Gestion des risques

Lundi 26 septembre 2011 1 26 /09 /Sep /2011 16:23

ludovic_emanuelli.jpg J'avais assisté avec beaucoup d'intérêt au 4ème colloque "Osons l'offensif" et en avait d'ailleurs tiré un billet sur la gestuelle des politiques.

Le programme de la 5eme édition du colloque "Osons l'offensif" est en ligne

 

Mardi 4 octobre à Paris
de 14h30 à 20h30
L'offensif comme stratégie chez les entreprises étrangères.

 

Présentation : Pourquoi s'interroger sur les pratiques offensives des entreprises étrangères ?

Les intervenants présenteront des cas concrets d'opérations offensives menées par des entreprises étrangères  (américaines, chinoises, brésiliennes, russes, indiennes, anglaises, allemandes, japonaises, israéliennes....).

Analyser les démarches stratégiques offensives de nos concurrents étrangers permettra d'améliorer notre compétitivité face à eux sur les marchés français et étrangers et optimiser nos dispositifs défensifs.

Le lieu du rendez-vous sera donné aux inscrits uniquement. 

 

Pour toutes informations  ludovic.emanuely [at] yahoo [point] fr 

Par Jerome Bondu - Publié dans : Gestion des risques - Communauté : NTIC : Nouvelles technologies
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Mardi 5 avril 2011 2 05 /04 /Avr /2011 16:13

cnil.jpgDans la continuité du précédent billet (qui présentait le compte rendu de la conférence de Sophie Vulliet-Tavernier sur le thème "Internet et la protection des données personnelles") la CNIL vient de mettre en ligne la méthodologie pour faire disparaitre des informations personnelles sur le net.

 

Voici l'accroche que l'on peut lire sur le site de la CNIL, qui présente une méthode en deux étapes : "Vous avez tapé votre nom dans Google, Bing, ou un autre moteur de recherche. Les informations qui vous concernent nuisent à votre image ou à votre réputation ? La CNIL vous explique comment les faire disparaître."



S'il est bon de connaitre la méthodologie, et de faire reculer l'analphaNétise, il faudra à mon sens mesurer l'intérêt d'entamer ce type de démarche, qui peuvent s'avérer chronophage et incertaines. En outre, il ne faut pas oublier qu'il existe des sociétés spécialisées dans ce genre de travail.





 

Par Jerome Bondu - Publié dans : Gestion des risques - Communauté : NTIC : Nouvelles technologies
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Lundi 4 avril 2011 1 04 /04 /Avr /2011 11:40


Le Club IES (IAE de Paris) a organisé une conférence le 3 février 2011 sur "Internet et la protection des données personnelles", animée par Sophie Vulliet-Tavernier.

Mme
Vulliet-Tavernier est directrice des études et de la prospective de la Commission Informatique et Libertés (CNIL). Elle a précédemment occupé le poste de directrice des affaires juridiques. La CNIL est investie d’une mission générale d’information sur les droits qu’offrent la loi Informatique et libertés.


Voici ci-dessus les slides de sa présentation.

Vous trouverez ci-dessous le compte rendu que j'ai écrit, est qui n'est que mon interprétation des propos de Mme Vulliet-Tavernier.



1/ Quel est le rôle de la CNIL ?

La CNIL est une Autorité Administrative Indépendante. Le président est élu par ses pairs. Les membres de la CNIL ne reçoivent d'instruction d'aucune autorité. Ses missions sont:
- d'informer et de conseiller,
- de contrôler des fichiers (il y a 300 contrôles sur place par an),
- se sanctionner en cas de non respect de la loi.

Le rôle de la CNIL dans le domaine de la protection des données personnelles recouvre différents aspects :
- reconnaitre à toutes personnes les droits sur ses données personnelles,
- encadrer l'usage des TIC,
- réguler avec l'Europe,
- suivre les disparités dans le monde.

Les données personnelles ne sont pas constituées uniquement de noms, mais aussi de toutes informations qui permettent de reconnaître des personnes. A cet égard, le débat n'est pas clos sur le fait que l'adresse IP soit une donnée personnelle.

Le travail de la CNIL repose sur quatre piliers :
- des principes fondamentaux pour encadrer les traitements de données personnelles,
- des droits pour les personnes,
- un régime de sanction en cas de non respect des principes,
- une autorité de contrôle indépendante.
 
2/ Sur quels fondements repose le travail de la CNIL ?

Le travail de la CNIL repose sur deux textes de loi :
- La directive européenne du 24 octobre 1985, qui est en voie de révision (un nouveau texte est attendu).
- La loi informatique et liberté du 6 janvier 1978 modifiée en 2004, et qui d'ailleurs a inspiré la loi européenne.

