Jeudi 22 juillet 2010 4 22 /07 /2010 23:41

La concomitance de ces deux articles parus aujourd'hui 22 juillet laisse songeur :

- Les dirigeants de Viadeo coupables d’une fraude marketing ?

Extrait : "Viadeo a passé la barre des 30 millions d’utilisateurs en rachetant récemment Unyk, un carnet d’adresses intelligent. En résumé, ça ressemble à votre carnet d’adresses sur Outlook mais en mieux ! En tout cas, rien à voir avec un réseau social qui vous permet une mise en relation par tiers de confiance comme sur Linkedin, Xing, Viadeo ou ecademy. Ce rachat me semble très pertinent puisque c’est un bon moyen de faire de la pub pour Viadeo auprès de 25 millions de membres. Les 2 services sont complémentaires mais très  différents : annuaire Vs mise en relation par tiers de confiance.

Viadeo a en réalité 5 millions de membres qui se sont inscrits pour faire du networking et 25 millions de membres inscrits pour avoir un carnet d’adresses intelligent."

A lire sur Axiopole d'Olivier Zara.



- Facebook: Le grand mensonge du nombre de membres en France
Extrait : "Les chiffres sont encore plus éloquents lorsqu’on limite la recherche aux 20-59 ans, qui représentent 62.1% de la population en Ile de France. Facebook compterait parmi ses membres 7 829 640 adultes de 20-59 ans, soit 110% de la population de cette tranche d’age vivant en Ile de France."
A lire sur Jean-Nicolas Reyts



Après le temps de l’enthousiasme, un reflux est perceptible …

Par Jerome Bondu - Publié dans : Réseaux humains
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Mercredi 21 juillet 2010 3 21 /07 /2010 21:15

serda.jpgJe relaye cet appel à participation du groupe Serda, qui permettra de compléter utilement le "benchmarking des pratiques d'intelligence économique" que j'avais mené en 2001 dans le cadre de ma thèse professionnelle.

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A l'occasion de ses 20 ans, le Forum IES lance une enquête auprès des veilleurs et des décideurs afin de connaître l'évolution des pratiques de veille et d'analyse depuis 20 ans et les tendances pour l'avenir. Le Forum IES a confié la réalisation de cette enquête à serdaLAB, le laboratoire d'études, de veille et de prospective du groupe Serda.

- Si vous êtes veilleur ou professionnel de l'infodoc faisant de la veille, merci de cliquer ici.
- Si vous êtes décideur, merci de cliquer ici.
.
Un grand MERCI d'avance pour votre participation avant le 03 septembre 2010. Cela ne vous prendra que 10 minutes environ.

Les résultats de ces deux enquêtes seront livrés lors du Forum IES 2010 le jeudi 07 octobre 2010 à 17h30 lors d'une table ronde, animée par Michel Remize, rédacteur en chef d'Archimag. Des experts du domaine de la veille seront également interrogés à cette occasion. Un article paraîtra dans le numéro d'Archimag d'octobre 2010 et sur le site d'Archimag.

Pour vous remercier, vous recevrez les résultats de l'enquête gratuitement en octobre 2010 directement dans votre boite email.

Cordialement,

Virginie BOILLET
Responsable des études de marché
serdaLAB
Groupe Serda
24, rue de Milan
75 009 Paris
Tél : 01 44 53 45 00
Fax : 01 44 53 45 01

Par Jerome Bondu - Publié dans : Intelligence Economique
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Samedi 17 juillet 2010 6 17 /07 /2010 10:23

Pour information :

Dans le cadre de la création de notre cellule de veille réglementaire dans les domaines de la banque assurance, nous recherchons un(e) stagiaire pour une durée de 6 mois

Structure et lieu du stage: Altran CIS Paris Porte Maillot
Localisation géographique: Altran CIS, PARIS 17, France
Type d’employeur : Secteur privé

Profil recherché :
- Formation IE ou documentation juridique et réglementaire Bac + 5
- Anglais serait un plus

