé chez Vecteur d’image.
J’ai le plaisir d’avoir aussi interviewé pour cet article (oui, c'est bien moi sur la photo de gauche) dont je vous recommande évidemment la lecture !

Allez, pour vous mettre l’eau à la bouche voici un florilège de petites phrases issues des cinq experts :
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  « Le monologue publicitaire est terminé, les marques ne contrôlent plus leur communication »

« Avec les médias traditionnels, les entreprises contrôlaient leur communication. Avec Internet, tout internaute est susceptible d’être un média ».

« La transparence reste un mot qui continue de faire peur aux entreprises, la prise de pouvoir par les internautes les effraie et les paralyse ».

« L’entreprise peut faire le choix de ne pas réagir en misant sur le principe qu’une rumeur se tarit d’elle-même. Mais attention :“qui ne dit mot consent”
 »

« Quand l’entreprise se présente sous son vrai nom, l’internaute se sent valorisé. L’entreprise tient alors une posture de modernité »

« Les entreprises doivent utiliser les mêmes outils que leurs clients. Elles montrent ainsi qu’elles sont dans le dialogue et la proximité. »

« L’audience d’un blog est souvent supérieure à celle d’un site corporate ».

« Les directeurs de la communication et les managers doivent sensibiliser les salariés à la défense de l’entreprise et leur permettre de disposer de ces outils (de veille) afin que ces derniers remontent l’information ».

« Beaucoup analysent l’e-réputation comme une réaction à ce qui se dit, il faut être pro-actif en engageant la conversation avec des internautes (…) Il faut montrer qu’on est à l’écoute, qu’on est là pour le public et pas contre. »


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Maintenant que vous êtes chauffés à blanc et que vous voulez en savoir plus, … pour consulter l’article, vous pouvez télécharger le PDF complet du journal (mais attention il est très lourds 7mo), puis faire une recherche [crtl+f] avec par exemple le mot « buzz » pour tomber directement sur l’article. Vous pouvez aussi rechercher la page 47.

Pour les connexions lentes, vous pouvez charger uniquement la première page de l’article.

 

Par Jerome Bondu - Publié dans : E-reputation - Communauté : Veille stratégique
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Lundi 7 décembre 2009 1 07 /12 /Déc /2009 11:20
Voici une proposition de stage plus qu'intéressante :

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WebSens, Institut d’études des discours sur le web situé à Créteil, recherche, dans le cadre d’un stage rémunéré de 6 mois minimum, un veilleur Internet en cours de formation (niveau deuxième cycle).
Le candidat devra impérativement posséder une expérience de 6 mois minimum en veille Internet (Cabinet de veille, Institut d’études, agence de communication) et avoir une pratique courante de l’anglais. La connaissance du web 2.0 est importante. Une formation à nos outils sera assurée.

La curiosité, l’esprit d’ouverture et la volonté de s’investir dans une société à taille humaine et en pleine croissance seront les atouts majeurs de ce stage qui pourra déboucher sur des perspectives de recrutement pour un poste de veilleur.

Merci d’adresser vos candidatures par mail à l’attention d’Isabelle Bouttier :  contact [at] websens.fr

Par Jerome Bondu - Publié dans : E-reputation - Communauté : Veille stratégique
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