La collecte de données personnelles doit respecter les points suivants:
- Respect de la finalité. La collecte des données personnelles doit être légitime et clairement affichée.

- Pertinence des données, c'est à dire l'adéquation entre le type de données collecté et les finalités. On voit le problème que peut poser les questions sur Facebook, notamment celles sur l’appartenance religieuse. Il y a une contradiction nette entre la loi française et Facebook.

- Conservation limitée des données ou droit à l'oubli. La loi prévoie, lorsque l'on conçoit un outil, qu'il faut définir une durée de conservation des informations. Cela implique une politique d'archivage. Cela implique aussi le droit pour les personnes de supprimer les informations. Pour ce qui est des moteurs de recherche, la CNIL a préconisé une durée de conservation des données de connexion de six mois. L'autorité avoue néanmoins avoir des difficultés à obtenir satisfaction des géants américains dont beaucoup relèvent du droit californien, et ne reconnaissent donc pas la législation européenne. Parmi ses rares victoires, la CNIL a pu analyser le traitement effectué par Google Street View.

- Sécurité et confidentialité. La CNIL observe par exemple les failles de sécurité. L'intervenante nous rappelle qu'il y a eu des cas problématiques avec des établissements de santé ou des banques. Elle cite aussi un article du Monde (paru le jour de la conférence) qui mentionnait un outil permettant de pirater des comptes Facebook.

- Respect des droits des intéressés : droit à l'information, droit à l'opposition, droit d'accès et de rectification. Lorsque l'on s'abonne à certains outils les contrats de « Privacy » sont parfois confus. La CNIL est intervenue pour clarifier ces contrats.
 
3/ Quels défis connait actuellement la CNIL ?

La CNIL connait actuellement quatre défis :

Le défi technologique : il est difficile d'adapter la loi à un secteur aussi mouvant et riche d'innovations technologiques (biométrie, RFID, géolocalisation, profiling publicitaire…). D'autant que certains usages, uns fois adoptés par le grand public deviennent irréversibles, comme c'est le cas pour les réseaux sociaux ou le Pass Navigo. D'autres pratiques en cours d'adoption préoccupent la CNIL :
- La publicité ciblée comportementale par exemple dans les moteurs de recherche ou dans Gmail.
- La géolocalisation de véhicules, liée à des offres commerciales du type « pay as you drive ».
- L'implantation de puce RFID dans le corps, pratique qui se fait au Mexique par exemple pour rentrer dans les boites de nuit ou être traçable en cas d'enlèvement !

Les défis sécuritaires : depuis 2001 nous avons vu se multiplier les fichiers de police, le développement de la vidéosurveillance, la lecture automatique des plaques minéralogiques, l’usage de la biométrique (par exemple dans les cartes nationales d'identité). Le problème est qu'il n'y a pas un environnement juridique européen satisfaisant pour encadrer ces pratiques.

Le défi de la globalisation qui engendre de nouveaux risques :
- avec le développement de l'externalisation informatique vers des pays (Inde, Chine) ne disposant pas de législation satisfaisante,
- avec le développement du « cloud computing », qui fait que l'on ne sait pas où sont traitées les données,
- avec le développement de nouveaux services développés dans des pays ayant une législation plus souple. Google Street View a donné lieu à des plaintes de personnes en France qui n'arrivaient pas à faire flouter les visages, les façades de maison, … En outre les voiturettes qui passaient dans les rues ont collectées les informations wifi avec mots de passe, des bribes de messages, …

Il n'existe pas d'encadrement international. Nous sommes dans un système d'autorégulation.

Le défis de l'opinion publique : le grand public pratique une « informatique de confort » sans ce soucier des conséquences. D'où une certaine indifférence, une mauvaise perception, ou une ignorance des risques.
 
4/ Quels risques pour l'internaute ?

Les risques sont multiples :
- Perte de contrôle sur son patrimoine numérique.
- Possibilité d'être « tracé » et de ne pas pouvoir faire appliquer le droit à l'oubli.
- Profilage commercial, marchandisation des données.
- Divulgation ou utilisation détournée d'informations personnelles.
- Usurpation d'identité.

L'intervenante se demande si la vie privée n'est pas un espace en voie de disparition…
 
5/ Quelles sont les réponses possibles ?

Il existe des réponses possibles à différents niveaux :

Logique industrielle : développer une relation en amont avec les industriels pour concevoir des services adaptés aux droits nationaux.