Conditions particulières d’exercice :
- Horaire de l'entreprise
- Pas de déplacement de prévu à ce jour
- Dates d'entrée : ASAP
- Durée du stage: 6 mois
- Rémunération: 1000€/mois

Contact :
LEYS Didier
didier.leys [at] altran.com

Par Jerome Bondu - Publié dans : Intelligence Economique
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Mardi 6 juillet 2010 2 06 /07 /2010 15:54

photobio-olivier-buquen_438933_M.jpg Le Cigref a invité Olivier Buquen le 2 juillet au Cercle National des Armées. Devant une salle comble, il a énoncé son programme.
Voici quelques notes personnelles.

Le délégué interministériel à l'intelligence économique a souligné le travail d'équilibriste que constitue sa mission. Il a rappelé par exemple que la mondialisation était en même temps une chance et une menace pour nos entreprises. Et que le positionnement de ses services vis à vis -par exemple- des investissements extérieurs devaient être extrêmement nuancés. Même si les investissements extérieurs sont souhaités, cela n'empêchait pas de les surveiller. Il s'agit donc pour lui de faire passer des messages avec finesse. 

Son service, composé de 12 personnes, travaille dans trois directions:
1. Une action au service de l'Etat.
2. Une action au service des acteurs économiques orienté sur l'offensif.
3. Une action orienté sur le défensif.

1- Cellule de veille de l'Etat :
« Nous sommes le cabinet de veille des plus hautes autorités de l'Etat » a souligné l'intervenant. Une partie des missions du service d'Olivier Buquen consiste donc à répondre aux questions de l'Etat. Mais, ajoute-t-il, nous pouvons aussi répondre directement à des sollicitations d'entreprises. Nous veillons simplement à ne pas créer une concurrence « déloyale »  vis à vis des cabinets privés. Nous intervenons dans un cadre très précis, quand l'intérêt supérieur du pays est en jeu, et quand il y a une entreprise étrangère dans la partie. Nous ne rentrons pas dans les problèmes franco-français.

2- Il a évoqué ensuite les actions menées à destination des entreprises, sur le registre de l'offensif et de l'influence.
Il a cité par exemple :
- l'accompagnement des grands contrats à l'international,
- le soutient à l'export des PME,
- la sensibilisation des organismes de recherche publics. Il a évoqué la rédaction d'un guide pratique à destination de ces organismes, pour sensibiliser les chercheurs aux agressions extérieurs (pillage) et pour les inviter à valoriser leurs recherches avec les entreprises françaises. Il est normal a-t-il souligné « que nous attendions un retour sur investissement de la recherche publique ! ».

Malgré les efforts entrepris de longue date en matière de sensibilisation, il a souligné que l'IE n'était pas encore assez bien connue en France. « Nous souhaitons promouvoir les formations en IE au sein de l'enseignement supérieur ». L'objectif étant que tous les diplômés de l'enseignement supérieur soient -à minima- sensibilisés avec l'IE pratique. C'est un travail de longue haleine, qui a d'ailleurs été initié par Alain Juillet.

Olivier Buquen a été plus prolixe en ce qui concerne le volet défensif. Et il s'en est expliqué. L'action offensive de son service sera d'autant plus efficace qu'il n'en fera pas la publicité. D'où cette relative discrétion sur tout ce qui a trait à l'influence. « Je ne vais pas insister sur l'offensif car cela se fait de manière discrète. Mais par contre, j'ai vocation à communiquer sur le défensif. »

3- Des actions défensives
Il s'est fixé pour objectif :
- D'élaborer une grille d'auto-évaluation du niveau de protection des  entreprises. Cette grille se veut un outil de sensibilisation à destination du chef d'entreprise.
- De renforcer la protection des informations stratégiques. Il a souligné que certaines dispositions fragilisent nos entreprises, comme le dépôt obligatoire des comptes aux greffes du tribunal de commerce. Cette disposition constitue clairement une distorsion de concurrence, mais il a évoqué la difficulté à faire évoluer les choses dans ce domaine.


Durant le débat, il a abordé d'autres points :

Sur les limites de son action :
Selon lui, l'Etat doit se concentrer sur des missions pour lesquels il est légitime. « Il ne faut pas tout attendre de l'Etat » Et cela vaut pour son service. Il ne pourra donc pas s'investir partout, et notamment pour des questions de restriction budgétaire.  « Mon équipe et moi-même sommes payés par vos impôts ! » a-t-il rappelé. Au cours des nombreux entretiens qu'il a mené depuis sa nomination, il a aussi acquis la conviction que beaucoup de grandes entreprises ont de très bonnes pratiques en matière d'IE, et qu'elles n'ont pas forcément besoin de l'aide de l'Etat.

Sur les rapports avec la Chine :
Olivier Buquen a souligné la difficulté d'avoir une position tranchée sur les rapports avec la Chine;  Et même de la position un peu schizophrènique d'un pays comme le notre, qui a besoin de pays aux fortes capacités de financement, et dont on sait qu'ils peuvent être de féroces prédateurs. Face à ces types de pays, il ne faut ni diaboliser les comportements, ni être naïf. Néanmoins les solutions semblent être étroites. « Tous les chefs d'entreprises ont bien conscience que le commerce avec la Chine est un équilibre instable. On a le choix de mourir à court terme faute d'oxygène. Ou de mourir à long  terme pour cause de concurrence. »   
Il a relaté l'anecdote suivante, significative de la faible marge de manœuvre des patrons français: Un chef d'entreprise français lui a dit qu'il savait pertinemment que le dirigeant de sa filiale chinoise était un membre important des services d'espionnage chinois ! Il a dit qu'il ne pouvait faire autrement, qu'il n'avait trouvé personne d'autre, et que cette personne était la seule à avoir toutes les compétences requises. La seule chose qu'il pouvait faire était d'intégrer cela dans son organisation.
Autre exemple qui exprime bien l'ambivalence des relations avec la Chine : Les Chinois sont le premier contingent d'étudiants étranger en France. Cela contribue au rayonnement de notre pays. Mais cela est aussi une menace, car certains peuvent être (pour reprendre une expression de Claude Rochet) comme le buvard qui aspire tout ce qu'il touche.

Sur les médias sociaux :
Les dangers peuvent venir de partout, et par exemple des réseaux sociaux. Olivier Buquen a insisté sur le fait qu'il n'y a pas que les jeunes qui prennent des risques en publiant trop ouvertement. Un patron du CAC 40 a raconté qu'il a du se séparer d'un très proche collaborateur, parce que tous les soirs il racontait sa journée de travail sur sa page Facebook !

Il a conclu par une main tendue. Il a invité les entreprises à travailler avec son équipe à la diffusion de  l'IE. « Travaillons ensemble, je ne suis pas un magicien qui va vous apporter toutes les solutions à tous vos problèmes ». Le message est clair : ensemble, soyons plus fort.


Mon analyse :
C'est la première fois que je l'entendais pour une présentation aussi complète. Ses interventions précédentes étaient plus rapides.
J'ai apprécié son discours franc, posé et nuancé. Bon connaisseur du monde de l'entreprise, il a rappelé à de nombreuses reprises qu'il venait du privé.
J'avais eu des retours mitigés sur le fait qu'il axe son discours quasiment uniquement sur le défensif, mais je pense qu'il a bien expliqué les raisons de ce positionnement.
Sa proposition de travailler ensemble est intéressante. La communauté de l'IE regorge de bonnes volontés  et d'initiatives qu'il serait bon de fédérer. Et comme tous les community manager le diront, les communautés sont des réseaux humains qui reposent sur la confiance.

Jérôme Bondu

- Lire l'article du Monde Informatique, ou de CIO On Line.
- Le Cigref a communiqué sur le lancement d'un cycle de spécialisation "Sécurité Numérique" co-organisé avec l'INHESJ.