Logique de prévention :
- Promouvoir la communication et le conseil.
- Multiplier le nombre de correspondant informatique et liberté, qui sont des relais d'information de la CNIL.
- Renforcer l'expertise technique et la veille prospective. La création récente d'une direction des études et de la prospective va dans ce sens.
- Affirmer la dimension internationale de la protection des données. La France est leader dans ce domaine.

L'utilisation des sanctions :
- Multiplier les contrôles : il y a eu 4000 plaintes, qui ont donné lieu à 400 mises en demeure. A ce jour il y a eu 60 sanctions essentiellement vis à vis du secteur bancaire, pour un montant total de 555 400 euros.
- Développer de nouveaux modes de contrôles.

L'avenir réside plus dans l'approche par labellisation et l'instauration de normes plutôt que dans la sanction, même si cette dernière est indispensable.
 
6/ Eléments du débat

Que faire si l'on a l'impression d'avoir été « fiché » ?
- Si l’on pense qu'une structure à qui on a demandé accès son fichier cache quelque chose, on peut demander à la CNIL d'intervenir. Cette dernière déclenchera un contrôle si elle a reçu a des plaintes concordantes.

Comment se déréférencer d'internet ?
- Il faut le faire auprès des pages qui ont publié des informations, et en parallèle auprès des moteurs de recherche pour qu'ils suppriment les informations de leur index (base de données contenant une réplique du web).

Quel rôle avez-vous dans la constitution des fichiers de police ?
- Sur les fichiers de police, la CNIL a un pouvoir consultatif. L'Autorité donne un avis préalable, même si le gouvernement peut passer outre.

Compte rendu écrit par Jérôme Bondu



Par Jerome Bondu - Publié dans : Gestion des risques - Communauté : NTIC : Nouvelles technologies
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Dimanche 3 avril 2011 7 03 /04 /Avr /2011 15:13

coredo.jpgJ'aurai le plaisir d'intervenir à la prochaine matinée "01 Sécurité" le mardi 5 avril, sur le thème de la sécurité dans les réseaux sociaux. Je laisserai de côté les aspects techniques, pour me concentrer sur les problèmes comportementaux dans et hors de l'entreprise.
Voici ci-dessous le planning de cette journée ... que l'on peut retrouver aussi sur le site 01 Net.

Le Mardi 05 Avril 2011 à Paris


8h30 – 9h00 : Accueil des participants
9h00 – 9h20 : Ouverture - Panorama 2010 des failles et des menaces
Pierre KLEIN, RSSI & Président du Cert-IST

09h20– 10h00 : Parole d’experts - Les Défis de la GRC (Gouvernance Risque et Conformité)
- Nouvelles stratégies et techniques pour la gestion des risques
- La conformité
Bénédicte Huot de Luze, Directrice scientifique de l'AMRAE (Association pour le Management des Risques et des Assurances de l’Entreprise)
Réponses pratiques
Bernard Montel, Directeur Technique, RSA division sécurité d'EMC

10h00 – 10h40 : Table Ronde, retours d’expériences - Gouvernance et évolution du métier de RSSI
- Qualités et connaissances
- Communication
- Evolution
Serge Saghroune, RSSI, Accor
Xavier Augustin, RSSI, Bouygues Telecom
Eric Grospeiller, FSSI, Ministère de la santé
Thierry Durand, Directeur Technique, NES Consulting

10h40– 11h10 Pause / Networking

11h10 – 11h30 : Parole d’expert - La sécurisation des smartphones
Laurent Paumelle , SE spécialiste securité, Juniper

11h30 – 12h10 : Table ronde - Sécurité et Cloud, une peur irrationnelle ?
- Cloud Public : les failles de l’outsourcing
- Disponibilité, confidentialité, intégrité, performance, réversibilité
Willem Peerbolte, RSSI, Arval
Zbigniew Kostur, expert SSI, La PosteLaurent Paumelle , consultant securité, Juniper
Yann Rivière, consultant sécurité, BT
Julien Orsolini, expert sécurité , RSA division sécurité d'EMC

12h10 – 12h30 Conclusion de la matinée - Politique de sécurité, l’humain et l’exécution
Philippe Rondel, Directeur Technique, CheckPoint

12h30 – 13h00 : Remise des prix RSSI
Prix du jeune RSSI
Prix Innovation
Prix coup de coeur
Grand Prix RSSI 2011

13h00 – 13h50 : Cocktail Déjeunatoire

13h50 – 14h00 : Rappel des convives / Introduction des débats

14h00 – 14h20 : Ouverture des débats
Smartphones, les paradoxes de la mise en sécurité
Pascal Lointier, Président, Clusif

14h20 – 14h40 : Parole d’expert - Sécurité des réseaux sociaux
Jérôme Bondu, Fondateur, Inter-Ligere.net

14h40 – 15h00 : Parole d’expert - Comment intégrer la sécurité dans un projet métier ?
Elisabeth Manca, consultante, HSC

15h00 - 15h05 : Tirage au sort IPAD 2
(Tirage au sort ouvert à tous les participants, carte de visite professionnelle obligatoire)

15h05 – 15h50 : Enregistrement « 01 Business » animée par Frédéric Simottel, Rédacteur en chef de 01 Informatique Business & technologies en association avec BFM Business
Retours d’expériences des trophées RSSI, détail des projets
RSSI primés + Bernard Ourghanlian, Directeur Technique, Microsoft

15h50 – 16h10 : Conclusion des débats - Consumérisation de l'informatique: impacts sur la sécurité du système d'information
Bernard Ourghanlian, Directeur Technique, Microsoft.


Inscription sur le site 01 Net.

NB : sur le même sujet voir la récente vidéo de Bruno Kerouanton.



Par Jerome Bondu - Publié dans : Gestion des risques - Communauté : NTIC : Nouvelles technologies
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Dimanche 27 mars 2011 7 27 /03 /Mars /2011 17:10

rama_yade.jpg J'ai assisté le 23 mars 2011 à la conférence de Rama Yade au Club des Vigilants sur le thème : Eviter la guerre entre générations. Voici ci-dessous quelques éléments piochés dans son discours.

Petites précautions d’usage :
- D’abord ces lignes reflètent ma compréhension des propos de Rama Yade, et en aucun cas ne peuvent lui être imputés (avec les politiques, on ne sait jamais ;-).
- Ensuite, je ne me suis pas intéressé à Rama en tant que personne, mais uniquement à son discours. Il me semble que son profil est si atypique, qu’elle cristallise un enthousiasme autant qu’une antipathie qui peuvent masquer ses propos.
- Rappelons enfin que Mme Yade est Ambassadrice de France auprès de l'UNESCO. Voir une sélection d'article du Monde. Voir son blog.

 

 

Son discours s'est articulé autour de quatre questions.

1- Pourquoi s'intéresser à la question des jeunes ?
On peut s'intéresser à la jeunesse sous de nombreux angles, notamment celui de l'intérêt national, car la jeunesse est source de richesse pour la France.
La question est prioritaire : la jeunesse française est la plus pessimiste d'Europe. Deux chiffres prouvent la profondeur du malaise.
- 23% des jeunes sont au chômage.
- 20% vivent au dessous de seuil de pauvreté.
C'est la fraction la plus souffrante de la société. Mais paradoxalement il y une absence de débat public.

2- Pourquoi les politiques ont du mal à adresser ce problème ?
Les politiques ont du mal à investir le sujet car :
- la jeunesse est un état transitoire,
- les jeunes ne votent pas, et "quand ils votent ils ne votent pas bien" !
Mais ne pas s’occuper des problèmes qu’ils rencontrent revient à amorcer une "bombe à retardement".

3- Pourquoi ce malaise des jeunes ?
Si l'on se met à la place des jeunes, on peut avoir la vision d'un horizon fermé, d'un pays sclérosé :
- Sur le plan social : le système scolaire est une « sélection par l'échec ».
- Sur le plan politique : les perspectives sont étroites, ce qui explique sans doute que 20% de la jeunesse voit le Front National comme seule alternative politique.
- Sur le plan économique : beaucoup de jeunes ne trouvent pas en France le terreau favorable pour travailler, ni pour créer leur entreprise.
- Sur le plan des idéologies : 1989 a vu la chute du mur de Berlin et l'effondrement du communisme. 2001, la chute des Twin towers, et la fin de l'idée de la possible protection des nations occidentales face au terrorisme. 2008, la chute de Lahman Brother et fin du capitalisme triomphant. Fukuyama a même évoqué une "fin de l'histoire", expression qui porte en elle une absence d’avenir.

4- Quel avenir ?
Parmi les scénarios possibles, il y a celui d'une guerre des générations. On peut imaginer une révolte des jeunes à l'image des révoltes arabes.
La meilleure manière de la faire émerger est de continuer à faire l'autruche. Il faut sortir de l'égoïsme ambiant qui fait que les plus âgés se désintéressent des plus jeunes.

Jérôme Bondu

Par Jerome Bondu - Publié dans : Gestion des risques - Communauté : NTIC : Nouvelles technologies
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