Par Jerome Bondu - Publié dans : Intelligence Economique
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Samedi 3 juillet 2010 6 03 /07 /2010 19:32

Je suis récemment tombé sur un blog (FranceWebGlobal) qui a repris un de mes billets sans citer la source. Face à ce type de "petit" larcin, la plupart des bloggeurs passent outre.
Mais il y a de plus gros vols qui demandent, eux, une réaction. Olivier Zara en a fait l’expérience récemment, et son aventure est riche d’enseignements. Voici l’histoire en quatre actes :

1-La victime
Olivier Zara est un expert reconnu du « personal branding ». Il se trouve que je le connais depuis près de 10 ans. C’est un producteur d’idées prolifique. Il anime trois blogs*, et est auteur de quatre ouvrages. C’est quelqu’un qui partage, et qui a fait sienne la devise 1+1=3. Il allie le savoir, le savoir être et le savoir faire.

2-Les faits
Olivier a acheté les noms de domaine  olivier-zara.com et olivierzara.com . Mais quel n’a pas été sa surprise de voir que les noms de domaine zara-olivier.com, zaraolivier.com, zara-olivier.net et zaraolivier.net  avaient aussi été achetés !! Qui plus est par un autre consultant du « personal branding » : Fadhila Brahimi.

Olivier a bien présenté l’affaire dans son billet "Faire face aux délinquants numériques", et appui son propos avec de nombreuses captures d’écran

3-Le dénouement
La pirate a été pris la main dans le sac. Elle ne pouvait nier, la preuve était là (au passage quelle naïveté, quand on sait que les informations sur les acquéreurs de nom de domaine sont publiques).
Olivier, que j’ai contacté pour l’occasion, m’a dit qu’il avait récupéré ces (ou plutôt « Ses ») noms de domaine, mais qu’il n’avait pas reçu le moindre mot d’excuse …

4-L’analyse
Au premier abord, il y a un incontestable effet comique : cette affaire atteint le sommet du ridicule. L'expert en identité numérique Fadhila Brahimi qui commet cette bourde insensée. On pourrait presque en rire, et penser que c’est une bonne blague de potache.

Le problème, c’est que ce n’en est pas une. Si même les thuriféraires des bonnes pratiques se mettent à franchir la ligne jaune, où allons-nous ? Olivier a réagi en expert du domaine, avec beaucoup de « fair play » et de recul. Et le ton de son billet est très neutre. Mais comment peuvent réagir des personnes moins affutées que lui ?

Si Internet devient une jungle, où il faudrait surveiller que son profil dans les réseaux sociaux n’est pas piraté, que le contenu de son blog n’est pas pompé, que ses noms de domaines ne sont pas achetés, … quel plaisir y prendrions nous ? Cela ne peut que renforcer le discours de ceux qui (souvent par méconnaissance) présentent le web comme un lieu sans foi ni loi. Malheureusement ce type d’acte leur donne raison.

La génération précédente a eu son évasion intellectuelle avec mai 68. Nous, nous avons internet. Peu ou prou, je pense que nous projetons les mêmes rêves de « vie meilleure » que nos ainés sur le réseau des réseaux. Nous y recherchons les mêmes utopies (gratuité, partage, libération, ouverture, …).
S’il est certain que nous serons tôt ou tard en parti désillusionnés, cela fait quand même mal de s’apercevoir que le ver est dans le fruit, et qu’il se loge au cœur même de ceux dont on aurait pu croire qu’ils soient les défenseurs d’une certaine éthique. Quelle déception !

Il faut espérer que la blogosphère, et les réseaux humains qui la compose, produise les anticorps nécessaire. C’est en tout cas le sens que je donne à ce billet, en communiquant sur une affaire dont on aurait tous préféré qu’elle n’arrivât pas.

Jérôme Bondu

NB : Fadhila, je ne doute pas que vous tombiez sur ce billet. N'hésitez pas à réagir. Mes colonnes vous sont ouvertes pour toutes explications.

*Les blogs d’Olivier Zara :
- Un blog personnel sans ligne éditoriale précise. 
- Un sur la e-reputation.
- Un sur l’intelligence collective.


Par Jerome Bondu - Publié dans : E-reputation
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